J'ai rejoint Mediapart en avril 2018 pour couvrir les gauches, et aujourd'hui, la vie parlementaire.
Déclaration d’intérêts
Par souci de transparence vis-à-vis de ses lecteurs, les journalistes de Mediapart remplissent et rendent publique depuis 2018 une déclaration d’intérêts sur le modèle de celle remplie par les parlementaires et les hauts-fonctionnaires auprès de la Haute autorité de la transparence et de la vie publique (HATVP), instance créée en 2014 après les révélations de Mediapart sur l’affaire Cahuzac.
Dans son livre « Ce qui nous porte », Sandrine Rousseau appelle la gauche à sortir de la matrice des Trente Glorieuses et à diffuser un imaginaire politique alternatif et désirable. La nomination de Michel Barnier est pour elle le « chant du cygne » d’un régime politique et économique insoutenable.
L’élu centriste regrette qu’Emmanuel Macron n’ait pas nommé Bernard Cazeneuve à Matignon. Pour Mediapart, il revient sur la nomination de Michel Barnier, qui n’enchante pas son parti. Tout en se disant prêt à travailler avec le nouveau gouvernement.
La nomination du nouveau premier ministre issu des rangs de LR suscite la méfiance des macronistes et la colère de la gauche, qui crie au déni de démocratie. La droite jubile et l’extrême droite apprécie sa position de faiseuse de rois.
Alors que l’hypothèse Cazeneuve à Matignon prenait de l’ampleur, le patron du PS a mis en scène, à Blois, l’unité du Nouveau Front populaire. En face, les anti-LFI du parti ont cependant haussé le ton, appelant le PS à davantage d’autonomie stratégique vis-à-vis des Insoumis.
Lors d’un atelier consacré à la question des zones rurales, les intervenants ont appelé la gauche à cesser d’ignorer les habitants de ces territoires. Mais les solutions pour renouer le lien sont loin d’être évidentes, alors même que le RN a effectué des poussées impressionnantes dans la plupart des départements concernés.
Réunis pour leurs universités d’été, les socialistes, galvanisés par les dernières séquences électorales, peinent encore à définir leur rôle, tant partisan que parlementaire, dans cette période politique. Une bataille interne s’est engagée, avec en ligne de mire le prochain congrès.
Le chef de l’État comptait profiter des divisions au sein du PS pour le rallier à son projet de « grande coalition ». Mais malgré des dissensions internes, le parti d’Olivier Faure se retrouve encore sur l’opposition au macronisme.
Des élus du Nouveau Front populaire témoignent de l’ouverture de l’alliance aux mouvements sociaux et de son engagement pour les services publics. Leur arrivée pourrait être une des clés pour contrer l’ascension du RN, dont ils subissent déjà le racisme et le mépris de classe.
Le Nouveau Front populaire a eu beau proposer le nom de Lucie Castets, Emmanuel Macron ne varie pas de ligne : pour lui, la gauche n’a pas gagné et n’a pas de majorité viable. Le chef de l’État espère geler le temps politique pour convaincre LR de sceller un accord, et les socialistes de rompre avec La France insoumise.
Quelques heures avant l’interview d’Emmanuel Macron sur France 2, la coalition de gauche s’est mise d’accord pour proposer d’envoyer Lucie Castets à Matignon. Son profil, à mi-chemin entre expérience d’État et mouvement social, convient à toutes les composantes mais n’a pas l’air de convaincre Emmanuel Macron, qui entend ne pas « changer les choses […] jusqu’à mi-août ».
Renforcement de la gauche, marginalisation de l’extrême droite, surreprésentation de la Droite républicaine, claque pour les macronistes… Décisives pour la suite de la législature, les élections internes du Palais-Bourbon dessinent une nouvelle Assemblée au profil explosif.
Après l’élection de Yaël Braun-Pivet au perchoir, les scrutins internes se sont poursuivis à l’Assemblée nationale. Entre fraude électorale et ambiance survoltée dans l’hémicycle, le Palais-Bourbon a vécu une journée houleuse, qui annonce la couleur de la nouvelle législature.