La crise italienne est aussi celle de l’Europe

La crise politique italienne résonne avec une longue histoire de passages en force antidémocratiques dans l’UE. Comment tenir ensemble le rejet clair de l’extrême droite et celui des politiques ou des mesures technocratiques qui lui pavent la voie ?

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À quel jeu a joué Sergio Mattarella, le président de l’Italie ? En refusant la nomination de Paolo Savona au poste de ministre des finances, en raison de ses critiques passées contre l’euro, Mattarella a immédiatement replongé son pays dans la crise politique. Le veto posé par le chef d’État de 76 ans, figure de la démocratie chrétienne, qui fut notamment ministre de la défense d’un gouvernement de Massimo D’Alema (1999-2001), a aussi relancé les inquiétudes de ceux qui salarment dun nouveau « coup d’État » de l’UE vis-à-vis d’un pays de l’Europe du Sud, moins de trois ans après la reddition de Syriza à Bruxelles à l’été 2015.