Le socialiste Guillaume Balas: « La gauche Syriza me va très bien »

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­­­À une semaine du scrutin grec, l'eurodéputé juge que « la social-démocratie n'a pas les outils aujourd'hui pour répondre à la crise ». Ce socialiste de l'aile gauche veut tirer les leçons d'une politique de François Hollande en Europe, qui a « déçu tout le monde », et qu'il juge trop aimantée à Berlin. Mais il reste prudent sur l'émergence d'un Syriza à la française.

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Élu à Strasbourg depuis l'an dernier, Guillaume Balas est l'un des socialistes les plus critiques à l'encontre de la politique européenne de François Hollande. Il participera lundi soir à Paris à un meeting de soutien à Syriza, ce parti de la gauche alternative qui fait la course en tête en Grèce, pour les élections du 25 janvier.

Dans un entretien à Mediapart, ce proche de Benoît Hamon exhorte Paris à sortir des automatismes du couple franco-allemand. Il appelle aussi les socialistes européens, piégés par une « grande coalition » avec la droite au parlement de Strasbourg, à « clarifier le débat et sortir des ambiguïtés ». Il propose de se tourner en priorité vers les Verts et la Gauche unitaire européenne (GUE), où l'on retrouve le Front de gauche, Syriza et les Espagnols de Podemos.

Balas, secrétaire général du courant de l'aile gauche du PS Un monde d'avance, doute toutefois de l'émergence d'un Syriza en France, et se demande, dans le contexte actuel, si une synthèse lors du congrès du PS de juin est encore possible. « J'ai une certitude : le système politique français ne va pas continuer comme ça. Les institutions de la Ve comme la gauche ne peuvent plus rester en l'état. C'est soit la transformation, soit la disparition. »