En reportant sa décision sur d’éventuelles sanctions contre l’Espagne et le Portugal, Bruxelles s’est montré plus flexible qu’à l’accoutumée. Juncker ne veut pas faire de vagues, avant le référendum britannique et les élections à Madrid.
Le député LR Éric Ciotti veut interdire aux magistrats l’exercice du droit syndical, et se fait applaudir à droite. Dans ses rangs siègent pourtant beaucoup d’anciens magistrats, et d’anciens syndicalistes : les passerelles entre syndicats et partis fonctionnent à droite comme à gauche.
Le régime saoudien vient d'annoncer un plan de développement, « Horizon 2030 ». Objectif : s'émanciper de la rente pétrolière. Mais cette modernisation à marche forcée pourrait causer sa perte. Comment développer une classe moyenne sans changer un système de pouvoir archaïque ? Le « plan 2030 » ne comporte aucune perspective sur ce point.
« There is no alternative », la phrase de Margaret Thatcher est si célèbre qu’elle est devenue un sigle, associé à l’ultralibéralisme. C’est ce Tina que le président a choisi de réactualiser en déclarant : « Il n'y a pas d'alternative au pouvoir à gauche en dehors de la ligne que je représente. »
Le Venezuela s'approche toujours plus du crash économique et les pilotes s'entredéchirent. Les deux adversaires, le gouvernement chaviste et le Parlement, dirigé par l'opposition, comptent bien amener les Vénézuéliens à les soutenir dans la rue. Les députés cherchent à lancer au plus tôt un référendum révocatoire, le gouvernement freine le processus.
En Syrie, alors que la communauté internationale se focalise sur Daech, la politique israélienne vise exclusivement à contrer l’influence de l’Iran et du Hezbollah. Cette obsession anti-iranienne risque de conduire Tel-Aviv à sous-estimer la problématique djihadiste.
Dans les partis politiques, les violences sexuelles entre “camarades” restent taboues. Tout comme le sexisme au quotidien, qui ne relève d’aucun délit pénal mais pollue la vie des femmes collaboratrices ou élues.
La France devrait perdre le poste le plus prestigieux des Nations unies, la direction du département des opérations de maintien de la paix, qu'elle occupe depuis une vingtaine d'années. À la manœuvre, les États-Unis, qui verraient le changement d'un bon œil et ont entamé une guerre de tranchées avec le responsable français Hervé Ladsous.
Rester une promesse : c’est le défi de François Hollande s’il veut conserver le pouvoir en 2017. Comme tout homo politicus néolibéral, il doit promettre encore et toujours en sachant très bien qu’il ne peut pas changer grand-chose pour cause de marchés financiers, de mondialisation, de construction européenne. Sa politique ? Une gestion des attentes non satisfaites.
État des lieux de la droite américaine à l’heure où Donald Trump s’approche irrémédiablement de l’investiture de son parti pour l'élection présidentielle de novembre 2016. Le camp républicain explose, une partie de la base militante jubile.