Journaliste au pôle politique, je chronique le second quinquennat d'Emmanuel Macron.
Déclaration d’intérêts
Par souci de transparence vis-à-vis de ses lecteurs, les journalistes de Mediapart remplissent et rendent publique depuis 2018 une déclaration d’intérêts sur le modèle de celle remplie par les parlementaires et les hauts-fonctionnaires auprès de la Haute autorité de la transparence et de la vie publique (HATVP), instance créée en 2014 après les révélations de Mediapart sur l’affaire Cahuzac.
Les cinq candidats à l’investiture LR ont débattu pendant trois heures sur LCI, lundi 8 novembre, sans qu’il n’en sorte aucune franche divergence. Tout juste une course désespérée à la fermeté sur l’immigration ou la sécurité, adoucie par la forme d’un échange souvent narcotique.
Tribune de soutien, ralliements déclarés et tractations pour l’avenir : enlisée dans sa compétition interne, une partie de la droite LR se laisse séduire par la démarche d’Éric Zemmour.
À six mois de la présidentielle, la majorité, ses alliés et une partie de LR s’agitent déjà pour construire un futur rapport de force politique avec Emmanuel Macron, en misant sur sa réélection. Des manœuvres qui en disent long sur la faiblesse de la droite.
Après avoir martelé pendant des mois qu’il s’y refusait, le président des Hauts-de-France a annoncé lundi qu’il participerait à la compétition interne pour désigner le candidat de la droite. Un revirement qui sonne comme un aveu d’échec.
L’élection municipale de Trappes a acté la victoire, dimanche, dès le premier tour, d’Ali Rabeh (Génération.s). L’ancien maire, élu à l’été 2020 puis déchu un an plus tard, a recueilli 58,3 % des suffrages. Il devance de plus de 20 points la liste d’« union républicaine » qui lui faisait face.
Annulée par la justice, l’élection municipale de Trappes connaît un second round ces 10 et 17 octobre. Élu en 2020, Ali Rabeh (Génération.s) se représente. Entre-temps, une polémique a mis Trappes au centre de l’attention médiatique, son prédécesseur socialiste a rejoint son opposant de droite et la vie politique locale bat des records d’agressivité.
Après que le rapport Sauvé a révélé que des centaines de milliers d’enfants français avaient été abusés sexuellement par des ecclésiastiques, les réactions des responsables politiques, de gauche comme de droite, paraissent timides. Certains demandent néanmoins à la justice d’intervenir et à l’Église de se réformer.
La droite et une partie de la gauche reprochent à la maire de Paris de transférer le problème du crack en petite couronne. Elle pointe la responsabilité de l'État mais le dossier ravive la mésentente entre la capitale et sa banlieue.
Le candidat de la droite d’opposition sera désigné en congrès, début décembre prochain. Les adhérents des Républicains ont enterré samedi, à une large majorité, l’hypothèse d’une primaire ouverte qu’appelaient de leurs vœux Valérie Pécresse et Michel Barnier.
Les adhérents des Républicains sont appelés à répondre samedi à une question simple : souhaitent-ils, oui ou non, organiser une primaire ouverte pour désigner leur candidat à l’élection présidentielle ? La direction du parti s’attend à une réponse négative, ce qui n’est pas pour lui déplaire.
À sept mois du scrutin, la droite non macroniste ne sait toujours pas qui portera ses couleurs à l’élection présidentielle. Peu séduite par l’aventure solitaire de Xavier Bertrand, la frange souverainiste de la droite accueillait samedi les candidats à la primaire. Le nom d’Éric Zemmour, pas invité, était dans tous les esprits.
De plus en plus de voix à droite envisagent de se passer de l’État de droit, afin de mener une politique encore plus dure en matière d’immigration. Ils mobilisent la notion de souveraineté, dont ils offrent une version particulière, qui fétichise les frontières et l’identité nationale.