Bill Gates est devenu un financeur incontournable des instances de décision des politiques mondiales de santé. Dans son sillage et dans un autre registre, des mégaconcerts caritatifs visent à récolter des fonds pour financer traitements et vaccins contre le Covid-19. Mais l’industrie pharmaceutique est la première bénéficiaire de ces actions solidaires.
Subventions publiques, dons privés… L’industrie pharmaceutique, qui sort renforcée de la crise sanitaire, se fait financer la recherche et la production d’un éventuel vaccin contre le Covid-19 sans réelles contreparties, tant il est attendu.
Le parquet a requis trois ans de prison ferme contre l’ancien no 2 de Servier et plus de 15 millions d’euros d’amende pour le laboratoire. Les avocats des parties civiles demandent en plus un milliard d’euros pour indemniser les victimes et atteindre financièrement l’entreprise.
Face aux pénuries révélées par la crise du Covid-19, La France insoumise propose la création d’un établissement public qui gérerait les stocks et produirait les remèdes manquants. L’idée devait être soumise au vote le 4 juin. Mais LFI a décidé mardi de la retirer de l’ordre du jour, après qu'elle a été vidée de sa substance en commission.
Le dépistage du coronavirus laisse à désirer. Les tests PCR, par le nez, sont peu pratiques et pas assez fiables. Une autre technique, celle des tests réalisés à partir des crachats salivaires, paraît prometteuse.
Les tests sérologiques seront remboursés. Dans un premier temps, le personnel soignant sera prioritaire, afin de mesurer la circulation du virus dans les hôpitaux ou les Ehpad. Mais l’interprétation d’un test séropositif est encore difficile.
Le gouvernement n’a pour l’heure débloqué aucun budget spécifique pour soutenir la recherche d’un vaccin, selon nos informations. Si l’épidémie perdure, il est pourtant présenté comme un sésame à la sortie de crise. Et le risque est latent d’une guerre mondiale pour y avoir accès.
Les anesthésiants manquent dans la lutte contre le Covid-19 et l’inquiétude monte. L’alerte sur la dépendance de la France à l’égard de la Chine et de l’Inde avait pourtant été donnée bien en amont. En vain.
Plusieurs médecins des deux conseils scientifiques qui accompagnent le gouvernement sur les choix stratégiques à faire pour affronter le Covid-19 ont des liens d’intérêts avec l’industrie pharmaceutique. Certains labos ont, selon nos informations, dépensé des dizaines de milliers d’euros. Des règles de déport sont en discussion.
Les médicaments anesthésiques, qui permettent de placer sous respirateur artificiel les malades Covid-19, sont en tension en Île-de-France. Le corps médical tente de rationner leur utilisation. D’autres médicaments essentiels pour faire face à l’épidémie pourraient très vite venir à manquer.
Le laboratoire hollandais qui a fourni les produits nécessaires à l’Institut Pasteur et aux hôpitaux français n’est pour l’heure plus en mesure de livrer la France pour le moment, selon nos informations. À l’instar de l’OMS, des scientifiques français réclament une politique massive de dépistage. « La France doit se préparer à faire évoluer rapidement sa stratégie de dépistage », a déclaré, samedi 21 mars, le ministre de la santé.
En pleine crise sanitaire, le laboratoire français a annoncé, le 16 mars, des essais cliniques à partir de l'un de ses médicaments, susceptible de soulager les malades les plus graves du Covid-19. Il promeut aussi son action en faveur d'un vaccin. Des annonces au timing trop parfait.