Après moult mises en demeure et amendes administratives et plus de deux ans après les premières révélations du Poulpe, le parquet de Rouen a ouvert une enquête sur les conditions de la dépollution de l’ancienne raffinerie Petroplus de Petit-Couronne, dans la banlieue rouennaise.
À Metz et en Rhône-Alpes, des concentrations de polluants éternels au-dessus des normes continuent d’être mesurées malgré les alertes. Les collectivités sont à la peine dans leur lutte contre une pollution chimique endémique.
Selon une enquête de notre partenaire Mediacités et de France 3 Rhône-Alpes, le géant japonais de la chimie a rejeté dans l’air des concentrations de PFAS jusqu’à 1 800 fois supérieures à la réglementation.
Les Écologistes sont engagés pour faire appliquer le principe de pollueur-payeur. Tandis que Lyon et Grenoble ont lancé des actions en justice, une proposition de loi pour interdire les PFAS doit être examinée jeudi 4 avril à l’Assemblée nationale.
À la veille d’une proposition de loi visant à interdire ces substances chimiques toxiques, Les Écologistes publient une étude confirmant l’omniprésence des PFAS dans l’eau de consommation courante. Mediapart l’a consultée en avant-première.
Une association de défense des rivières a perdu des subventions et son siège dans plusieurs instances consultatives sur l’eau en raison de sa participation supposée à l’organisation de la manifestation de Sainte-Soline. La préfecture assume.
La coupe des arbres du bois de la Crémade, point de fixation de la lutte contre l’autoroute A69, est susceptible de poser des questions de légalité, selon les constatations de l’Office français de la biodiversité (OFB). La préfecture du Tarn y avait pourtant autorisé les travaux de l’autoroute.
Les annexes du contrat de concession, jusqu’à présent protégées par le secret des affaires, ont été communiquées à la commission d’enquête parlementaire. Le gouvernement persiste à garder secrets les documents préparatoires du Plan de relance autoroutier réclamés par l’écologiste Raymond Avrillier.
La Fédération internationale pour les droits humains a déposé jeudi une réclamation collective auprès du Comité européen des droits sociaux pour exiger de la France un accès urgent à l’eau potable en Guadeloupe et des réparations pour l’empoisonnement des Antilles à ce pesticide.
Alors que les arbres tombent à Toulouse, pourquoi la transplantation n’est-elle pas plus souvent envisagée ? Systématisée dans certains pays, cette méthode n’est que peu pratiquée en France. La délicatesse de l’opération et son coût ne sont pas les seuls freins.
Pour autoriser le défrichement du bois de la Crémade, sur le tracé de l’A69, l’État s’assoit sur ses propres règles. Sur place la tension est à son comble. Le rapporteur de l’ONU demande au gouvernement de laisser les activistes accéder à la nourriture et à l’eau.
Les gendarmes de l’environnement ont enquêté sur la présence de déchets irréguliers dans les galeries de Stocamine. Malgré les premières auditions de témoins évoquant des éléments radioactifs, le parquet de Strasbourg a décidé de classer l’affaire pour prescription en octobre 2023.
Le rapporteur spécial des Nations unies sur les défenseurs de l’environnement s’est rendu jeudi sur un site occupé par les militants opposés au chantier de l’A69, dans le Tarn, où rien n’a été fait pour dissimuler la brutalité de la répression en cours.
La cour administrative d’appel de Bordeaux a rejeté le renouvellement des concessions minières Élysée et Montagne d’or de la compagnie homonyme, contesté par l’État et des organisations environnementales. Le mégaprojet de mine industrielle est sans doute enterré.
Un ancien candidat du parti politique du président de la région Normandie Hervé Morin a lancé un ambitieux projet d’élevage en batterie pour devenir le premier fournisseur de homards normands d’Europe. L’aide d’un demi-million d’euros de la région interroge, comme la pérennité économique et écologique du projet.
Contre le projet autoroutier entre Toulouse et Castres, une nouvelle bataille juridique s’ouvre au sujet des zones humides. Le projet ne respecte pas les obligations légales de protection de la biodiversité, selon les opposants.