Des régionales lugubres aux enjeux incertains

À la veille du scrutin, la classe politique constate dans son ensemble la difficulté à être audible aux oreilles d’un électorat sous état d’urgence. Après notre série de reportages à travers la France, récit d’une France politique en pleine incertitude, à un peu plus d’un an de la prochaine présidentielle.

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C’est le dernier scrutin avant la présidentielle, et personne n’imaginait qu’il ressemblerait à cela. Avant les attentats, la campagne était déjà morose, marquée par un relativement faible investissement militant et des réunions publiques n’élargissant guère le cercle aux sympathisants. Ces grandes régions, nouveaux territoires électoraux, ont réuni des cultures politiques différentes au sein de mêmes partis, ne favorisant pas la dynamique militante, déjà entravée par la froideur du mois de décembre. Une date électorale inédite, « et ce n’est pas pour rien ! », a-t-on entendu pester un militant au détour d’une diffusion de tracts devant une gare dans la nuit noire dès 17 h 30.