Kamel Daoud: «Il faut être algérien pour penser l'absurde comme Camus»

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« Ce qui m’a aidé chez Camus, c’est de redécouvrir l’absurde, comme capital, comme dignité. » Chroniqueur au Quotidien d’Oran, Kamel Daoud publie Meursault, contre-enquête, son premier roman. De l’élection en cours à l’influence de la construction démocratique tunisienne, Kamel brosse un portrait difficile mais riche d’une société algérienne prise entre clientélisation et asséchement intellectuel. Entretien.

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De notre envoyé spécial à Alger. Journaliste algérien, essayiste, chroniqueur au Quotidien d’Oran, Kamel Daoud publie le 5 mai Meursault, contre-enquête, son premier roman, aux éditions Actes Sud. Ce roman raconte l’histoire non dite, celle de l’« Arabe » tué par l’Étranger d’Albert Camus. Kamel Daoud lui donne un nom, imagine sa famille, se débattant dans l’Algérie postindépendance.