Au second jour du procès du réalisateur, la procureure a requis sa condamnation à une peine de cinq ans dont deux ans ferme pour agressions sexuelles sur mineure, pour que la justice soit un outil de « lutte contre le silence » face aux violences sexuelles sur les enfants.
Au premier jour, lundi, du procès du réalisateur pour agressions sexuelles sur mineure sur la comédienne, cette dernière a expliqué parler « pour briser la solitude des enfants » victimes de pédocriminels. Lui a continué de nier les faits.
Le procès du réalisateur Christophe Ruggia pour agressions sexuelles sur mineure s’ouvre lundi 9 décembre. Il sera confronté à une plaignante, Adèle Haenel, dont le témoignage a provoqué une onde de choc en France. C’était il y a cinq ans, dans Mediapart.
Nouvelle semaine de plaidoiries de la défense au procès de Dominique Pelicot et de cinquante autres hommes accusés de viol aggravé sur Gisèle Pelicot. Des avocats s’en sont pris vertement aux « sirènes féministes » et à leur « vindicte », accusées de parasiter les débats.
Une ancienne syndicaliste a porté plainte pour harcèlement sexuel et agression sexuelle contre un ex-camarade, pour des faits datant de 2019 à 2021. Le Défenseur des droits considère que le harcèlement est établi. Mais ni le syndicat ni l’entreprise n’ont sanctionné leur auteur.
Lors de leurs plaidoiries, certains avocats des coaccusés de Dominique Pelicot ne retiennent pas leurs coups contre « le loup » ou « l’ogre » de Mazan, dont « l’œuvre criminelle est déjà inscrite au panthéon du mal ». Une façon de « se dédouaner », s’agace son avocate.
Le Syndicat de la magistrature a adressé un questionnaire à l’ensemble des juges et parquetiers de France et reçu plus de 500 témoignages. Les conclusions, dont Mediapart a eu connaissance, mettent au jour un « sexisme systémique » et « l’inertie collective » face à cette problématique.
Cinq ans après nos révélations, le procès aura lieu les 9 et 10 décembre à Paris. Mediapart a consulté l’ordonnance de renvoi devant le tribunal. Christophe Ruggia conteste les faits dénoncés.
Invitée de « À l’air libre », l’actrice Sara Forestier revient sur son témoignage devant la commission d’enquête relative aux violences dans le cinéma. Elle s’exprime pour la première fois sur sa plainte déposée en 2023 contre Nicolas Duvauchelle, qu’elle accuse de l’avoir giflée sur un tournage.
Après les réquisitions et la plaidoirie, sobre, de l’avocate de Dominique Pelicot, les défenseurs de quatre des cinquante autres accusés ont plaidé tour à tour mercredi et jeudi. Entre procès du procès, procès de la société, comparaisons douteuses et charge maximale de Dominique Pelicot.
Après les réquisitions, les plaidoiries des avocats de la défense ont débuté devant la cour criminelle du Vaucluse, chargée de juger les hommes accusés de viols aggravés sur Gisèle Pelicot. C’est l’avocate de Dominique Pelicot qui a pris la parole en premier.
Vingt ans de réclusion criminelle ont été requis à l’encontre de Dominique Pelicot, accusé d’avoir violé et livré sa femme à des hommes alors qu’elle était soumise chimiquement et qualifié de « clef de voûte de ce dossier ». Les réquisitions vont se poursuivre au moins jusqu’à mardi soir.
Dans les affaires de violences conjugales, lorsque l’autorité parentale est confiée à la mère, le père peut, sur ordonnance du juge, bénéficier d’un droit de visite médiatisé destiné à préserver le lien parent-enfant. Sans tenir compte des plaies encore vives pour les mères.
À l’appel du collectif féministe #NousToutes, des dizaines de milliers de personnes ont défilé dans toute la France le 23 novembre pour dénoncer les violences faites aux femmes et aux minorités de genre, mais aussi le manque de moyens et les insuffisances législatives.
Payer pour assurer les « vieux jours » de son bourreau : voilà ce qui arrive à certaines victimes de violences ou d’inceste quand leurs parents vieillissent et se retrouvent en incapacité de subvenir à leurs besoins. Plusieurs d’entre elles contestent cette obligation, et la loi évolue.
Tandis que l’artiste est visé par deux plaintes pour harcèlement sexuel et agression sexuelle, deux autres jeunes hommes dénoncent auprès de Mediapart avoir reçu sans consentement des photos à caractère pornographique de sa part.