J'ai rejoint Mediapart en avril 2018 pour couvrir les gauches, et aujourd'hui, la vie parlementaire.
Déclaration d’intérêts
Par souci de transparence vis-à-vis de ses lecteurs, les journalistes de Mediapart remplissent et rendent publique depuis 2018 une déclaration d’intérêts sur le modèle de celle remplie par les parlementaires et les hauts-fonctionnaires auprès de la Haute autorité de la transparence et de la vie publique (HATVP), instance créée en 2014 après les révélations de Mediapart sur l’affaire Cahuzac.
Effondrement du camp macroniste, renforcement de la gauche, poussée du RN… À la veille d’un scrutin incertain et historique, passage en revue des enjeux pour les principales forces politiques en présence.
L’ancien ministre des transports est candidat à sa réélection dans une circonscription bien à gauche de l’est parisien. Mais face à Emmanuel Grégoire, figure de la mairie de Paris investie par le Nouveau Front populaire, sa ligne de macroniste critique peine à imprimer.
Le MoDem Marc Fesneau est reparti en campagne dans sa circonscription mi-rurale mi-urbaine du Loir-et-Cher. Mais après la razzia de l’extrême droite aux européennes, il se voit menacé par une candidate RN pourtant invisible sur le terrain.
Désormais complète, la liste des candidatures aux élections législatives anticipées donne à voir le rapprochement du camp présidentiel avec la droite d’opposition. Bien qu’elles s’en défendent, les deux forces politiques ont passé, en toute discrétion, des accords locaux pour résister à la progression du RN et à l’union de la gauche.
En campagne éclair pour sa réélection dans la Vienne, l’ancien président de la commission des lois à l’Assemblée nationale se garde de mettre en avant son appartenance à la majorité présidentielle. Sa stratégie : récupérer une partie de l’électorat de Raphaël Glucksmann rebuté par l’alliance avec LFI.
Le député insoumis sortant de Marseille, écarté, comme quatre autres collègues, par la direction de LFI, revient sur la manière dont il a vécu sa « purge » pour les législatives, et s'inquiète des répercussions de cette crise ouverte sur le Front populaire.
La décision d’Emmanuel Macron laisse 2 000 collaborateurs parlementaires sur le carreau. Ceux qui espèrent revenir après les élections s’inquiètent déjà des nouveaux équilibres syndicaux et de la qualité du dialogue social au sein de l’institution en cas de victoire du RN.
Pendant que le patron du parti était retranché dans son bureau parisien, la direction politique a voté l’exclusion de son président qui a noué un accord électoral avec le RN pour les législatives. Mais le Niçois conteste la sentence et ne compte pas s’arrêter là.
Éric Ciotti fait éclater son parti du fait d’un brutal changement de pied stratégique. Mais sur l’immigration ou la sécurité, Les Républicains et le Rassemblement national proposent en réalité beaucoup d’options politiques communes depuis au moins les années Sarkozy.
Encore sous le choc de l’annonce du chef de l’État, les députés de la majorité redoutent une campagne bricolée et craignent de perdre leur siège face à l’extrême droite. Un pari assumé dans l’entourage présidentiel, malgré les alertes en interne.
Emmanuel Macron a annoncé la dissolution de l’Assemblée nationale dans la foulée de sa défaite aux élections européennes. Une décision inattendue qui place la vie politique du pays dans le grand flou et fait planer le risque d’une victoire de l’extrême droite.
À la veille du scrutin européen, la campagne de Valérie Hayer se termine dans une ambiance de défaitisme. Confrontés à l’impopularité d’un président de la République omniprésent sur les écrans, les élus de la majorité tentent de faire bonne figure. Mais le vent de face est puissant.