«Gilets jaunes»: la colère des oubliés

«Gilets jaunes»: la colère des oubliés

Pour la première fois, le gouvernement se trouve confronté à un mouvement citoyen spontané, né à partir des réseaux sociaux. La contestation, au départ contre la hausse des taxes sur le diesel, s’est élargie à bien d’autres sujets. Nos reportages et nos analyses.

Macron tente d’acheter la paix sociale

Par et
Des « gilets jaunes » de La Ciotat regardent le discours d’Emmanuel Macron, lundi 10 décembre. © Reuters Des « gilets jaunes » de La Ciotat regardent le discours d’Emmanuel Macron, lundi 10 décembre. © Reuters

Le président de la République a annoncé lundi soir une série de mesures censées répondre aux revendications des « gilets jaunes ». Sans jamais prononcer le mot écologie, il a surtout cherché à sauvegarder ses réformes à long terme, par des propositions souvent floues ou en demi-teinte sur le pouvoir d’achat, et a étendu le débat aux questions identitaires.

Pour une nouvelle République

Par
 © Reuters © Reuters

Pour sauver sa présidence, Emmanuel Macron ne devrait pas seulement parler pouvoir d’achat. Il devrait répondre à un mouvement qui porte au premier plan une question ultra-politique : la réforme des institutions. Comment sortir d’une démocratie dévitalisée par le crétinisme présidentialiste ? À leur manière, les « gilets jaunes » reprennent des propositions écartées lundi soir par le président.

Dans le Loiret, «ce qu’on veut, c’est la destitution de Macron»

Par
Caroline Janvier, députée LREM du Loiret, échange avec les clients d'un bar, le 8 décembre 2018.. © MJ Caroline Janvier, députée LREM du Loiret, échange avec les clients d'un bar, le 8 décembre 2018.. © MJ

Le président de la République s’est exprimé lundi soir dans le but d'éteindre l'incendie alors que le fossé n’a jamais semblé aussi profond entre Emmanuel Macron et les « gilets jaunes », leurs voisins, les retraités ou les simples clients des cafés. Reportage auprès d'une députée dans le Loiret, où le rejet du pouvoir bouscule La République en marche.

Notre série: penser le mouvement des «gilets jaunes»

Né sur les réseaux sociaux, le mouvement des « gilets jaunes » bouscule le pouvoir. Plusieurs universitaires et écrivains apportent leur éclairage à cette mobilisation citoyenne sans précédent.

Les «arrestations préventives» ou la fin du droit de manifester

Une arrestation à Paris, le 8 décembre. © Reuters Une arrestation à Paris, le 8 décembre. © Reuters

Samedi, les forces de l’ordre ont multiplié les arrestations de manifestants de manière préventive : ceux-ci étaient simplement soupçonnés de vouloir participer à un rassemblement violent. Beaucoup ont terminé en garde à vue. La moitié ont fait l’objet d’un classement sans suite. Il n’y avait rien à leur reprocher.

Sur les Champs, la stratégie du flashball

Par
Sur les Champs-Elysée, une unité mobile déployée par la préfecture. © Karl Laske Sur les Champs-Elysée, une unité mobile déployée par la préfecture. © Karl Laske

Sur les Champs-Élysées, les forces de police sont intervenues dès le matin pour disperser les gilets jaunes. Le changement de stratégie du ministre de l’intérieur a conduit les policiers à aller « au contact » des manifestants. Parmi les personnes touchées par des tirs de flashball, deux photographes.

«Gilets jaunes» à Paris: «On est en train d’écrire l’Histoire»

La journée de mobilisation des gilets jaunes à Paris a commencé dans le calme, pour s’achever par des échauffourées et des manifestants éparpillés dans la capitale. La détermination des gilets jaunes reste intacte.

Calais: colère contenue sur le littoral

Par Elisa Perrigueur

Près de 200 gilets jaunes ont bloqué les routes et une station essence autour de Calais. La mobilisation s’est déroulée pacifiquement. Parmi les personnes que nous avons rencontrées, certaines assurent qu’elles n’iront plus voter. Leur but : « La démission de Macron et plus de justice sociale. »

Sur le web, les «gilets jaunes» apprennent à vitesse grand V

Par
Sur Facebook, le «compteur officiel de gilets jaunes», vendredi 7 décembre. Sur Facebook, le «compteur officiel de gilets jaunes», vendredi 7 décembre.

