Municipales: les «listes citoyennes» cherchent leur voie

Si les « listes citoyennes » en sont encore au stade du balbutiement pour les élections de mars 2020, la dynamique semble revivifiée par l’exigence démocratique, portée notamment par les « gilets jaunes ». Mais certaines de ces initiatives participatives se heurtent déjà aux calculs des partis traditionnels.

Mathilde Goanec, Ellen Salvi, Mediacités, Le d'Oc, Le Poulpe et Marsactu

18 novembre 2019 à 08h00

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Le phénomène ne date pas d’hier, mais il s’accroît. Le mouvement des « gilets jaunes » et la crise de la démocratie représentative qui l’a accompagné ont favorisé l’émergence d’une offre politique nouvelle, qui entend jouer un rôle clef lors des municipales de 2020, en dehors des partis traditionnels. On les appelle communément les « listes citoyennes », mais cette expression recoupe en vérité des réalités très différentes, selon les initiatives, les personnes et les territoires.

Au regard de ce qu’il s’est passé en Espagne, où les groupes issus des soulèvements populaires anti-austérité avaient remporté les municipales de 2015 dans une dizaine de grandes villes, dont Madrid et Barcelone, la France accuse encore pas mal de retard en la matière. Mais depuis quelques années, plusieurs collectifs ont tout de même vu le jour, dans le sillage de la liste citoyenne et participative portée à la tête de la mairie du village de Saillans (Drôme), en 2014. En 2020, une liste de « candidats-citoyens » prêts à réitérer l’aventure devrait à nouveau voir le jour

Tristan Rechid, l’un des initiateurs de l’expérience de Saillans, préfère l’expression « listes participatives » à celle de « listes citoyennes ». « Je ne crois pas qu’il suffise de sortir des partis pour réinventer la démocratie », explique à Mediapart celui qui a déjà accompagné quelque 200 assemblées locales depuis trois ans. Avec le collectif La Belle démocratie, il propose des ateliers de formation autour des concepts de municipalisme et d’intelligence collective, en s’appuyant notamment sur les outils de l’éducation populaire.

Huitième "Grand cercle" organisé par L’Archipel citoyen à Toulouse, le 8 novembre. © larchipelcitoyen.org

Chacune de ces assemblées locales a pour objectif de constituer un projet pour sa commune, en élaborant ce que Tristan Rechid qualifie de « schéma municipal ». « C’est bien joli d’invoquer la démocratie, mais ça ne suffit pas : il faut savoir comment on fait, dit-il. La démocratie, ça ne se parle pas, ça s’exerce. Le maillon politique central dans une commune, ce n’est pas l’élu, c’est l’habitant. » D’où la volonté, par exemple, de ne désigner les têtes de listes qu’en fin de campagne pour « arrêter de voter pour des sauveurs ».

C’est dans ce même élan que le Mouvement Utopia et Commonspolis se sont associés pour bâtir « La commune est à nous », un enseignement sur le municipalisme, disponible gratuitement en ligne. « Il est temps de poser une éthique politique, de féminiser la politique, de promouvoir l’intelligence collective en s’appuyant davantage sur les outils de gouvernance partagée, de prendre soin des processus autant que des résultats… bref, de “radicaliser la démocratie et démocratiser la République” ! », revendiquent les deux associations

Une préoccupation qui a également irrigué ces derniers mois une partie des gilets jaunes, nouveaux promoteurs du municipalisme libertaire. Ce mouvement politique fortement teinté d’écologie, inspiré par le penseur américain Murray Bookchin, consiste à reprendre le pouvoir par l’échelon communal et la constitution d’assemblées citoyennes. 

Dans les quartiers populaires, où depuis longtemps des administrés exclus du jeu politique traditionnel tentent de monter des listes citoyennes, des habitants souvent jeunes (entre 25 et 35 ans) constituent leurs propres collectifs, dont certains auront vocation à se transformer en listes autonomes ou à s’allier avec des partis politiques. C’est notamment le cas à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), Villiers-sur-Marne (Val-de-Marne) et Cergy (Val-d’Oise).

