Une plume pour les victimes de l'Histoire

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Farouchement anti-hitlérien, sincèrement au côté de l'Espagne républicaine, mais très peu cocardier, Henri Calet n'a jamais participé à la Résistance. C'est sa sensibilité au sort des petits, des délaissés, des éternelles victimes de l'Histoire (jusqu'aux GI) qui en a fait l'un des meilleurs chroniqueurs de l'après-guerre. Deuxième partie d'une promenade en trois étapes dans l'œuvre de cet écrivain et journaliste quelque peu oublié.

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On ne compte plus les livres sur la vie littéraire sous l'Occupation, à en croire que ce qui se tramait dans les bureaux de Gallimard (et sa fameuse NRF), Grasset ou Denoël était aussi décisif pour l'issue du conflit que ce qui se jouait dans les steppes russes, les jungles asiatiques ou les plages de Normandie. Tous ces livres ont, peu ou prou, en commun de lire la vie littéraire au prisme de l'engagement de leurs auteurs, pendant ou après l'Occupation. Des bons et des mauvais points ont été, plus ou moins savamment, décernés.