Bygmalion: la défense tous frais payés d’anciens dirigeants du parti

Par Mathilde Mathieu

D’après nos informations, d’anciens responsables de l’UMP cités dans l’affaire Bygmalion voient leurs frais d’avocat pris en charge intégralement. Grâce à une assurance souscrite par le parti, Jean-François Copé ou Pierre Chassat n’ont pas déboursé un euro de leur poche depuis 2014.

Bygmalion: pourquoi le parquet veut un procès pour Sarkozy

Par Mathilde Mathieu
Reuters / Jean-Paul Pelissier © Nicolas Sarkozy Reuters / Jean-Paul Pelissier © Nicolas Sarkozy

Dans l’affaire du compte de campagne truqué de Nicolas Sarkozy, le parquet de Paris demande le renvoi de l'ancien candidat devant un tribunal, en compagnie de treize autres mis en examen. Mediapart a consulté le réquisitoire.

Présidentielle 2012: Sarkozy a dépensé le double du plafond autorisé

Par Mathilde Mathieu
La réunion publique de Villepinte a coûté 6,2 millions d'euros en 2012, d'après l'enquête judiciaire © Reuters La réunion publique de Villepinte a coûté 6,2 millions d'euros en 2012, d'après l'enquête judiciaire © Reuters

C'est la première expertise solide fournie aux juges depuis le début de l'enquête. D'après une synthèse consultée par Mediapart, les dépenses occultes de la campagne 2012 de Nicolas Sarkozy ont dépassé les 24,5 millions d’euros. Outre les prestations cachées de Bygmalion, au moins 8,2 millions d'euros d'autres factures ont été « oubliés ». Au total, 46 millions ont été dépensés.

Affaire Bygmalion: la défense par l'absurde des sarkozystes

Par Mathilde Mathieu
 © Reuters © Reuters

Depuis mardi soir, les proches de Nicolas Sarkozy assurent que sa mise en examen pour financement illégal de campagne n’aurait rien à voir avec Bygmalion. Qu’il s’agirait d’une « infraction formelle », déjà jugée par le conseil constitutionnel qui plus est. Florilège.  

Nicolas Sarkozy est mis en examen dans Bygmalion

Par Mathilde Mathieu
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L’ancien président de la République Nicolas Sarkozy a été mis en examen, mardi 16 février au soir, pour financement illégal de campagne électorale. Il a par ailleurs été placé sous le statut de témoin assisté des chefs d’usage de faux, escroquerie et abus de confiance.

La droite n’a pas attendu la justice pour enterrer Sarkozy

Par Ellen Salvi

La mise en examen de Nicolas Sarkozy dans l’affaire Bygmalion est officiellement un non-sujet pour ses adversaires à la primaire. Inutile de l’attaquer sous cet angle, arguent-ils, persuadés que l’ex-chef de l'État est déjà « cramé » politiquement.

Compte 2012 truqué: pourquoi Sarkozy devrait être disqualifié pour l'Elysée

Par Mathilde Mathieu

Dans son livre, Nicolas Sarkozy se refuse à tout mea culpa dans l'affaire Bygmalion, celle du financement illicite de sa campagne de 2012. Il a pourtant dépensé plus de 40 millions d'euros, soit le double du plafond autorisé. Ce montant astronomique devrait suffire à le disqualifier définitivement de la course à l'Élysée. Procès-verbaux à l'appui, Mediapart rappelle quelques faits que l'ancien chef de l'État semble avoir oubliés.

Sarkozy 2012: sur la piste de nouvelles dépenses cachées

Par Mathilde Mathieu
Le meeting de Villepinte aurait coûté plus de 6 millions d'euros (conseil national de l'UMP compris) © Reuters Le meeting de Villepinte aurait coûté plus de 6 millions d'euros (conseil national de l'UMP compris) © Reuters

L'affaire Bygmalion change de dimension. D'après nos informations, les juges soupçonnent que d'autres dépenses de campagne, sans rapport avec Bygmalion, ont été dissimulées par l'équipe de Nicolas Sarkozy en 2012 et masquées dans les comptes de l'UMP. Mardi 19 janvier, plusieurs acteurs clefs étaient convoqués pour une nouvelle confrontation.

