Porté par le camp présidentiel, ce projet de loi traduit une fois de plus une volonté politique de restreindre les consultations et débats citoyens sur l’impact environnemental des projets industriels, en amont de leur implantation.
Le golfe de Beauduc connaît un développement fulgurant des herbiers sous-marins où foisonne la faune depuis que le parc naturel de Camargue et les petits pêcheurs locaux agissent conjointement pour le protéger.
Le gouvernement a décidé de limiter le déploiement des zones à faibles émissions mobilité, pourtant présentées comme un « dispositif clef » pour réduire les émissions générées par les véhicules. Seules cinq agglomérations sont désormais concernées.
La plus grosse porcherie de France a été condamnée jeudi 29 juin par le tribunal de Brest pour avoir déversé des milliers de litres de lisier dans une rivière de la côte bretonne. À l’amende s’ajoute notamment l’interdiction de demander des aides publiques pendant un an.
Les membres de la commission environnement ont majoritairement rejeté mardi 28 juin le règlement sur la restauration de la nature, pierre angulaire de l’Europe en faveur de la biodiversité. Ce vote alerte sur le recul de l’écologie à Bruxelles, sous la pression de la droite et de l’extrême droite.
L’industriel français a contaminé l’eau potable de milliers de personnes et fait d’innombrables victimes. Un lanceur d’alerte dénonce ses mensonges et ses stratégies pour échapper à de nouvelles indemnisations. Dans le New Hampshire, les juges conservateurs ont jusqu’ici laissé faire.
Une proposition de loi examinée mercredi 21 juin à l’Assemblée nationale affaiblit les objectifs de « zéro artificialisation nette », pourtant votée dans la loi « climat et résilience ». Le lobby des collectivités locales tente depuis deux ans de torpiller ces mesures.
Les opposants à l’autoroute Toulouse-Castres ont déposé lundi un recours juridique pour obtenir l’annulation de ce projet qu’ils jugent illégal. Ils demandent la suspension des travaux en attendant le jugement. Le mouvement annonce qu’il va aussi poursuivre la lutte sur le terrain.
Interdite par la préfecture mais maintenue, la manifestation contre la ligne Lyon-Turin, contestée depuis des années, a rassemblé près de 4 000 personnes dans la vallée de la Maurienne. Il n’y a pas eu de gros heurts samedi.
Le projet de tunnel ferroviaire à travers les Alpes impacte des zones de protection de sources d’eau potable, d’après des informations de Mediapart. Il est pourtant interdit, dans ces périmètres, de creuser ou d’utiliser des explosifs. « C’est illégal », clament les opposants, tandis que le gouvernement et le constructeur assurent respecter la loi.
Pierre angulaire de la stratégie européenne en faveur de la biodiversité, le règlement sur la restauration de la nature est rejeté en bloc par la droite et l’extrême droite. Une opposition véhémente face à un texte pourtant en dessous de l’urgence environnementale.
Malgré les procédures judiciaires et les intimidations, notre partenaire Le Poulpe poursuit son travail d’enquête à propos de l’entreprise Valgo, spécialiste de la dépollution, au sujet de la réhabilitation de l’ex-raffinerie Petroplus. Au menu, les mauvais résultats d’un contrôle inopiné.
Plusieurs arrêtés préfectoraux, pris entre 1976 et 2019, autorisent des usines chimiques à rejeter leurs eaux polluées dans la Romanche. Pourtant, c’est interdit car l’eau potable de la métropole de Grenoble y est puisée. La justice a ouvert une enquête préliminaire.
Mediapart a décompté 190 représentants des industriels, accrédités pour suivre les discussions organisées à Paris pour établir un traité international sur la pollution plastique. Ils veillent notamment aux intérêts de TotalEnergies ou Coca-Cola, le plus gros pollueur plastique au monde.
Lundi 22 mai, Jade Lindgaard était l’invitée de « Abonnez-vous ». Journaliste du pôle écologie de Mediapart, elle couvre les injustices environnementales, les pollutions industrielles, l’écologie urbaine et également le nucléaire.
Dans les Landes, des sylviculteurs sont déjà en train de replanter des monocultures de pins maritimes. Pourtant, les appels à repenser cette pratique se multiplient face à l’augmentation du risque de feux de forêts en France.