Trois femmes affirment à Mediapart avoir été agressées ou harcelées sexuellement par Gérard Depardieu en dehors des plateaux de cinéma. Aucune n’a porté plainte, mais deux ont apporté leur témoignage dans le cadre du procès de l’acteur, qui sera jugé pour agressions sexuelles les 24 et 25 mars.
Jugé pour des violences sexuelles sur 299 personnes par la cour criminelle du Morbihan, Joël Le Scouarnec a esquissé des aveux autant pour les viols que pour les agressions sexuelles. Sans jamais fermer la porte à de potentielles dénégations futures.
Le maire de La Penne-sur-Huveaune a présidé lundi 17 mars son premier conseil municipal depuis sa sortie de détention provisoire et sa mise en examen pour viols et violences aggravées. Interdit de se rendre sur le territoire de sa commune par la justice, il a obtenu une dérogation pour l’occasion.
Alors que l’avocate du réalisateur a estimé qu’il avait été condamné « sur la foi de [la] seule parole » d’Adèle Haenel, la décision du tribunal, que Mediapart a consultée, montre que de nombreux écrits et témoignages étayent les déclarations de l’actrice. Christophe Ruggia a fait appel.
Vendredi 7 mars, la cour criminelle du Morbihan a clos l’examen des onze années que le chirurgien pédocriminel a passées dans cet établissement d’Indre-et-Loire, au début de sa carrière. Ses anciens collègues ont affirmé n’avoir rien soupçonné, ni repéré « aucun signal ».
L’homme âgé de 56 ans a écopé de neuf ans de prison après deux jours de procès au tribunal correctionnel de Mulhouse, pour des faits commis entre 2003 et 2022. Une première alerte avait été lancée en 2007. Mais il a fallu attendre 2023 pour qu’il soit arrêté.
Les auditions des parties civiles ont débuté, jeudi 6 mars, au procès de l’ancien chirurgien, qui a avoué trois viols qu’il contestait jusque-là. Quatre femmes, mineures au moment des faits, avec des souvenirs ou non, ont exposé leurs traumatismes.
Au cours du procès du chirurgien pédocriminel, jugé pour des viols et agressions sexuelles sur 299 personnes, la question des victimes oubliées a affleuré. Enquête sur des dysfonctionnements en série.
Mardi 4 mars, l’interrogatoire de l’ancien chirurgien devant la cour criminelle du Morbihan a été largement consacré aux scènes de viol qu’il rapportait dans ses « journaux intimes ». Une interminable liste de ses perversions a été dressée.
La cour criminelle du Morbihan a entamé lundi 3 mars l’interrogatoire de l’ancien chirurgien, accusé de viols et d’agressions sexuelles sur près de 300 patients. Le pédocriminel a promis qu’il en avait « fini avec le mensonge ». Sans convaincre pour l’instant.
Le 28 février, le conseil des prud’hommes a condamné l’union départementale du syndicat dans le Finistère à verser près de 240 000 euros d’indemnités à deux anciennes salariées qui dénonçaient notamment des violences sexuelles.
À l’ouverture du procès du chirurgien pédocriminel à Vannes, l’ordre des médecins a demandé à être reconnu comme victime. Mais l’inaction de cette institution et les contre-vérités qu’elle répand depuis le début de la procédure fragilisent sa position sur le banc des parties civiles.
Journaliste indépendant, Hugo Lemonier a longuement enquêté sur ce chirurgien, jugé pour agressions sexuelles et viols commis sur 299 personnes. Dans son livre « Piégés. Dans le “journal intime” du Dr Le Scouarnec », il aborde notamment l’inceste qui sévissait dans la famille. Bonnes feuilles.
Pendant trente ans, Joël Le Scouarnec a joué du pouvoir que lui conférait sa blouse, en entretenant la confusion entre actes médicaux et violences sexuelles. Au point que seule une infime part des victimes a gardé mémoire des agressions sexuelles et des viols dont est accusé ce chirurgien, déjà condamné pour pédocriminalité.
Mediapart s’est entretenu avec une quinzaine de plaignants dans l’affaire du chirurgien pédocriminel Joël Le Scouarnec, jugé à compter de lundi 24 février pour des violences sexuelles commises sur 299 personnes. Ces femmes et ces hommes confient leur besoin de retrouver leur humanité perdue dans la « masse » des parties civiles.
Dans cette nouvelle enquête sur scène, Mediavivant s’est intéressé au rôle des armes à feu utilisées contre un tiers des victimes de féminicide conjugal en France.