Une famille littéraire (3/6): Elio Vittorini, les armes du grand-père

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Son Conversation en Sicile fut interdit par l’Italie fasciste. Il défendit ensuite la « liberté de création » face à Aragon et aux communistes orthodoxes. Ses engagements, dit-il, lui viennent de « l’expérience collective dont il est le porteur spontané ». Et en ce sens, il pourrait être l’aïeul de la famille de plume de Silvia Avallone, que cette série d’articles tente de constituer.

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 « Il souffle dans le monde aujourd'hui, pas dans la seule Italie, un désespoir de vivre qui semble ôter, précisément aux plus jeunes, toute possibilité de lutte, même simplement historique », écrit en mai 1946 le romancier italien Elio Vittorini. Les jeunes gens essayant tant bien que mal de se faire une place dans l'Italie en faillite économique et morale des années 2000 que décrit la romancière Silvia Avallone pourraient en dire de même. Dans notre projet de construire une généalogie imaginaire à la jeune prodige des lettres italiennes, Vittorini sera donc le grand-père.