A l'école primaire, «on bricole comme on peut»

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L'école primaire a été particulièrement touchée par les suppressions de postes dans l'Education nationale ces cinq dernières années. Malgré la promesse de Nicolas Sarkozy de sanctuariser le primaire à la rentrée prochaine, selon les syndicats, 1.500 classes devraient fermer. Quatrième volet de notre série : « Les enseignants après 5 ans de sarkozysme », avec ce portrait d'une institutrice dans une école rurale de l'Eure où « jamais on n'a ressenti un tel enjeu pour l'école dans une élection ».

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Cadre bucolique, potager attenant, l'école primaire de Bois-le-Roi, petit hameau de l'Eure, accueille six classes dans des conditions à première vue idéales. Si contrairement à bon nombre d'écoles du premier degré, rurales en particulier, cette école n'a pas été touchée par les récentes vagues de fermetures de classes, c'est uniquement parce que ses effectifs explosent. Ce village, comme ceux alentour, situé en pleine forêt mais à une heure et demie de Paris, est de plus en plus prisé par des jeunes couples qui ne parviennent plus à se loger en Ile-de-France. Ici, le foncier est plus abordable et ils peuvent s'offrir le rêve de la maison individuelle. Les demandes de scolarisation dans cette école en regroupement de communes avec le village voisin n'ont cessé d'augmenter ces dernières années. Résultat, comme les moyens ne suivent pas, l'école déborde…