Une ferme occupée depuis la veille sur le tracé du projet d’autoroute entre Castres et Toulouse a été évacuée sous une pluie de lacrymogènes dimanche 22 octobre. « Je vais être très simple, très clair, très ferme : il ne peut pas y avoir de ZAD », a martelé le ministre des transports, Clément Beaune.
La mobilisation « Ramdam sur le macadam » a rassemblé une dizaine de milliers de personnes à côté de Castres contre le projet d’autoroute A69 samedi. Six cortèges ont défilé, chacun avec sa méthode, face à un très fort déploiement policier.
Pourquoi le gouvernement s’entête-t-il à construire l’autoroute Castres-Toulouse malgré une opposition grandissante ? À la veille d’un week-end de mobilisation nationale, Mediapart s’est plongé dans cette histoire qui mêle lobbying patronal et ambitions politiques.
L’association Alsace Nature avait négocié avec le ministère de la transition écologique la réalisation d’une expertise sur la faisabilité d’une extraction des déchets de la mine. Mais l’État a refusé les géologues proposés par l’association.
Le groupe Séché est entré au capital de Stocamine au printemps 2002. Pendant l’été qui a suivi, Séché a apporté 400 tonnes de déchets interdits dans les galeries, qui ont causé un incendie en septembre 2002 et la fin de l’activité du site. Séché a ensuite quitté l’actionnariat de Stocamine et n’a jamais été inquiété.
Le ministre de la transition écologique, Christophe Béchu, a présenté mardi 19 septembre à des élus alsaciens un plan de prévention face au risque de pollution de la nappe phréatique par les déchets toxiques enfouis dans l’ancienne mine. Notre partenaire Rue89 Strasbourg en a obtenu une version.
À la frontière alsacienne, de l’autre côté du Rhin, des associations, élus et autorités locales demandent le retrait des déchets toxiques des galeries souterraines de Stocamine où ils sont entreposés, risquant de polluer la nappe phréatique. L’État français vient de décider exactement l’inverse.
Huit personnes sont entrées en grève de la faim ces dernières semaines pour demander la suspension des travaux de l’A69 dans l’attente d’un jugement sur le fond. Un mode d’action radical qui renvoie les politiques, au plan national comme local, à leurs responsabilités dans ce dossier.
Comment vivent les habitants qui résident près d’un site pétrochimique ? En cette rentrée, deux ouvrages proposent de se pencher sur ces formes de vie souvent invisibilisées qui ont beaucoup à nous apprendre des stratégies de résistance qu’elles ont su déployer.
Une zone boisée de cent hectares a été rasée en quelques jours à peine dans la capitale russe et transformée en décharge. Elle faisait partie de l’ensemble exceptionnel de Kolomenskoïe, l’un des emblèmes de la ville. La municipalité oppose le secret défense à l’opération.
Il y a soixante-dix ans prenait fin le conflit fratricide entre les deux Corées. De chaque côté de la ligne de démarcation, les armées ont reculé de plusieurs kilomètres pour laisser la place à un no man’s land : la zone démilitarisée (DMZ). Sept décennies d’absence humaine ont transformé ce vestige de la guerre froide en une gigantesque réserve naturelle.
Cet été, le gouvernement japonais a annoncé le démarrage imminent du rejet des eaux de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima dans le Pacifique après filtration. Un projet controversé puisqu’aucun expert n’est capable d’estimer les ravages sur la faune et la flore. Les autorités nippones accélèrent le calendrier, faisant fi des inquiétudes de l’industrie de la pêche.
Depuis plus de 40 ans, près d’un million et demi de tonnes de résidus radioactifs sont stockées sur le site de l’ancienne mine d’uranium des Bois noirs, à cheval entre les départements de l’Allier et de la Loire, avec pour seule protection le couvert d’une lame d’eau de quelques mètres de profondeur. À l’heure du dérèglement climatique, des aménagements majeurs s’imposent.
L’herbier de posidonie, essentiel à l’écosystème de la Méditerranée et puissant capteur de CO2, se dégrade sous l’effet des ancres des bateaux de plaisance. À Porquerolles, un système de mouillage sur bouées doit être mis en place à l’été 2024. Non sans provoquer des tensions.
Sur les rives nord de la Méditerranée, la révolte gronde face à l’explosion des croisières touristiques. Une nouvelle coalition européenne d’habitants bouscule les armateurs, accusés de polluer vingt fois plus que le trafic automobile.
Des négociations internationales sont en cours pour réguler l’exploitation minière des grands fonds marins, théoriquement possible depuis le 9 juillet. Face aux alarmes des scientifiques, une coalition d’États grossit pour empêcher cette nouvelle activité industrielle dangereuse pour les océans, déjà très fragiles.