Air France: premier passage au tribunal des salariés accusés de «violences»

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Cinq salariés sont poursuivis pour « violences en réunion » devant la justice. Parallèlement, l'entreprise a lancé des procédures de licenciement, mais le premier licencié n'est pas mis en cause par la justice. Avocats et syndicats dénoncent le manque de preuves.

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Dans la salle d’audience, l’embarras devrait être sensible. Et au-dehors, la colère palpable. Ce mercredi, une quinzaine de salariés d’Air France sont convoqués devant le tribunal de grande instance de Bobigny, à la suite des échauffourées qui ont entouré le comité central d’entreprise le 5 octobre. Les images du DRH, Xavier Broseta, et du responsable des vols longs-courriers, Pierre Plissonier, chemises déchirées, obligés de passer les hautes barrières de sécurité pour se dégager d’une foule de salariés en colère, ont fait le tour du monde. La réaction judiciaire avait été sévère : à la suite de la dizaine de plaintes déposées par la compagnie et ses employés, six salariés avaient été interpellés le 12 octobre, la plupart à leur domicile à six heures du matin. Et ce, avec l’appui marqué du gouvernement.