Officiellement lancée au mois de juin, la plateforme Action commune accompagne des dizaines de « listes participatives » un peu partout sur le territoire. Une cartographie recense à ce jour 140 listes autonomes, dont beaucoup s’inspirent de la « boussole démocratique » imaginée par La Belle démocratie pour « aider les listes participatives à s’engager sur le chemin d’une démocratie authentique, ancrée dans les lieux de vie, co-construite par toutes et tous, sans rapport de domination et dans une totale transparence pour restaurer le bien commun ».  

Il n’est pas toujours simple de se retrouver dans cette constellation d’initiatives. Il est même « difficile de faire des généralités », reconnaît Thomas Simon, cofondateur d’Action commune. Mais le dénominateur commun de tous ces collectifs citoyens est qu’ils intéressent de près les partis politiques traditionnels : Europe Écologie-Les Verts (EELV), qui souhaite bien sûr s’inspirer du modèle Éric Piolle à Grenoble (Isère) ; La France insoumise (LFI) aussi, dont la stratégie est de se greffer à des collectifs citoyens un peu partout en France, selon l’idée de « fédération populaire » lancée par Jean-Luc Mélenchon.

C’est notamment le cas à Toulouse (Haute-Garonne), où les Insoumis et certains transfuges socialistes ont rejoint en cours de route – et non sans frictions – le collectif Archipel citoyen, créé en 2017. Dans la ville dirigée par le maire Les Républicains (LR) Jean-Luc Moudenc, candidat à sa réélection soutenu par son parti et La République en marche (LREM), la gauche part en ordre dispersé dans la bataille des municipales. Les écologistes, qui avaient fait cause commune avec le collectif, pourraient finalement l’abandonner et présenter une liste autonome. Archipel citoyen a présenté le 20 octobre sa liste de 70 candidats. Il reste à élaborer un programme et à choisir une tête de liste. 

Plusieurs initiatives ont également émergé à Marseille (Bouches-du-Rhône) où des citoyens, des militants associatifs et des militants politiques travaillaient depuis des mois à une candidature unique pour ravir à la droite cette ville malmenée par quatre mandats successifs de Jean-Claude Gaudin. Un appel avait été lancé, en juillet, pour mettre en œuvre un « mouvement sans précédent ». En parallèle, le « pacte démocratique » tentait de fédérer les militants des quartiers populaires, collectifs contre le mal-logement, etc.

Mais début octobre, les écologistes ont finalement décidé de présenter une candidature autonome, ouverte à d’autres petits partis écolos comme Génération Écologie ou l’Alliance écologiste indépendante. Une décision qui a mis « en rogne » Kevin Vacher, membre du collectif du 5-Novembre, créé dans la foulée de l’effondrement des immeubles de la rue d’Aubagne : « Tout le monde se réclame d’être plus “citoyen” que l’autre sans à aucun moment créer un quelconque espace d’expression et de décision démocratique. Alors, arrêtons d’attendre et faisons-le nous-mêmes », écrit-il dans Marsactu.

« Garder des contre-pouvoirs face à Macron »

Ceux qui défendent « une vision radicale de la démocratie » observent avec circonspection les alliances en cours dans bon nombre de villes. « S’allier à des partis, y compris des partis de gauche, m’interroge », glisse Tristan Rechid, qui rappelle que le concept de « participatif » a déjà été détourné par le passé, en citant notamment l’exemple de Ségolène Royal. D’autres alertent sur le risque de « citoyennisme-washing ». Dans bon nombre de villes apparaissent en effet des candidatures citoyennes et participatives qui recyclent les recettes des partis traditionnels.

