J'ai rejoint Mediapart en avril 2018 pour couvrir les gauches, et aujourd'hui, la vie parlementaire.
Déclaration d’intérêts
Par souci de transparence vis-à-vis de ses lecteurs, les journalistes de Mediapart remplissent et rendent publique depuis 2018 une déclaration d’intérêts sur le modèle de celle remplie par les parlementaires et les hauts-fonctionnaires auprès de la Haute autorité de la transparence et de la vie publique (HATVP), instance créée en 2014 après les révélations de Mediapart sur l’affaire Cahuzac.
Examiné par les députés cette semaine, la Lopmi est rejetée par La France insoumise, les Verts et les communistes. Faisant entendre sa singularité dans la Nupes, le PS n’a pas encore arrêté ses positions sur le vote final.
La violence dont le présentateur a fait preuve à l’encontre du député Louis Boyard relance les débats internes à LFI sur l’opportunité de participer à l’émission phare de l’empire Bolloré. Et plus généralement, sur l’attitude vis-à-vis des médias infiltrés par l’extrême droite, où les Insoumis se rendent pour capter un maximum d’audience.
Les députés du Rassemblement national ont obtenu la présidence de 24 groupes d’amitié avec des pays comme le Brésil, l’Inde ou la Pologne. Une fois encore, la gauche accuse la majorité de leur avoir permis d’accéder à ces postes d’influence, ce que conteste Renaissance.
Alors que l’utilisation du 49-3 prive les parlementaires de leur vote, l’opposition et la majorité se déchirent sans parvenir à marginaliser le Rassemblement national. Un jeu dangereux qui risque de ne favoriser personne, sinon Marine Le Pen.
À la surprise générale, le groupe d’extrême droite a voté la motion de censure déposée par la Nupes. Un coup politique qui embarrasse la gauche et qui est destiné à mettre la droite en difficulté. Ce sont les députés Les Républicains qui ont sauvé le gouvernement Borne.
Si l’union formée par la Nupes fonctionne à l’Assemblée nationale et dans la rue contre la politique d’Emmanuel Macron, les enjeux, décisifs, du leadership et de l’ancrage militant seront au menu des prochains mois. État des lieux.
La proposition portée par l’écologiste Mélanie Vogel a été rejetée par une courte majorité du Sénat mercredi. Elle espère envoyer ainsi un signal à l’Élysée pour que le président Macron se lance dans cette bagarre.
La première ministre a engagé la responsabilité du gouvernement pour faire adopter le premier volet du budget 2023. Une manœuvre préparée de longue date, que l’exécutif tente de maquiller d’une couche de compromis.
Alors qu’il s’apprête à faire passer son projet de loi de finances sans vote, l’exécutif laisse entendre qu’il ne gardera quasiment aucun des amendements votés dans l’hémicycle. Les oppositions dénoncent un déni démocratique.
Taxation des superdividendes, crédit d’impôt pour les résidents d’Ehpad, pension des veuves d’anciens combattants… Lors de l’examen du projet de loi de finances dans l’hémicycle, les oppositions, parfois alliées à une partie de la majorité, ont réussi à arracher plusieurs victoires.
Après avoir essuyé un camouflet sur sa trajectoire budgétaire, la majorité présidentielle n’a plus d’autre choix que de recourir au 49-3 pour faire passer son projet de loi de finances. Un aveu de faiblesse.
Les députés ont entrepris lundi les débats sur le budget pour 2023. Mais le passage en force par l’exécutif menace. Tout l’enjeu est de savoir à qui en reviendra la faute.