Créé fin 2023 pour renforcer la protection des victimes, ce pôle spécialisé dans les violences conjugales et incestueuses comprend une équipe de six juristes qui ont pour objectif de permettre une « meilleure circulation de l’information » entre les juges. Mediapart a suivi le travail de l’une d’elles.
Après plus de deux mois de débats, les avocats de Gisèle Pelicot ont présenté leurs plaidoiries mercredi. Ils ont notamment regretté qu’il n’existe pas en France de qualification de « viol de masse ». Mais espèrent que l’issue de ce procès servira à changer la société.
Après ses enfants lundi et son ex-femme mardi matin, Dominique Pelicot, principal accusé du procès des viols de Mazan, a eu longuement la parole mardi après-midi. Des bribes d’explication, plus ou moins précises, mais finalement encore beaucoup de zones d’ombre.
Les deux fils et la fille de Dominique et Gisèle Pelicot ont été entendus par le tribunal alors que les débats approchent de leur fin. Tous trois ont raconté la découverte de l’horreur en 2020, et le cauchemar qui se poursuit encore aujourd’hui.
Plusieurs femmes, dont l’une a déposé plainte en 2022, accusent l’ancien cadre dirigeant d’une entité de l’entreprise Orange. Le procès se tiendra en octobre 2025. Plus largement, la gestion de cette affaire par le groupe français est mise en cause.
Le psychiatre Laurent Layet a expertisé près de la moitié des accusés du procès Mazan, dont Dominique Pelicot. Dans un entretien à Mediapart, il évoque les « facteurs de risque » qui peuvent faire passer de victime à auteur de violence, alors qu’un quart des mis en cause disent avoir subi des abus dans leur enfance.
Les interrogatoires des accusés sont presque terminés au procès des viols de Mazan jugeant 51 hommes pour des viols, sous soumission chimique, de Gisèle Pelicot. Entre sexisme, déni et victimisation, leurs propos sont souvent exaspérants. Mais tellement révélateurs.
La démission de l’ancien cofondateur de Podemos accusé de violences sexuelles fragilise les gauches espagnoles au pouvoir. Elle suscite aussi un débat ardu chez les féministes sur l’anonymat des témoignages à l’origine de l’affaire.
Sept nouveaux cas d’accusés ont été examinés cette semaine par la cour criminelle du Vaucluse qui juge les viols répétés subis par Gisèle Pelicot, sous soumission chimique. À la barre, l’absence de considération pour elle, voire pour les femmes en général, est frappant.
Au sein de l’Église, du Planning familial, d’Emmaüs, des victimes ont pris la parole au sujet de violences sexuelles commises par des hommes décédés comme l’abbé Pierre… Comment enquêter et penser une réparation en dehors de la justice qui ne peut plus agir ?
Le procès des viols de Mazan est un choc. Pourquoi ? Que dit-il de l’acceptation des violences sexuelles par notre société ? Comment mieux juger, mieux protéger les victimes ? Dix avocates, dont ces affaires sont le quotidien, discutent et débattent alors que ce procès historique continue de se tenir.
Pour avoir relayé des témoignages de violences sexistes et sexuelles qui auraient été commises par des imams connus sur les réseaux sociaux, Amin et Loubna ont été la cible d’une cabale numérique. Nous vous racontons leur histoire.
Après quinze ans de combat judiciaire, un non-lieu puis une relaxe en première instance, trois hommes ont finalement été reconnus victimes d’agressions sexuelles de la part de leur ex-chef scout, commandant de police, Jean-Christophe M., par la cour d’appel de Poitiers.
En décembre 2023, l’athlète française Solène Mazingue dénonce un viol dont elle aurait été victime de la part d’un athlète américain. Ni ses entraîneurs ni les fédérations concernées n’ont réagi. Incapable de remonter sur des patins, elle a déposé plainte en avril.
OMD, un réseau d’agences de médias du géant états-unien de la publicité Omnicom, a été reconnu coupable par le conseil des prud’hommes de ne pas avoir enquêté et soutenu une salariée ayant déposé plainte pour agressions sexuelles et viol visant deux employés.
Deux plaintes ont été déposées en 2021 contre le chef de chœur de l’Église luthérienne malgache de Strasbourg. Trois ans après, les deux femmes dénoncent la passivité de l’institution et l’immobilisme du service de police chargé de l’enquête.