En Grande-Bretagne, le UKIP est sur le déclin, mais ses idées prospèrent

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Le 23 juin 2016, l’eurodéputé Nigel Farage a atteint son objectif : les Britanniques ont voté pour la sortie du Royaume-Uni de l’UE, décision confirmée ce lundi par le Parlement. Depuis, le UK Independence Party traverse une crise existentielle. Pourtant, plus que jamais, ses idées dominent la vie politique britannique.

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Londres (Royaume-Uni), de notre correspondante.-  Le 23 février dernier, à Stoke-on-Trent, dans « la capitale du Brexit », le UK Independence Party (UKIP) a subi un accident industriel majeur. Le successeur de Nigel Farage, Paul Nuttall, a été défait dans les urnes, là même où le rejet de l’appartenance à l’Europe avait remporté près de 70 % des voix huit mois plus tôt, lors du référendum. Nuttall est arrivé en seconde position avec 24,7 % des voix. Mais l’eurodéputé a échoué à détrôner le parti travailliste. Réputé en très mauvaise posture à Stoke au terme de 67 ans d’hégémonie électorale, le Labour a recueilli malgré tout 37 % des suffrages et conservé cette circonscription du centre de l’Angleterre.