L’ouverture du vaccinodrome du Stade de France, à Saint-Denis, mardi 6 avril, vise à illustrer l’accélération de la campagne de vaccination contre le Covid-19. Mais la stratégie actuelle est inadaptée aux réalités de terrain. Les élus locaux ont pris les devants en ouvrant la porte à la vaccination d’une population plus jeune.
Plus d’un million de Français seraient concernés par la persistance de symptômes plus de trois mois après l’infection. Mediapart a assisté à la consultation post-Covid de l’hôpital parisien de l’Hôtel-Dieu, où chercheurs et patients, âgés parfois de moins de 20 ans, avancent à tâtons face à ces symptômes souvent invalidants.
L’argument revient souvent : si l’élément déclencheur du Covid-19 n’avait pas emporté ces Français plus vieux, plus faibles, une autre maladie s’en serait chargée dans le même temps. Mediapart démêle le vrai du faux des spéculations avec ou sans fondement, à la lumière d’une science, la démographie.
L'entreprise a été condamnée pour homicides et blessures involontaires et pour tromperie aggravée. Mais les victimes déplorent qu'aucune peine de prison ferme n’a été prononcée à l’encontre des anciens responsables ou consultants du laboratoire qui a commercialisé l’anti-diabétique déguisé en coupe-faim.
L’Agence européenne des médicaments juge les bénéfices du produit supérieurs aux risques. Mais elle ne peut exclure un lien possible entre le sérum et la survenue de rares cas graves de thromboses, touchant majoritairement des femmes de moins de 55 ans. La Haute Autorité de santé recommande donc la reprise de la campagne de vaccination à l’AstraZeneca, mais seulement pour les plus âgés.
Le variant breton du SARS-CoV-2 a fait au moins huit morts et passe sous les radars des tests PCR classiques réalisés avec un coton-tige dans le nez. Des examens plus poussés montrent qu’il s’est développé dans des clusters autour de Lannion. Un cas isolé a même été débusqué à Paris.
Un an après l’annonce du premier confinement, le pass sanitaire est avancé comme la promesse d’un monde d’après. Le gouvernement reste flou sur ce qui nous attend à l’entrée des restaurants ou lieux culturels à leur réouverture, entre passeport vaccinal, preuve de test négatif et inscription numérique pour faciliter le traçage.
L’évolution de l’épidémie dépend de celle des variants du SARS-CoV-2. D’où l’importance de les tenir sous haute surveillance. État des lieux des forces vives qui les traquent aujourd’hui et de celles sous-exploitées, avec une plongée au cœur d’un laboratoire lillois qui séquence sans qu’on ne lui ait rien demandé.
Les médecins généralistes pourront injecter le vaccin d’AstraZeneca à partir du 25 février. Mais entre la crainte montante d’une moindre efficacité face au variant sud-africain, ses effets secondaires fréquents, des tests d’efficacité contestables et des retards de livraison, le laboratoire enchaîne les déconvenues.
Manque de transparence, failles dans les contrats... Alors que l’UE est critiquée pour sa stratégie d’achats groupés de vaccins, chiffrés en milliards d'euros, Mediapart a reconstitué ces mois de négociations hors normes entre capitales, Commission européenne et labos.
Le vaccin d’AstraZeneca, moins cher et sans contrainte de conservation, a été autorisé ce 29 janvier en Europe. Mais le laboratoire a annoncé un important retard de livraison. La Commission européenne s’offusque mais la firme est dans les clous : elle a négocié une obligation de moyens et non de résultat.
Les doses d’un vaccin Sanofi n’arriveront pas avant fin 2021, un an après celles de Pfizer-BioNTech et de Moderna. Un retard attribué à de premiers résultats d’efficacité insuffisants. Sanofi en vise de meilleurs, sans quoi la firme perdrait les 300 millions de doses précommandées par l’Europe, négociées à grands coups de communication.