Bygmalion: l'autre agence de com' et sa facture cachée

Par Mathilde Mathieu
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Dans l'affaire « Sarkozy 2012 », l'enquête s'élargit au-delà de Bygmalion, sur la piste d'autres dépenses cachées. Une facture d'Agence Publics, co-organisatrice du meeting géant de Villepinte, a disparu du compte du candidat. Mediapart a mis la main sur cette facture à 1,5 million d'euros.

Sarkozy 2012: comment les contrôleurs ont loupé le scandale Bygmalion

Par Mathilde Mathieu
 © Mediapart © Mediapart

Mediapart a pu consulter les opérations de contrôle menées sur le compte de campagne truqué de Nicolas Sarkozy en 2012. Jusqu'ici, ce travail d'instruction était resté au secret. Ces documents révèlent le manque de moyens d'investigation des « vérificateurs », qui ont raté les fausses factures de Bygmalion.

Et si Sarkozy devait 17 millions à l'Etat ?

Par Mathilde Mathieu et Ellen Salvi

En 2013, l'ancien président a écopé d'une sanction de 363 000 euros après le rejet de son compte de campagne, montant calé sur ses dépenses hors plafond. S'il se confirme que 17 millions ont été dissimulés, c'est une pénalité du même montant qu'il aurait dû payer.

Financement de la présidentielle: faut-il créer une peine d'inéligibilité?

Par Mathilde Mathieu

Nicolas Sarkozy fait aujourd'hui un retour fracassant à l'UMP, alors que le Conseil constitutionnel vient de rejeter son compte à la présidentielle pour irrégularités. Dans l'arsenal des « Sages », aucune peine d'inéligibilité n'était possible.

Financement illicite de campagne : le caillou dans la chaussure de Nicolas Sarkozy

Par Mathilde Mathieu

Que son implication soit démontrée ou non dans l'affaire Bygmalion, l'ancien candidat se retrouve sous la menace d'un “petit” article oublié du code électoral.

Les 17 millions d'euros cachés de la campagne Sarkozy

Par Fabrice Arfi et Mathilde Mathieu
 © Reuters © Reuters

Selon une comptabilité interne de la société Bygmalion, le candidat Sarkozy a dissimulé presque 17 millions d'euros de frais de campagne aux autorités de contrôle en 2012. Cette comptabilité contenue dans une clef USB a été récupérée par la police judiciaire. Mediapart y a eu accès en intégralité.

Document. Meeting par meeting, le détail du financement

Par Fabrice Arfi et Mathilde Mathieu

Mediapart a reconstitué la double facturation établie pour les 44 meetings électoraux de Nicolas Sarkozy en 2012. 

Bygmalion : Mediapart publie l’intégralité des fausses factures à l'UMP

Au total, ce sont 58 fausses factures – pour un total de 15 millions d'euros – que Bygmalion a adressées en 2012 à l'UMP pour l'organisation de réunions fictives. Le but : payer secrètement le dépassement du compte de campagne du candidat Sarkozy.

Sarkozy et Copé : non-lieu général dans l’affaire « des pénalités »

Par Mathilde Mathieu
 © Reuters © Reuters

Après un an d'investigations, les juges chargés d’instruire l’affaire dite « des pénalités » ont prononcé un non-lieu général, mardi 8 septembre, au bénéfice de Nicolas Sarkozy et de Jean-François Copé notamment.

Pénalités de campagne : les juges placent Sarkozy sous le statut de « témoin assisté »

Par Mathilde Mathieu

Nicolas Sarkozy est sorti du bureau des juges, mercredi 1er avril, sans mise en examen. Mais il se retrouve placé sous le statut de « témoin assisté » dans l'affaire dite des « pénalités », où l'ex-trésorière du parti et Jean-François Copé sont, eux, mis en examen. En 2013, après le rejet de son compte de campagne, il avait fait payer par l'UMP ses propres sanctions financières.

Le compte de campagne de Sarkozy était bel et bien truqué

Par Mathilde Mathieu

Bygmalion affirme qu'elle a fait payer par l'UMP des factures de meetings organisés pour la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy. Objectif supposé: aider le candidat à respecter le plafond des dépenses autorisées.

Eric Cesari, l'homme des «coups montés» de Sarkozy

Par Ellen Salvi

L'ex-directeur général de l'UMP est à son tour rattrapé par l'affaire Bygmalion. Installé par Nicolas Sarkozy dès 2007 aux commandes du parti, cet élu de Courbevoie, biberonné aux réseaux Pasqua, est depuis toujours l'un des fidèles exécutants des manœuvres politiques de l'ancien chef d'État.

