Cinq femmes qui l’accusent de viol veulent faire reconnaître la « sérialité » des faits reprochés pour échapper à la prescription. Le parquet de Nanterre a ouvert de nouvelles informations judiciaires contre l’ancien présentateur vedette de TF1 et désigné deux juges d’instruction.
Le ministère de la justice recommande désormais d’enquêter à la suite des plaintes pour violences sexuelles sur mineurs, même si les faits sont apparemment prescrits. Objectifs : briser le silence et retrouver des victimes plus récentes. Mais les moyens ne suivent pas.
Véronique Margron, présidente de la Conférence des religieux et religieuses de France, a recueilli le témoignage de la première femme qui a accusé l’abbé Pierre d’agression sexuelle. Elle revient sur cette affaire qui provoque un séisme, et sur l’omerta qui perdure.
En révélant l’enquête interne mettant en cause son fondateur iconique, Emmaüs et la Fondation Abbé-Pierre mènent un travail exemplaire, en dépit des dénis passés. Le monde du sport est lui aussi traversé de vents contraires.
Dix-sept ans après la mort du religieux, une enquête commandée par Emmaüs et la Fondation Abbé Pierre révèle les témoignages de sept femmes, dont une mineure, qui accusent le célèbre prêtre de violences sexuelles. Ce rapport montre aussi que ses comportements étaient connus de longue date.
Deux mois après la publication d’une enquête de Mediapart révélant une lettre et les témoignages de huit salariées du Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes (HCE), l’ancienne journaliste a été démise de ses fonctions et remplacée par l’ex-ministre macroniste Bérangère Couillard.
En novembre 2023, le maire divers gauche de Longlaville, Hamdi Toudma, a été condamné à six mois de prison avec sursis pour des violences sur son épouse qu’il a reconnues. Ses trois adjointes réclament en vain sa démission.
Protocoles et outils construits sur le tard, dispositifs de prise en charge sous-dimensionnés, formation minimale... Le protocole de prévention semble insuffisant, alors que le risque d’agression est élevé pendant les Jeux olympiques.
Une jeune femme a déposé plainte pour viol en réunion, dimanche 7 juillet en Argentine, contre deux joueurs de l’équipe de France, qui évoquent une relation « consentie ». Un nouveau scandale pour les Bleus, mais surtout une nouvelle affaire de violences sexuelles pour le rugby professionnel.
Dominique Boutonnat a été condamné à trois ans de prison, dont un an ferme, pour l’agression sexuelle sur son filleul. Il fait appel mais démissionne des fonctions dans lesquelles il avait été reconduit par Emmanuel Macron malgré sa mise en examen.
Une décision déroutante a été rendue jeudi dans cette affaire emblématique des débuts de l’ère #MeToo, marquée par un débat juridique complexe autour de la notion de « contrainte morale ». Les deux parties envisagent de se pourvoir en cassation.
La procureure de Paris a annoncé mardi la fermeture de ce site internet au cœur d’affaires de pédocriminalité, de proxénétisme et d’agressions homophobes, comme Mediapart l’avait mis en évidence en 2023 dans le documentaire « Guet-apens, des crimes invisibles ».
Le comédien et metteur en scène est mis en examen pour viol et agression sexuelle sur trois jeunes filles. Six ans plus tôt, une première plainte avait été classée sans suite. Mediapart révèle que la police avait mené une enquête à charge contre la plaignante et délibérément ignoré des éléments clés.
Deux adolescents de 12 et 13 ans ont été mis en examen mardi 18 juin pour le viol d’une fillette juive de 12 ans. Dans un contexte de hausse des actes antisémites, cette agression rappelle aussi l’ampleur des violences sexuelles perpétrées par des mineurs, parfois très jeunes.
La France insoumise avait tenté d’imposer son député sortant, condamné en 2022 pour violences conjugales, contre l’avis de tous ses partenaires du Nouveau Front populaire. Le Nordiste a finalement retiré sa candidature dimanche 16 juin.
Jugé pour agression sexuelle sur son filleul, Dominique Boutonnat a seulement reconnu des « baisers consentis » avec ce jeune homme qui le considérait comme « un second père ». Le parquet de Nanterre a balayé des explications « invraisemblables ».