Celles et ceux qui ont déjà eu des problèmes de santé potentiellement causés par une vaccination se sentent exclus de l’extension du passe sanitaire. Le ministre de la santé envisage des contre-indications, mais seulement pour de rares cas propres au Covid-19.
Une obligation vaccinale franche – et non déguisée en élargissement du passe sanitaire – serait davantage liberticide mais moins discriminatoire. Pour ou contre la contrainte vaccinale, experts en santé, en droit et en sciences sociales se penchent sur ce dilemme inédit.
Près de 140 rassemblements ont été dénombrés, samedi, contre les restrictions de libertés annoncées lundi par Emmanuel Macron. À Paris, l’appel de Florian Philippot (ex-Front national) a été le plus suivi. « Je m’en tape que ce soit lui qui appelle à manifester, c’est le seul qui ait les couilles de protester pour la liberté de choix », lance Mahera, 38 ans. Reportage.
Faciliter l’accès à la vaccination des hésitants est-elle la priorité du gouvernement ? Il compte en réalité surtout sur le passe sanitaire, la bonne volonté des acteurs locaux et des médecins généralistes, pourtant mal approvisionnés en vaccins à ARN messager.
Les femmes peuvent déjà demander à mettre un terme à leur grossesse à tout moment en cas de péril grave pour leur santé ou celle du fœtus. Mais ce droit méconnu est difficile d’accès, ce qui va perdurer. Les députés ont manqué l’occasion de le faciliter.
La prostitution forcée et les viols à répétition sont légion pour les consommatrices de crack du nord-est de Paris. Quand les pouvoirs publics agissent, il ne font que déplacer les problèmes, sans les régler.
Poursuivi pour des retards de livraison, le laboratoire est contraint de fournir à l’Union européenne 50 millions de doses de vaccin contre le Covid-19 d’ici à la fin septembre, d’après un jugement rendu vendredi par un tribunal belge. Une quantité inférieure à ce que demandait Bruxelles.
Le 10 juin, Emmanuel Macron a enfin annoncé être favorable à la levée temporaire des brevets sur les vaccins Covid-19 pour augmenter les capacités de production à l’avenir. Il soutient surtout les dons de doses aux pays les plus pauvres… Mais la France offre uniquement de l’impopulaire AstraZeneca.
L’aération et la filtration de l’air des salles de restaurant et de sport qui rouvrent ce 9 juin sont un véritable angle mort du déconfinement. Le gouvernement continue à sous-estimer le risque de contagion dans ces lieux fermés.
Mediapart révèle le contenu d’un rapport de l’Inspection du travail adressé à la direction de la SNCF le 21 mai, après des relevés de CO2 alarmants réalisés dans un TGV. L’entreprise ne filtre pas suffisamment l’air de ces trains, ce qui en fait de potentiels lieux de contamination au Sars-CoV-2.
L’assurance-maladie rend publique une première cartographie de la vaccination en France, par département, par âge mais aussi par pathologie. Les inégalités territoriales sont flagrantes, la Seine-Saint-Denis accuse un net retard.
Alors que la Commission européenne a demandé qu’AstraZeneca lui livre 90 millions de doses promises initialement d’ici à la fin juin, devant le tribunal de Bruxelles, le 26 mai, le laboratoire a tout simplement argué que d’autres pays en avaient davantage besoin.