En Inde, Narendra Modi remet son mandat en jeu

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Le 11 avril, « la plus grande démocratie représentative au monde » organise pendant plus d’un mois ses élections générales. En 2014, une victoire écrasante du parti nationaliste-conservateur Bharatiya Janata Party (BJP) a porté au pouvoir Narendra Modi. En course pour un second mandat, le premier ministre fait face à des adversaires déterminés à lui barrer la route, du traditionnel parti du Congrès aux formations régionales qui contrôlent de larges parts du sous-continent. C’est le fragile modèle séculaire de l’Inde qui est en jeu, alors que l’hindouisme est peu à peu érigé en politique d’État.

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Asie du Sud-Est, correspondance.– La plus importante machine électorale au monde est lancée. Dans un pays de 1,3 milliard d'habitants, ce sont 900 millions de votants (dont 15 millions de primo-électeurs) qui sont appelés aux urnes, soit deux fois plus que pour les prochaines élections européennes, pour choisir les 543 députés de la « Lok Sabha », la chambre basse du Parlement indien. L'immense nation est divisée en 29 États et 7 « territoires de l'Union », enclaves qui dépendent directement du gouvernement central. Parmi ces dernières, la capitale nationale New Delhi mais aussi Pondichéry, ancien comptoir colonial français, et Chandigharh, une ville nouvelle construite après l'indépendance sur les plans de l'architecte Le Corbusier.