C’est notamment le cas au Havre (Seine-Maritime), où Antoine Siffert, enseignant vacataire à l’université, a lancé le collectif Vivre Le Havre, qui se dit « indépendant de toutes formations politiques » et qui a « vocation à devenir une liste ». Pour autant, le caractère « citoyen » de cette probable liste fait débat. En 2017, Antoine Siffert était candidat PRG aux élections législatives, se prévalant du soutien de la majorité présidentielle. Jusqu’au 31 août dernier, il officiait aux côtés de Sonia Krimi, députée LREM de la Manche, en tant qu’assistant parlementaire.

Antoine Siffert (à gauche) au moment des législatives de 2017. © ES

À Lyon (Rhône), une liste « 100 % citoyenne » se présente également à l’élection de mars. À sa tête, Éric Lafond, un ancien MoDem, allié pour l’occasion à Stéphane Sacquépée, ex-référent d’Anticor dans la ville. Différentes initiatives ont aussi émergé à Paris (Île-de-France), où l’ancien conseiller de François Hollande, Gaspard Gantzer, a créé le mouvement « Parisiennes » qui se revendique « citoyen », mais n’adopte pas franchement les codes du municipalisme.

Danielle Simonnet, cheffe de file de LFI dans la capitale, a quant à elle décidé de s’adosser à des personnalités issues de la société civile pour former une liste « Décidons nous-mêmes ». Une assemblée constituante, organisée le 9 novembre, a validé le binôme qu’elle formera en mars prochain avec l’ancien international de football Vikash Dhorasoo.

Une dynamique plutôt éloignée de l’exemple montpelliérain : face au groupe « Confluence », formé de militants pour beaucoup issus des rangs écolos, la ville de Montpellier (Hérault) a également vu émerger un collectif citoyen baptisé « #NousSommes » et désormais investi par LFI. Ce collectif, composé de citoyens encartés ou non, a été formé au municipalisme par les cadres de « Barcelone en commun » et d’Alternatiba. Sa liste n’a pas été élaborée selon des accords d’appareil, mais à partir de candidats représentatifs de la sociologie montpelliéraine.

À Montpellier, comme un peu partout en France, quelques gilets jaunes ont rejoint les collectifs citoyens dans la perspective des élections municipales. Alors que le mouvement social fête son premier anniversaire, une question se pose : les individus des ronds-points, qui pour certains ont vécu une politisation express, vont-ils se lancer nombreux dans la bataille ? Pendant les européennes, plutôt ignorées par les gilets jaunes, le politiste Raphaël Challier expliquait à Mediapart que le mouvement avait « créé des solidarités et suscité de l’empowerment politique chez des citoyens classiquement exclus de cette sphère ».

« À ce titre, les municipales me paraissent être un débouché politico-électoral beaucoup plus crédible et qui résonne davantage avec le mode de fonctionnement et la sociologie des ronds-points », ajoutait-il. Six mois plus tard, ils sont en effet un certain nombre à se lancer, sans pour autant que la liste soit une traduction stricte de la composition du rond-point. Parfois têtes de gondole, parfois cautions, ou masqués dans les plis d’une liste citoyenne, les gilets jaunes seront bel et bien présents en mars 2020, à dose homéopathique et dans de petites communes. 

Aucune des « figures » connues du mouvement n’est tête de liste, pas même Ingrid Levavasseur, pourtant l’une des plus volontaires pour investir le champ politique (un moment tentée par les européennes, elle n’a finalement pas déposé sa candidature, après avoir été agonie d’injures sur les réseaux sociaux). L’aide-soignante se présente dans la commune de Louviers (Eure) sur une liste citoyenne emmenée par un jeune magistrat, Philippe Brun, contre le maire MoDem sortant.