Comment Facebook est-il devenu la place publique sur laquelle les « gilets jaunes » se mobilisent, se comptent et s’organisent, mais aussi le lieu où la droite et la gauche ont disparu ? Faut-il craindre les dérives complotistes ? Éléments de réponses avec les « gilets jaunes de Commercy », et trois chercheurs spécialistes du web. 

Un pouvoir sans boussole

Par
À Gaillon (Eure), le 6 décembre. © Reuters À Gaillon (Eure), le 6 décembre. © Reuters

Emmanuel Macron s’exprimera après la nouvelle journée de mobilisation des « gilets jaunes », prévue samedi. Le président de la République adaptera son propos en fonction d’événements sur lesquels il n’a plus prise. La crise actuelle révèle au grand jour le dérèglement de la mécanique d’État et fait remonter à la surface les différences de vue qui traversent la majorité.

«Gilets jaunes»: face aux violences, l’irresponsabilité du pouvoir

Emmanuel Macron et Christophe Castaner à l'Arc de triomphe, le 2 décembre 2018. © Thibault Camus/REUTERS Emmanuel Macron et Christophe Castaner à l'Arc de triomphe, le 2 décembre 2018. © Thibault Camus/REUTERS

Face à la radicalisation de certains « gilets jaunes », le gouvernement annonce un samedi de manifestations extrêmement violent et évoque même des morts à venir. Ce discours du pire, allié à des demi-mesures qui ne répondent pas à l’urgence sociale, attise plus la colère qu’il ne l’apaise.

«A Noël, on sera toujours là!», promettent les gilets jaunes de Lorient

Par
Devant l'abri des gilets jaunes lorientais. © D.I. Devant l'abri des gilets jaunes lorientais. © D.I.

Malgré les reculs de l’exécutif sur la taxe carbone, les militants de la ville bretonne n’ont pas l’intention d’arrêter leur action. Après avoir bloqué le dépôt de carburant pendant une semaine, ils se préparent pour durer. Certains seront à Paris samedi, en dépit de la violence annoncée.

Les «gilets jaunes» se déchirent sur leurs porte-voix

Par
Deux gilets jaunes à Somain (Nord), le 5 décembre. © Reuters Deux gilets jaunes à Somain (Nord), le 5 décembre. © Reuters

Depuis trois semaines, les « gilets jaunes », mouvement né sur Facebook et boosté par la force de quelques vidéos virales, oscillent entre deux postures : le peuple, rien que le peuple, ou se doter de représentants, quitte à fâcher une partie du mouvement.

Avec les lycéens de Blois, au deuxième jour de manifestation

Par

Jeudi a marqué leur deuxième journée de mobilisation. Qu’ils soient en filière pro ou classique, en lycée privé ou public, un millier de lycéens de Blois manifestent contre les réformes en cours, Parcoursup, les stages introuvables quand « on n’a pas de réseau »…

Le crépuscule du macronisme

Par
Emmanuel Macron lors de la présentation de son programme pluriannuel de l'énergie, le 27 novembre. © Reuters Emmanuel Macron lors de la présentation de son programme pluriannuel de l'énergie, le 27 novembre. © Reuters

Le mélange de libéralisme en économie et d’autoritarisme en politique qui avait assuré la victoire du macronisme le conduit aujourd’hui vers un échec. Car quel que soit le dénouement de la crise, Emmanuel Macron ne pourra pas achever son quinquennat comme il l’a commencé, dans une boulimie de réformes conduites au pas de charge et en piétinant la démocratie sociale.

«Gilets jaunes»: Macron recule à contretemps

Emmanuel Macron, le 12 novembre. © Reuters Emmanuel Macron, le 12 novembre. © Reuters

Alors qu’il dénonçait jusqu’à présent les errements de ses prédécesseurs, Emmanuel Macron a fini par céder à son tour à la pression des « gilets jaunes », en suspendant la hausse des taxes sur les carburants. La majorité se félicite des mesures annoncées, mardi, par Édouard Philippe pour « ramener l’apaisement ». Mais certains craignent déjà qu’elles ne soient insuffisantes.