Malgré 76 millions de dettes, l'UMP a soigné les proches de Copé

Par Mathilde Mathieu et Ellen Salvi

Mediapart dévoile les comptes 2013 de l’UMP, qui révèlent le montant astronomique de ses seules dettes bancaires : 76,2 millions d’euros. Jean-François Copé ne s’est pourtant pas privé de faire payer par le parti 24 000 euros de billets d’avion à son épouse l'an dernier.

Les finances des partis, ce trou noir de la République

Par Mathilde Mathieu

L'affaire des fausses factures de Bygmalion confirme l'indigence des contrôles sur les dépenses des partis. Vingt-cinq ans après les lois sur le financement de la vie politique, le législateur doit tout reprendre. Certains suggèrent de soumettre l'UMP, le PS, et tous les autres au code des marchés publics.

UMP : après les fausses factures, les formations fantômes

Par Mathilde Mathieu et Marine Turchi
 © Reuters © Reuters

Le système Copé entre en décomposition. Alors que les enquêteurs explorent les fausses factures de Bygmalion, Mediapart dévoile comment une association liée à l’UMP, présidée par une fidèle de Jean-François Copé et perquisitionnée lundi, a vendu des formations d’élus en partie fantômes aux collectivités locales.

Formation de députés : Bygmalion a directement facturé l'Assemblée

Par Mathilde Mathieu et Ellen Salvi

Outre les millions d'euros réglés par le groupe des députés UMP, Bygmalion a aussi facturé l'Assemblée nationale directement. Entre 2008 et 2012, le Palais-Bourbon a versé 217 000 euros à la société pour des formations en communication, d'après des chiffres recueillis par Mediapart.

Affaire Copé : les conventions mystères de l'UMP

Par Mathilde Mathieu et Ellen Salvi

Elles ont coûté près de 12,7 millions d’euros et pourtant, pas grand-monde ne s’en souvient. Après avoir épluché 55 factures de Bygmalion, réglées pour des “réunions thématiques” entre janvier et juin 2012, Libération soupçonne des prestations fictives. Ces révélations renforcent les interrogations sur les liens financiers entre l’UMP et ce groupe de communication, détenu par des proches de Jean-François Copé.

Bygmalion, Sarkozy, bataille d'égos... : la sourde colère des députés UMP

Par Ellen Salvi

Alors qu’une petite poignée de ténors UMP se déchirent par médias interposés, la majorité des élus de l’opposition assiste, affligée, à la déconfiture du parti. Mediapart donne la parole à ces députés que l’on n’entend jamais. Et qui n’en peuvent plus de payer pour les autres.

L'effondrement du système Copé

Par Ellen Salvi

L'affaire Bygmalion a été l'affaire de trop pour le patron de l'UMP. Depuis près de dix ans, il avait traversé toutes les polémiques sans jamais être inquiété. Conflits d'intérêts, manœuvres politiques, amitiés sulfureuses... Avec une ligne de défense bien rodée, Copé était parvenu à s'en sortir. Jusqu'à devoir démissionner de la tête de l'UMP.

Affaire Bygmalion : Copé débarqué de la présidence de l'UMP

Par Ellen Salvi et Marine Turchi

Auditions d’élus, perquisition à l’UMP, attaques fratricides et contre-feux divers… À peine les européennes terminées, l’affaire Bygmalion s’est considérablement accélérée. Mardi matin, Jean-François Copé a dû démissionner de la présidence de l'UMP.

Affaire Copé : cette facture de Bygmalion qui a fait bondir le PS

600 euros de l'heure. C'est le tarif de la formation que Jérôme Lavrilleux, directeur de cabinet de Jean-François Copé et conseiller général de l'Aisne, a prétendu faire payer à sa collectivité, au bénéfice de la société Bygmalion. Le conseil général a refusé de régler un centime.

Comptes de l’UMP : ce qui pourrait intéresser la justice

Une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet de Paris à la suite des révélations du Point sur les contrats passés entre l’UMP et le groupe Bygmalion, détenu par des proches de Jean-François Copé. Mais la justice pourrait ratisser plus large encore.

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