Emmanuel Macron a bâti toute sa candidature à la présidentielle sur un principe : ne pas faire de promesses qu'il sait ne pas pouvoir tenir. L'ancien secrétaire général adjoint de l'Élysée, chargé du programme économique de François Hollande en 2012, sait trop combien la promesse du Bourget, non tenue, de domestiquer la « finance » a plombé le quinquennat qui s'achève. Sur ce sujet précis, le programme libéral de l'ancien banquier d'affaires, présenté le 2 mars, alterne entre laisser-faire et modestes intentions régulatrices.