Après les annonces de Philippe, les «gilets jaunes» ne veulent rien lâcher

Par et
capture-d-e-cran-2018-12-04-a-19-17-34

Sur Facebook, les consultations des « gilets jaunes » sont sans appel : ils ne sont pas convaincus par les nouvelles annonces du premier ministre et prévoient de continuer à se mobiliser. À l’Assemblée, les oppositions dénoncent des mesures insuffisantes.

Au tribunal de Paris: de la prison en veux-tu en voilà pour les «gilets jaunes»

La mobilisation des « gilets jaunes », le 1er décembre à Paris. © Reuters La mobilisation des « gilets jaunes », le 1er décembre à Paris. © Reuters

Après les affrontements de samedi, 70 personnes ont été jugées en comparution immédiate, lundi, au tribunal de Paris. On attendait des « casseurs », des vrais de vrais. Les juges ont découvert des ouvriers, des techniciens, des artisans, des jeunes venus à Paris, souvent pour leur première manifestation et emportés par les vagues de violence. Les peines de prison – ferme ou avec sursis – sont tombées comme à Gravelotte avec des procureurs décidés à en découdre.

Maintien de l'ordre à Paris: «Si on continue comme ça, il y aura des morts»

Par
À Strasbourg, le 1er décembre. © Reuters À Strasbourg, le 1er décembre. © Reuters

Le ministre de l’intérieur Christophe Castaner et le secrétaire d’État Laurent Nuñez ont défendu à l’assemblée la justesse du dispositif du maintien de l’ordre, le 1er décembre à Paris. En tordant les faits. Ils annoncent un déploiement de forces mobiles, samedi prochain.

«Gilets jaunes»: le pouvoir fait un geste

Par et
 © Reuters © Reuters

Édouard Philippe a annoncé mardi un moratoire sur la hausse de la taxe sur les carburants. La veille, le premier ministre avait rencontré tous les chefs de parti. Il s’exprime mercredi à l’Assemblée. Dans la majorité, des voix discordantes s’étaient élevées pour réclamer une action rapide et globale.

«Gilets jaunes»: les oppositions se cherchent

Par et
De gauche à droite et de haut en bas : Marine Le Pen (RN), Benoît Hamon (Génération.s), Sandra Regol (EELV), Olivier Faure (PS), Laurent Wauquiez (LR), Charlotte Girard (LFI), Olivier Besancenot (NPA) et Fabien Roussel (PCF). © Reuters/Twitter De gauche à droite et de haut en bas : Marine Le Pen (RN), Benoît Hamon (Génération.s), Sandra Regol (EELV), Olivier Faure (PS), Laurent Wauquiez (LR), Charlotte Girard (LFI), Olivier Besancenot (NPA) et Fabien Roussel (PCF). © Reuters/Twitter

Les principaux responsables de parti ont été reçus à Matignon lundi pour évoquer les sorties de crise possibles. Eux-mêmes sont dépassés par le mouvement inédit des « gilets jaunes ».

Les lycéens entrent à leur tour dans la danse de la contestation

Par et
À Aubervilliers, le 3 décembre. © Reuters À Aubervilliers, le 3 décembre. © Reuters

Plus d’une centaine de lycées ont été perturbés lundi. L’organisation UNL, rejointe par la FIDL et le SGL, avait appelé les jeunes à se mobiliser contre les réformes du baccalauréat, du lycée et de Parcoursup. Pour le moment, la stratégie de convergence avec les « gilets jaunes » n’est pas définie.

Zineb Redouane, blessée par une grenade lacrymo et décédée à l’hôpital à Marseille

Par
Rue des Feuillants, à Marseille. © LF Rue des Feuillants, à Marseille. © LF

Décédée dimanche 2 décembre au bloc opératoire à Marseille, Zineb Redouane, 80 ans, avait été grièvement blessée au visage par une grenade lacrymogène lancée par des policiers dans son appartement samedi, en marge des manifestations. Selon l'une de ses voisines, Zineb a dit avoir été « visée » par « deux policiers » armés d'un fusil lance-grenades, alors qu'elle fermait ses fenêtres.

