Le géant pétrolier français a envoyé six représentants à Dubaï, et au moins 189 porte-voix d’organisations patronales dont la multinationale est membre œuvrent en coulisses. Les autres grandes majors du pétrole comptent au minimum une soixantaine d’émissaires accrédités.
En déplacement pour deux jours à Dubaï, le chef de l’État compte parmi sa délégation officielle les PDG de grands groupes aux activités néfastes pour le climat, comme le pollueur plastique Danone ou la banque JPMorgan, championne mondiale du financement des énergies fossiles.
La 28e Conférence internationale pour le climat se tient jusqu’au 12 décembre à Dubaï. Alors que le réchauffement planétaire s’accélère, la COP28 devra s’accorder sur la sortie des énergies fossiles et sur les financements pour réparer les dommages climatiques subis par les pays du Sud.
La 28e Conférence des parties sur le climat, la COP28, sous l’égide des Nations unies, s’ouvre à Dubaï. Elle est présidée par le patron émirati d’une grande compagnie pétrolière. À quoi sert la COP ? Comment agir maintenant pour le climat ? Débat dans « À l’air libre », l’émission en accès libre de Mediapart.
Le programme de l’ONU pour l’environnement a publié son rapport annuel à quelques jours de la COP28. Pour Laurence Tubiana, négociatrice en chef de l’accord de Paris en 2015, cela montre la nécessité d’obtenir un « accord ambitieux » lors de la COP28.
Les Nations unies ont publié ce mardi une synthèse des feuilles de route climat de près de 200 États. Le résultat est sans appel : s’ils sont appliqués, ces plans d’action nous mèneront vers un réchauffement compris entre 2,1 et 2,8 °C à la fin du siècle. Soit une catastrophe mondiale.
Maisons dévastées par la crue, mobilier de jardin enseveli sous la boue, ferme bovine cernée par les eaux. Mais aussi rondes solidaires et accueil de familles sinistrées. Les inondations dans le nord du pays bouleversent les vies.
Alors que débutera fin novembre le prochain sommet international sur le climat, ces douze derniers mois ont été les plus chauds jamais enregistrés sur Terre. Une cascade d’études scientifiques pointent les signes d’une accélération des impacts du chaos climatique dans le monde entier.
Les assurances sont les premiers acteurs financiers à se trouver confrontés aux conséquences du dérèglement climatique. La fréquence et l’intensité des catastrophes naturelles bouleversent tous leurs modèles financiers et ébranlent leur solvabilité. Face à ce défi, le secteur n’a pour réponse à ce stade que de vieilles recettes.
Le milliardaire a modifié en avril l’immatriculation de son avion privé pour disparaître des radars des réseaux sociaux qui suivaient ses trajets. Le collectif Mémoire vive a retrouvé son aéronef, désormais enregistré en Autriche. Depuis six mois, le Breton continue en catimini d’émettre des quantités énormes de CO2.
À l’heure de la planification écologique, le ministère de la transition écologique s’apprête à autoriser un nouveau transporteur aérien à effectuer des vols intérieurs déjà couverts par d’autres opérateurs. Pis, cette compagnie bretonne est financée à 60 % par des aides publiques.
À rebours de plusieurs élus de son mouvement, le premier secrétaire du Parti socialiste dénonce « un projet écologiquement contesté et contestable, et socialement injuste ».
Climatologues de renommée mondiale, Jean Jouzel, Yamina Saheb et Wolfgang Cramer sonnent l’alarme dans « À l’air libre » : la planète se réchauffe très vite et consomme toujours plus d’énergies fossiles. Sans que les politiques ne prennent la mesure du changement.
L’autoroute A69, entre Toulouse et Castres, suscite une opposition croissante. La paléoclimatologue respectée, membre du Haut Conseil pour le climat, explique pour la première fois pourquoi elle demande au gouvernement de renoncer à ce projet.
Le Néerlandais Wopke Hoekstra a été validé jeudi au Parlement européen pour devenir le nouveau commissaire au climat, malgré son passé chez Shell et McKinsey. La gauche française a voté contre. Le groupe des Verts européens s’est fortement divisé.
En juillet, l’Ademe a accordé 5 millions d’euros au pétrolier pour un projet de récupération de chaleur de la plus grande raffinerie du pays, près du Havre. Édouard Philippe, maire de la ville normande et proche du président d’alors de l’agence, a appuyé le dossier auprès de l’organisme public.