L’eau potable de près de 10 millions de Français est touchée par une pollution radioactive en provenance des centrales nucléaires. Si la présence de tritium est considérée sans risque par les autorités, son impact est sous-évalué selon des scientifiques. Mediapart publie une carte inédite et des analyses d’urine.
Des quantités phénoménales de TFA, un « polluant éternel » très mobile, de la famille des PFAS, ont été mesurées dans les effluents d’une usine de BASF, à Saint-Aubin-lès-Elbeuf, au sud de Rouen. Des « traces » de cette substance ont été retrouvées dans le captage d’eau potable à proximité.
« Maintenant, ce sont eux les opposants ! », estime une militante écologiste. Le tribunal administratif de Toulouse a examiné lundi les recours demandant la fin du chantier. La rapporteuse publique a contesté la « raison impérative d’intérêt public majeur » ayant permis de démarrer les travaux.
En clôture du congrès de l’Association des maires de France, où le premier ministre était attendu par un auditoire échaudé par les coupes budgétaires qui frappent les communes, celui-ci a offert en cadeau le détricotage de la loi sur le « zéro artificialisation nette ».
Près du Havre, un incinérateur de déchets industriels, exploité par une filiale de Veolia, ne respecte pas les valeurs limites de rejet de substances toxiques pour l’homme et l’environnement. La situation perdure depuis de longs mois sans que des mesures soient prises.
En Océanie, les luttes écologiques sont marquées par l’urgence de la montée des eaux et les blessures des essais nucléaires. Pour la chercheuse Anaïs Maurer, les combats des peuples du Pacifique passent par une remise en cause du scientisme lié à l’ordre colonial et par l'invention d'un nouveau rapport à la terre.
La COP16, qui s’est achevée ce week-end en Colombie sur un échec, a néanmoins abouti à la création d’une nouvelle instance de représentation des peuples autochtones. Le modèle dominant de « conservation de la nature » à l’ONU menace pourtant frontalement toujours ces communautés.
Après deux semaines de négociations, la COP16 doit se clore ce week-end à Cali, en Colombie. Malgré un accord historique adopté en 2022, le bilan est peu réjouissant pour les associations, car tous les pays sont loin de respecter leurs objectifs nationaux de protection de la biodiversité.
Une décennie après la mort de Rémi Fraisse, tué par les gendarmes sur la ZAD contre le barrage de Sivens, les mobilisations pour la défense de l’eau ont pris beaucoup d’ampleur. Par son universalité, la cause de l’eau est un réservoir inépuisable de radicalité.
La sixième extinction de masse est engagée, et nous ne savons pas en déchiffrer les signes, illettrés que nous sommes face à des écosystèmes que nous ne savons plus nommer.
La COP biodiversité s’ouvre lundi 21 octobre à Cali, en Colombie. Ce rendez-vous sera l’occasion pour les 196 pays engagés de déterminer les moyens concrets de freiner l’érosion vertigineuse des espèces végétales et animales au niveau mondial.
L’association Générations futures révèle qu’un grand nombre de molécules issues de la transformation des pesticides dans les écosystèmes est totalement ignoré des autorités sanitaires. Des substances potentiellement dangereuses.
Dans la vallée de Beynac, un projet de déviation routière datant d’une trentaine d’années, annulé par le Conseil d’État, a été redéposé sous une bannière supposément verdie. Cet aménagement est contesté par les associations locales.
À 30 kilomètres au sud de Rouen, la multinationale exploite le sable de manière intensive depuis près de 30 ans. Une entreprise si lucrative tant pour le géant du béton que pour les collectivités que les voix des riverains restent inaudibles.
Depuis le 15 septembre, des incendies ont ravagé 120 000 hectares de forêt dans le pays et tué sept personnes. Des experts dénoncent la monoculture d’eucalyptus, un arbre très inflammable vendu comme matière première à l’industrie papetière, poids lourd de l’économie portugaise.
La municipalité de Montrouge a démarré la rentrée par les travaux d’un parc en centre-ville. Ce conflit local d’aménagement soulève des enjeux de démocratie locale et de protection de la biodiversité en ville. Un projet à la nécessité contestée, qui provoque l’émoi des riverains.