«Gilets jaunes»: pour sortir de la crise, Aghion suggère d'acheter le consentement aux réformes

Par
À Paris le 1er décembre. © Reuters À Paris le 1er décembre. © Reuters

Philippe Aghion, économiste mentor du président de la République, propose le rétablissement de l’ISF et un creusement du déficit public pour assurer le consentement des Français aux « réformes structurelles ». Mais la manœuvre pourrait déjà arriver trop tard.

«Gilets jaunes»: Macron au pied du mur

Par
Emmanuel Macron et Christophe Castaner le 2 décembre à Paris. © Reuters Emmanuel Macron et Christophe Castaner le 2 décembre à Paris. © Reuters

Le chef de l’État est confronté à la crise politique la plus grave depuis le début de son mandat. Alors que des leaders de l’opposition ont appelé à une dissolution de l’Assemblée nationale, la semaine qui s’ouvre s’annonce décisive pour l’exécutif. La piste d’un rétablissement de l’état d’urgence a été écartée, à ce stade, à l’issue d’une réunion de crise dimanche à l’Élysée.

«Gilets jaunes»: une multitude d'actions dans le calme, en région

Par

Des dizaines de milliers de personnes ont participé samedi dans toute la France à de nombreuses actions de blocage menées par de petits groupes de « gilets jaunes ». Passage en revue.

«Gilets jaunes»: scènes de violence place de l’Etoile à Paris

Par

Des heurts ont éclaté samedi à Paris, faisant une centaine de blessés en marge de la mobilisation des « gilets jaunes ». Quelque 270 personnes ont été interpellées.

Les «gilets jaunes» débordent dans les rues de Paris

Par et
 © M.G. © M.G.

La mobilisation parisienne a tourné à la manifestation sauvage, se mêlant parfois au défilé syndical de la CGT. Mais elle fut surtout rejointe par des militants de tous horizons, errant rive droite, pour finir dans un nuage de lacrymogènes au centre de la capitale.

A Toulouse, «gilets jaunes» et cégétistes se parlent sous les lacrymos

Par
À Toulouse, « gilets jaunes » et membres du cortège CGT-FSU-Solidaires, samedi 1er décembre. © ER À Toulouse, « gilets jaunes » et membres du cortège CGT-FSU-Solidaires, samedi 1er décembre. © ER

« Gilets jaunes » et CGT-FSU-Solidaires ont convergé samedi à Toulouse. Une rencontre furtive et moyennement cordiale, sous les gaz lacrymogènes.

Les «gilets jaunes», révélateurs de l’échec de la méthode Macron

Par
 © Reuters © Reuters

Le mouvement des « gilets jaunes » a réussi à placer la question des inégalités, mais aussi celle des institutions, au cœur du débat public, révélant les failles des politiques conduites par Emmanuel Macron et le revers de son exercice vertical du pouvoir. À l’issue d’une nouvelle journée de mobilisation, l’exécutif a dénoncé les scènes de violence observées à Paris, le 1er décembre.

A la convention LREM, personne n’a la solution face aux «gilets jaunes»

Par
Stanislas Guerini, nouveau délégué général de LREM. © MJ Stanislas Guerini, nouveau délégué général de LREM. © MJ

Le jour même où des manifestations violentes se déroulaient à Paris, La République en marche a élu samedi son nouveau délégué général, Stanislas Guerini. Des militants inquiets assurent à Mediapart que le mouvement a perdu tout contact avec le terrain. Ils appellent le parti à se réformer pour dépasser la crise des « gilets jaunes ».

La bataille de l’égalité

Par
À l'Arc de triomphe, le 1er décembre 2018. © Karl Laske À l'Arc de triomphe, le 1er décembre 2018. © Karl Laske

La révolte des « gilets jaunes » vise l’injustice fiscale et l’arbitraire étatique. Son moteur est le cœur des combats émancipateurs : l’exigence d’égalité. De son ouverture aux causes communes d’une égalité pour toutes et tous dépendra son avenir politique.