Comme elle, des gilets jaunes plus anonymes peuvent y voir une traduction de leur engagement récent, le plus souvent sur des listes « sans étiquette », considérées donc comme apartisanes, et donc en accord avec la méfiance du mouvement pour toute forme de « récupération ». Steve Watier, un gilet jaune de Chauny (Picardie), a ainsi noué des contacts privilégiés avec le maire de sa commune, tout au long de cette année. « Discrètement, sans l’afficher, la municipalité nous a protégés pendant dix mois en refusant de nous évacuer. Elle a fait barrage entre la préfecture et nous. »

Le groupe de gilets jaunes local voit d’ailleurs plutôt d’un bon œil la présence d’un des siens sur la liste dirigée par Emmanuel Liévin, ancien directeur de cabinet et dauphin désigné du maire sortant. « L’axe fort du programme, ce sera la défense des services publics et surtout la défense de l’hôpital de Chauny », explique Steve Watier. Mais pour le gilet jaune, il s’agit aussi de contrecarrer les deux listes concurrentes, MoDem-LREM, d’une part, et RN d’autre part. « Ce sont des gens que je ne veux pas voir gagner. Et puis, il ne faut pas oublier que les élus de 2020 seront les grands électeurs de demain, ils vont élire le futur Sénat ! Donc il y a un enjeu national à garder des contre-pouvoirs face à Macron. »

« Nous sommes dans une forme d’éveil »

Y aller, ou pas, la question ne fait cependant pas du tout l’unanimité chez les gilets jaunes. À La Charité-sur-Loire (Nièvre), Filip Pavie et Arnaud Boulet étaient deux gilets jaunes actifs de l’association issue du mouvement « L’échangeur 29 », avant de s’en retirer pour lancer une liste. « Ce que je retiens de l’année passée, c’est l’engagement, le fait de ne pas rester étranger à ce qui se passe dans notre pays, explique Filip Pavie, tête de liste. Mais le groupe gilets jaunes de La Charité, ou ce qu’il en reste, n’apprécie pas du tout notre démarche, c’est complètement rejeté. »

Reste maintenant à trouver des personnes pour constituer la troupe, face à une autre « liste citoyenne » portée par un ancien conseiller municipal et la liste du maire sortant. Et à travailler sur un projet. Des gilets jaunes, Filip Pavie conserve la décision de ne faire qu’un seul mandat s’il est élu, de se consacrer à temps plein à la commune et de réserver une part du budget municipal à des propositions citoyennes. « Mais ici, les citoyens ne réclament pas vraiment plus de pouvoir, ils veulent surtout du changement. »

Filip Pavie précise : « Quand on fait du porte-à-porte, on ne cache pas que nous sommes gilets jaunes, car cela inquiète les gens. Les habitants nous assimilent à ce qui s’est passé ces derniers mois. Mais nous avons toujours cru davantage dans la négociation que dans le fait de crier “Macron démission !”. »

Les gilets jaunes en "Assemblée des assemblées" à Montpellier, le 3 novembre. © LD

À Sélestat, dans le Bas-Rhin, la sensibilité politique plus homogène du groupe gilet jaune local a servi de liant, permettant l’émergence sans douleur d’une « liste citoyenne » clairement issue du mouvement. Après des tergiversations, La France insoumise, les communistes ainsi que les socialistes ont rejoint le bateau et assuré de leur soutien. Dans cette liste proche de la gauche, seule EELV manque à l’appel. Dans le camp opposé figurent le maire sortant Marc Bauer, LR, candidat à sa propre succession, et une ancienne opposante, Caroline Reys. 

Les municipales en ligne de mire, certes, mais sans abandonner le navire jaune, explique Jean-Marc Kastel-Koffel, très impliqué dans la constitution de la liste : « On mène les deux de front. » Soit le retour sur les ronds-points le 16 novembre 2019, et le tractage pour l’élection de 2020, les réunions strictement gilets jaunes afin de définir les actions à mener cet hiver et le quadrillage des quartiers de la ville pour convaincre les électeurs de voter en mars prochain. 

Très attaché aux questions démocratiques, le groupe de Sélestat entend subvertir le processus même de l’élection municipale. L’instauration du RIC (référendum d’initiative citoyenne) local sera un incontournable, explique Jean-Marc Kastel-Koffel. « C’est vraiment un préalable pour les gilets jaunes, sans ça, pas de convergence citoyenne avec les partis. » La tête de liste doit être tirée au sort parmi des volontaires qui, pour le moment, ne sont pas légion. Le programme, basé sur huit axes majeurs, sera « mis en pâture dans les quartiers, pour discussion et amendements ». Enfin, l’annonce officielle de la liste aura lieu dans la rue, « et pas dans une salle avec conférence de presse ».

