Pegasus : l’étrange silence des politiques français

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Les révélations internationales sur l’usage par onze États du logiciel israélien « Pegasus » n’ont pas suscité de condamnation unanime de la classe politique française. Bien que la France soit visée, peu de voix se sont élevées pour réclamer des sanctions à l’égard des États mis en cause.

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Est-ce l’indolence de ce début de vacances ? Le vote sur le passe sanitaire qui accapare l’agenda politique et médiatique ? Visiblement, la déflagration causée par « Pegasus », du nom de ce logiciel espion israélien vendu à (au moins) onze États à travers le monde, s’est arrêtée aux frontières françaises. À gauche comme à droite, les responsables politiques du pays ont été peu nombreux à prendre position dans une affaire qui touche pourtant de plein fouet la France, jusqu’à son président de la République espionné par les services marocains.