Vague d’assassinats racistes en 1973 : « L’oubli est un moyen de maintenir l’impunité »

La célèbre autrice de polars Dominique Manotti et la sociologue Rachida Brahim ont publié coup sur coup deux livres ramenant sur le devant de la scène les tueries qui ont visé il y a cinquante ans plusieurs dizaines d’Algériens, notamment à Marseille. Dialogue autour d’un passé qui dévoile des mécanismes d’invisibilisation toujours à l’œuvre aujourd’hui.

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Qui s’en souvenait ? Qui le savait ? Qui a voulu l’oublier ? Le 26 août 1973 à Marseille, un conducteur de tram est tué par un Algérien souffrant de problèmes psychiatriques. Le lendemain, trois Algériens sont tués dans la ville. Puis trois autres la semaine suivante, et cela continue. En trois mois, sur fond de virulents discours anti-« travailleurs immigrés », dix-sept personnes d’origine maghrébine, des Algériens pour la plupart, sont assassinées, à Marseille ou dans les environs.

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