Le kibboutz dépressif d'Amos Oz

Huit récits qui n’en font qu’un, un kibboutz en clair-obscur, des désirs et bien plus de renoncements, un petit chef-d’œuvre narratif, économe de ses moyens, ironique et empreint d’une nostalgie pour un rêve, décrit au moment où précisément il s’émiette. Amos Oz, de passage à Paris après s’être beaucoup investi dans les élections israéliennes, parle de son livre Entre amis, du kibboutz où il a vécu trente ans, et bien sûr, de politique.

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Il y a un ton Amos Oz, mélange de féroce humanité et empathie, de quotidien et de désir profond, d’ironie, avec soleil tombant ou levant, rarement au zénith. Une écriture de l’entre-deux, si vivante qu’elle fait de cet homme, à la fois chaleureux et retenu, militant obstiné et sceptique, l’un des écrivains israéliens les plus lus de par le monde. Lorsque Amos Oz décrit la vie dans un lieu aussi particulier qu’un kibboutz socialiste vers la fin des années soixante, le kibboutz devient universel.