Gilets jaunes: François Ruffin appelle Paris à s’engager dans le mouvement

Par
Avant même le mouvement des « gilets jaunes », François Ruffin portait déjà le sien. Ici, à Amiens, avec Emmanuel Macron, en octobre 2017. © Reuters Avant même le mouvement des « gilets jaunes », François Ruffin portait déjà le sien. Ici, à Amiens, avec Emmanuel Macron, en octobre 2017. © Reuters

Jeudi soir, place de la République à Paris, le député de La France insoumise a rassemblé les troupes de Nuit debout. Il a plaidé pour une convergence des luttes entre gilets jaunes périurbains et Parisiens, et prône une alliance entre classes populaires et classes moyennes.

Le 1er décembre à Paris: ils manifestent tous, mais pas tous ensemble

À la première manifestation parisienne des « gilets jaunes », le 17 novembre. © E.S. À la première manifestation parisienne des « gilets jaunes », le 17 novembre. © E.S.

« Gilets jaunes », syndicats, mouvements antiracistes, étudiants, tous appellent à manifester samedi 1er décembre à Paris. Mais si cette journée les fait converger, les différentes composantes de ce mouvement social sont loin d’être d’accord.

«Gilets jaunes»: derrière la rationalité de façade du gouvernement, une idéologie

Par
Effet des mesures du budget 2019 sur le pouvoir d'achat par centiles de revenus © Institut des Politiques Publiques (IPP) Effet des mesures du budget 2019 sur le pouvoir d'achat par centiles de revenus © Institut des Politiques Publiques (IPP)

Derrière les « impossibilités » rationnelles et autres « paradoxes » avancés par le gouvernement pour justifier son peu d’écoute des revendications des « gilets jaunes » se cache une vision idéologique de la réalité de l’économie française. 

«Gilets jaunes»: Macron répond a minima

Emmanuel Macron a tenté, mardi 27 novembre, de calmer les colères en proposant une modulation des taxes sur les carburants en cas de forte hausse du prix du pétrole. Il annonce également « une grande concertation de terrain », avec élus, associations et « gilets jaunes ». Sans convaincre personne.

«Gilets jaunes»: les troupes de Dupont-Aignan sur le pied de guerre

Par

Omniprésent dans les médias depuis l’apparition du mouvement des « gilets jaunes », Nicolas Dupont-Aignan espère tirer parti d’une fronde pour laquelle il se sent, lui qui a combattu les sociétés d’autoroutes et bataillé « pour les automobilistes », le leader le plus légitime. Reportage à Bordeaux, où ses troupes ont été aux avant-postes des blocages.

Deux blessés graves aux Champs-Elysées: l’exécutif en accusation

Par

En début de soirée samedi, un jeune manifestant venu en famille au rassemblement des « gilets jaunes » a eu la main arrachée par une grenade, alors qu’il se trouvait avenue Franklin-Roosevelt à Paris. Plus tard, un fonctionnaire membre d’une compagnie de sécurité a été grièvement touché à l’œil par un boulon. Le ministre de l’intérieur et le préfet de police sont mis en cause par les syndicats de police.

A Paris, la manifestation des «gilets jaunes» tourne à l’émeute

 © Thomas Haley © Thomas Haley

Les « gilets jaunes » ont de nouveau manifesté partout en France samedi. À Paris, des milliers de personnes ont passé la journée sur les Champs-Élysées ou dans les rues adjacentes, construisant des barricades et se heurtant aux forces de l’ordre. Un public très hétéroclite réuni sous un mot d’ordre commun : « Macron démission ».

Comprendre le mouvement des «gilets jaunes»

gilets

En vidéo, récits et premières clés d’analyse du mouvement des «gilets jaunes», avec l’économiste Lucas Chancel, notre journaliste Mathilde Goanec, le photo-documentariste Vincent Jarousseau et l’habitante du Blanc (Indre) Judith Cartier, qui se bat pour sauvegarder la maternité.

Dans l’Eure, «le réservoir de la colère explose»

Par

Dans l’Eure, péages d’autoroute et gros ronds-points demeurent bloqués tout ou partie de la journée. Le prix des carburants est oublié. Ouvriers, retraités, intérimaires, artisans, jeunes et vieux disent tous la même chose : une vie de galère avec des revenus de misère et des injustices qu’ils ne veulent plus supporter.

