Plus d’un an après les premiers vaccins contre le Covid-19, ceux des firmes françaises devraient arriver sur le marché début 2022. Pas sûr que leur composition convainque les plus réfractaires à recevoir leur première injection.
Le désespoir des oubliées du Covid-19, ces Françaises souffrant de symptômes prolongés, les pousse à franchir la frontière pour tester des thérapies très coûteuses et hasardeuses. Dans l’impasse, Frédérique, 46 ans, a même opté pour le suicide assisté en Suisse, selon les informations de Mediapart.
L’exécutif a dépensé autour de 100 millions d’euros pour les anticorps monoclonaux du laboratoire Lilly, non utilisables depuis l’émergence du variant Delta. Il s’est aussi rué sur le Molnupiravir de MSD, malgré un rapport bénéfices-risques controversé. En revanche, les nouveaux remèdes d’AstraZeneca et de Pfizer sont très attendus.
L’émergence du variant Omicron devrait réveiller les pays riches : sans un accès aux vaccins contre le Covid-19 dans le monde entier, la pandémie est amenée à durer. Or Omicron a au contraire servi d’excuse pour repousser la discussion à l’OMC sur la levée temporaire des droits de propriété intellectuelle.
Le « British Medical Journal » a publié le 2 novembre une enquête sur les irrégularités repérées lors d’un essai clinique mené sur le vaccin Covid-19 de Pfizer. L’efficacité et la sûreté du produit ne sont pas remises en cause. Mais l’affaire interroge sur les moyens de contrôler les expérimentations supervisées par l’industrie pharmaceutique.
La firme américaine MSD vante une gélule efficace qu’elle rend accessible aux pays les plus pauvres, le Molnupiravir. La France s’empresse d’en précommander. Derrière le coup de com', se cachent des craintes d’effets indésirables graves, un prix exorbitant et une fausse générosité.
Entre Paris et Strasbourg, des modèles de prise en charge durable des toxicomanes inspirés de l’étranger font leurs preuves. Du fait d’un arbitrage tardif de l’exécutif, elles peinent à essaimer malgré le besoin grandissant d’encadrement.
Emmanuel Macron a annoncé la mise en place dès la rentrée de grandes campagnes de vaccination dans les établissements scolaires. Mais que risquent les plus jeunes face au Covid-19 ? Y a-t-il un véritable intérêt à prioriser la vaccination des adolescents, voire des enfants ?
Le président presse l’ouverture de la campagne de rappel à la mi-septembre pour les populations à risque, axant de nouveau sa communication sur celles et ceux qui ont déjà fait le choix du vaccin. Quitte à oublier un Français de plus de 80 ans sur cinq qui n’a pas encore reçu de première dose du tout.
Sur la vaccination contre le Covid-19, les fausses informations et approximations hasardeuses circulent sur les réseaux sociaux, dans les manifestations contre le passe sanitaire et parfois même dans les rangs du gouvernement. Mediapart démêle le vrai du faux.
Le Danemark, pionnier du passe sanitaire, a évité une troisième vague de Covid-19. Mais ça n’est pas la solution miracle : une puissante politique de tests gratuits et la confiance de la population envers les vaccins jouent beaucoup. Reportage quatre mois après l’instauration du « Coronapas ».
Portraits de Français non vaccinés. À la rencontre de leurs hésitations et de leurs doutes, de leurs choix militants ou juste de leur opposition à une politique jugée liberticide.