Comment peut-il encore tenir ? Pourquoi ce petit État, coincé entre Israël et la Syrie, où débordent tous les tumultes d'un Proche-Orient ravagé par les conflits, n’a-t-il pas sombré à son tour ? C’est cette nation en équilibre sur un fil qu’ont arpenté nos envoyés spéciaux.
Comment peut-il encore tenir ? Pourquoi ce petit État, coincé entre Israël et la Syrie, où débordent tous les tumultes d'un Proche-Orient ravagé par les conflits, n’a-t-il pas sombré à son tour ? Le Liban, radicalement transformé par six ans de guerre à ses portes et l’afflux massif de réfugiés, fait front. Mais ce « miracle » sous-estime les mutations aussi rapides que violentes qu’a connues le pays, de la plaine de la Bekaa au Sud-Liban en passant par la capitale, Beyrouth. C’est cette nation en équilibre sur un fil qu’ont arpenté nos envoyés spéciaux.
Chassés par la guerre, près de 50 000 Palestiniens ont fui la Syrie pour le Liban ces dernières années. Ils ont rejoint les quelque 300 000 Palestiniens du Liban qui y vivent depuis trois générations dans les camps, sans droits civiques.
La deuxième ville libanaise, proche de la frontière syrienne, est régulièrement le théâtre d’affrontements, notamment dans les deux quartiers séparés par la rue de Syrie. Une rue emblématique que le photographe Brandon Tauszik a documentée des jours durant.
Le parti chiite, à la fois milice combattante impliquée en Syrie et organisation confessionnelle implantée au Liban, est devenu la principale force politique du pays et une véritable puissance régionale. Il se sert de cette force pour passer des alliances avec ses anciens ennemis et garantir les intérêts iraniens. Mais le Hezbollah s’interroge sur l’après-Syrie.
Fawwaz Traboulsi, figure de la gauche et de la scène intellectuelle au Liban, évacue les lieux communs sur le « miracle » libanais ou le système confessionnel, pour exposer les fragilités cachées et les fonctionnements concrets d’un pays dont des pans entiers sont en train de s’effondrer, en dépit de la « résilience » vantée par ses habitants.
Alors que la conférence dite de Genève IV va relancer dans quelques jours les pourparlers sur l'avenir de la Syrie, que pensent les centaines de milliers de réfugiés syriens au Liban du processus diplomatique mis en œuvre après les victoires engrangées par le régime Assad et ses alliés libanais, russes et iraniens ? Envisagent-ils un retour au pays après avoir passé des mois, voire des années dans des tentes de fortune ? Portraits de familles abritées dans la plaine de la Bekaa, au Liban, à quelques encablures de la frontière syrienne, située juste de l’autre côté de la chaîne montagneuse et enneigée de l’Anti-Liban.
Deux mois après la chute d’Alep, les perspectives d’une résolution du conflit syrien sont plus lointaines que jamais, tandis que la situation sur le terrain poursuit sa déliquescence. La conférence d’Astana en janvier a marqué l’effacement de l’opposition politique. La conférence de Genève qui débute le 23 février pourrait encore renforcer le rôle des parrains de Damas.
La capitale libanaise, connue pour sa vie culturelle et ses nuits électriques, s’est enrichie de l’arrivée d’une jeunesse syrienne qui participe au bouillonnement de Beyrouth.
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