Jean-Paul Goux accroche la vie et crochète la mort

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Dans L’ombre s’allonge (Actes Sud), Jean-Paul Goux, romancier des retraits énigmatiques et des anfractuosités combattantes, s’attache au fil ténu et tenace d’une existence possédée de culture. Mais dépossédée de tout, hormis la conscience des lieux…

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L’été se prête à une découverte majeure en 138 pages. Il y a d’abord cette prose envoûtante, féline, qui s’étire et rebondit, passe de la nostalgie à l’acuité. Cette langue accomplie et naturelle, qui fait de Jean-Paul Goux, né en 1948 à Vesoul, longtemps professeur à l’université de Tours, l’un de nos plus grands stylistes vivants mais largement méconnus ; dans le sillage de Pierre Michon, Charles Juliet, ou Pierre Bergougnioux – quidams cachés des lettres françaises. En lisant Jean-Paul Goux, nous l’écoutons écrire. Et c’est beau.