«Gilets jaunes»: l’exécutif cherche une porte de sortie

Par

Alors que le mouvement des « gilets jaunes » se poursuit, l’exécutif peine à trouver une réponse politique qui lui permette de calmer la mobilisation sans dévier du fameux « cap » fixé par Emmanuel Macron. Dans la majorité, des voix s’inquiètent du manque de souplesse du gouvernement.

«Gilets jaunes»: l’outre-mer en avance d’une colère

Par

Sur l’île de La Réunion, le blocage et les émeutes constituent le symptôme éruptif d’un malaise profond : l’outre-mer français dans son ensemble fait face à des crises commerciales, écologiques et identitaires, auxquelles doit aussi se préparer l’Hexagone.

«Plus rien ne sera comme avant à La Réunion»

Par

Younous Omarjee, eurodéputé La France insoumise, analyse les répercussions de la mobilisation des « gilets jaunes » sur l’île de La Réunion, après que des émeutes ont éclaté et un couvre-feu imposé. Pour lui, la crise n’en est qu’à ses débuts.

Les «gilets jaunes» à la lumière du mouvement poujadiste

Par
5-1370101782

La révolte antifiscale partie du Lot en 1953, sous sa gangue fascisante, comporte des signes émancipateurs. Petit retour. Sans éblouissement illusoire mais sans ce défaitisme intériorisé sur lequel tablent les dominants.

«Gilets jaunes»: les syndicats hésitent à entrer dans la danse

Par et
17-novembre-reims-christian

Si la plupart des centrales syndicales se bouchent le nez à l’évocation des « gilets jaunes », localement, des militants franchissent le pas au nom de l’urgence sociale. La fracture reste néanmoins vive, à cause principalement des incidents racistes et de certaines revendications anti-impôts.

A Rouen, «autant de gens, si différents, c’est inédit»

Par
img-3881

Dans le centre-ville, les infirmières libérales et hospitalières manifestent contre le plan santé. Rive gauche, en périphérie d’agglomération, les gilets jaunes continuent d’occuper des ronds-points, dans la fumée des feux de palettes.

Les «gilets jaunes», miroir des évolutions de la démocratie

Par
Estelle, 20 ans, et Yohan, 26 ans, manifestaient pour la première fois de leur vie le 17 novembre dernier. © EJ Estelle, 20 ans, et Yohan, 26 ans, manifestaient pour la première fois de leur vie le 17 novembre dernier. © EJ

D’un bout à l’autre de l’échiquier politique, les opposants à Macron projettent leurs désirs sur les gilets jaunes. Mais que peut-on voir dans cet habit dont la singularité est moins constituée par sa couleur que par son aspect réfléchissant ?

«Gilets jaunes»: le gouvernement pris au piège de sa propre démagogie fiscale

Par
Des manifestants au péage de Montgiscard, dans la périphérie de Toulouse. © ER Des manifestants au péage de Montgiscard, dans la périphérie de Toulouse. © ER

Le gouvernement veut assurer aux « gilets jaunes » que, comme eux, il souhaite moins d’impôts. Une rhétorique qui ne fait qu'alimenter un mouvement hostile à l'exécutif, et qui délégitime les prélèvements obligatoires.

«Gilets jaunes», pourquoi les trouve-t-on si gentils

Par
Des « gilets jaunes » à Paris. © ES Des « gilets jaunes » à Paris. © ES

La façon dont les médias et les responsables politiques ont traité les mouvements du 17 novembre ferait rêver tous les manifestants qui ont battu le pavé en France ces dernières années. L'originalité de la mobilisation partie des réseaux sociaux n'explique pas à elle seule cette singulière bienveillance.

«Gilets jaunes»: le gouvernement reste sourd, l’opposition appelle à maintenir la pression

Par

Face à la mobilisation des « gilets jaunes » qui a rassemblé, le 17 novembre, près de 300 000 personnes sur l’ensemble du territoire, le gouvernement a décidé de maintenir son « cap » en misant manifestement sur l’essoufflement de la contestation. De droite à gauche, l’opposition espère, au contraire, la poursuite du mouvement.

