Le «vote bloqué», une punition de Claude Guéant, encore lui!

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Pour la première fois depuis longtemps, le gouvernement a imposé au Sénat la procédure du «vote bloqué», pour précipiter l'adoption de la réforme des retraites. Sous l'injonction de Claude Guéant, un secrétaire général de l'Elysée décidément partout.

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Début octobre, Gérard Larcher, président du Sénat, avait juré aux Français, à propos de la réforme des retraites: «Nous irons au bout des débats.» Interrogé sur l'éventualité que la majorité, sous sa présidence, recoure au «vote bloqué» (qui permet de précipiter l'adoption d'un texte en amputant les discussions), l'ancien ministre du travail avait balayé: «Je n'ai jamais souhaité utiliser ce type de procédure, ce n'est pas mon style!» Le voilà humilié, sa parole bafouée.