Les gilets jaunes de Sélestat connaissent cependant les obstacles à surmonter : le Rassemblement national (RN), bien implanté en Alsace, ainsi que l’abstention. « Nous nous lançons dans une région compliquée… Les gens d’extrême droite, nous les avons vus sur les ronds-points, je ne suis pas sûre qu’on réussisse à les faire changer d’avis. Notre boulot, c’est de labourer le terrain chez tous ceux qui ne votent plus. Être gilets jaunes, face à ces gens, peut être une force. »

À quelque deux cents kilomètres, plus à l’est, la petite commune de Commercy, dans la Meuse. C’est ici qu’est née la première Assemblée des assemblées, après un appel des gilets jaunes lancé en direct de la cabane construite sur l’une des places de la ville. La cabane, depuis, a été mise à terre, mais les Assemblées des assemblées ont essaimé, vers Saint-Nazaire, Montceau-les-Mines ou Montpellier, et avec elles l’idée d’un développement du municipalisme libertaire.

« Au printemps 2019, nous sentions l’essoufflement de la mobilisation, mais ne voulions pas perdre tout ce qui avait été construit depuis novembre, explique Steven Mathieu, gilet jaune historique de la commune, à Mediapart (voir notre émission MediapartLive sur le municipalisme). Nous avions aussi été très marqués par l’expérience de démocratie directe vécue à Commercy au cours de la première Assemblée des assemblées. Logiquement, l’idée d’investir le champ municipal a émergé. »

Le débat au sein du groupe local n’a cependant pas été simple, provoquant une sorte de scission : une partie du groupe ne se reconnaît pas dans la logique assembléiste, tient mordicus à la revendication originale sur le pouvoir d’achat, s’inquiète d’un processus trop « politique ». « C’est entendable et nous n’avons pas pris l’étiquette gilet jaune pour respecter cela, poursuit Steven Mathieu. Et puis, avec la violence et son traitement par les médias, les gilets jaunes sont devenus au fil du temps une sorte de catégorie sociale à part entière. Or nous voulions nous rassembler simplement comme citoyens. »

Le collectif nouvellement créé, composé d’anciens gilets jaunes et de nouveaux venus, a déjà organisé plusieurs assemblées citoyennes depuis cet été, et commencé à travailler sur des propositions à débattre concernant la gestion de l’eau, des déchets, le lien social, le RIC local. Il martèle son mantra : l’élection municipale est un moyen, pas une finalité. « Le principal, c’est l’assemblée citoyenne, pas la liste, insiste Steven Mathieu. L’assemblée pourra continuer à fonctionner et à exercer un rôle de contre-pouvoir même si on ne gagne pas l’élection. » Fidèle à son pas de deux, local et national, le groupe organise, les 23 et 24 novembre 2019, les « Rencontres nationales des communes libres et des listes citoyennes »… à Commercy.

De l’avis de plusieurs membres de La Belle démocratie, l’élection de mars 2020 est une première étape vers quelque chose de plus large. « Pour le moment, nous sommes dans une forme d’éveil et de sensibilisation. La vraie échéance, c’est 2026, affirme Tristan Rechid. Aujourd’hui, nous n’avons pas encore de corpus idéologique clair, nous sommes encore très légers. » Le co-initiateur de l’expérience de Saillans estime que le pays reste très éloigné « culturellement » du concept de municipalisme. « En France, on est encore persuadés que quelqu’un va nous sauver et que les affaires publiques, ce n’est pas pour nous », regrette-t-il.

Mathilde Goanec, Ellen Salvi, Mediacités, Le d'Oc, Le Poulpe et Marsactu

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