A Toulouse, Reims et Paris... le ras-le-bol des «gilets jaunes»

À Toulouse, Medaji, syndicaliste de 28 ans, espère que le mouvement va se structurer. © ER À Toulouse, Medaji, syndicaliste de 28 ans, espère que le mouvement va se structurer. © ER

Plusieurs dizaines de milliers de « gilets jaunes » ont manifesté ce samedi sur tout le territoire en faveur du pouvoir d’achat. Le mouvement, déstructuré et protéiforme, a dépassé la seule protestation contre la hausse des taxes sur les carburants. Reportages à Toulouse, Reims et Paris. 

Dans l’Orne: «Pour certains ici, c’est prendre la voiture ou manger»

Par
Dans le PMU de La Ferté-Macé, des appels à manifester à Vire. © MG Dans le PMU de La Ferté-Macé, des appels à manifester à Vire. © MG

La question du coût du transport, criante pour les travailleurs pauvres et la classe moyenne en milieu rural, nourrit la fronde des « gilets jaunes ». Dans l’Orne, en Normandie, le mécontentement est protéiforme, et dépasse de loin la simple taxe sur les carburants.

Prix du carburant: le gouvernement paie cher une vision économique simpliste

Par

En faisant de l’incitation fiscale le cœur de sa politique économique, le gouvernement se fracasse sur une réalité plus complexe. Les conséquences de la hausse du carburant seront désastreuses, y compris pour les politiques environnementales.

La gauche face aux «gilets jaunes», du malaise au soutien

Par

Les formations politiques de gauche ont fini par soutenir, peu ou prou, les actions contre la hausse du diesel. À l’exception d’Europe Écologie-Les Verts. Mais, face à cette mobilisation hétéroclite, le malaise persiste, obligeant les organisations à renouveler leur logiciel idéologique.

Impôt et transition écologique: le double gâchis

Par
 © Reuters © Reuters

Emmanuel Macron habille en vert des hausses de taxes qui ne constituent qu’un tour de vis fiscal supplémentaire pour les ménages. Le résultat est calamiteux : tout à la fois il ruine le consentement à l’impôt et prend le risque de rendre impopulaire l’indispensable transition écologique.

«Gilets jaunes»: le gouvernement s’empêtre dans ses contradictions

Par
Paris dans les embouteillages. © Reuters Paris dans les embouteillages. © Reuters

Le premier ministre a annoncé mercredi des mesures face à la fronde. Mais il manque un plan global : vouloir diminuer l’usage de la voiture sans développer les déplacements alternatifs ne sert à rien.

Macron face à l’inconnue des «gilets jaunes»

Par
 © Reuters © Reuters

Emmanuel Macron se trouve pour la première fois confronté à un mouvement citoyen spontané. « Je ne changerai pas de cap », a-t-il répété mercredi. Depuis le début du quinquennat, le manque d’écoute du pouvoir, reconnu par le président lui-même, a nourri les colères.

Prix du carburant: même LR et le RN sont dépassés par la mobilisation

Par
Page de présentation de la pétition contre la hausse des prix du carburant Page de présentation de la pétition contre la hausse des prix du carburant

Emmanuel Macron a de nouveau été interpellé jeudi 8 novembre sur la hausse des prix du carburant, alors que les partis de droite et d’extrême droite entendent bien tirer profit de la fronde contre la hausse des carburants. Même eux sont dépassés par une mobilisation protéiforme lancée sur les réseaux sociaux.

Diesel: les députés LREM peinent à contenir la mobilisation

Par
Emmanuel Macron interpellé par un ouvrier de l'usine Renault de Maubeuge le 8 novembre 2018. © Reuters Emmanuel Macron interpellé par un ouvrier de l'usine Renault de Maubeuge le 8 novembre 2018. © Reuters

La mobilisation lancée à travers les réseaux sociaux pour le 17 novembre contre la hausse du carburant et la taxe associée décidée par le gouvernement incite les parlementaires LREM à défendre la cohérence de la politique en matière d’écologie. Certains reconnaissent cependant une faiblesse pour aller sur le terrain se confronter aux critiques.

Tous les articles