Des dizaines de millions de Français auront vu ce dimanche soir 6 mai 2012 un immense espoir enfin à portée de main. Après dix-sept années de présidence de droite, après cinq années de sarkozysme destructeur, un homme de gauche parvient à l’Elysée. Mais cette victoire est marquée de fragilités évidentes. Une histoire nouvelle a débuté. Elle est incertaine.
Le nouveau président a réussi là où Jospin avait échoué en 2002, en assumant à la fois l’héritage de Pierre Mendès France et celui de François Mitterrand. Pour finalement correspondre à « un moment », celui d’un pays rincé par cinq ans de sarkozysme. Récit.
Le président sortant n’est pas parvenu à avoir le dessus dans ce « un contre un » qu’il attendait impatiemment, mercredi soir. Il est vite apparu sur la défensive, quand François Hollande a déroulé ses propositions et dressé un réquisitoire précis et sévère du quinquennat qui s'achève.
Une fin de quinquennat en apothéose ! En trois heures de débat face à François Hollande, Nicolas Sarkozy a accumulé, fidèle à lui-même, approximations et mensonges. Détail, et retour avec des chiffres et des faits sur les principaux thèmes de ce débat.
En se rendant de manière quasi-clandestine à Kaboul, un an après la mort de Ben Laden, Obama cherche à donner à la situation du pays un vernis favorable, dans la perspective du retrait progressif des soldats américains.
Syndicats et salariés s’alarment en Europe. Derrière l’illusion du mot croissance, c’est la fin du modèle social européen que visent tous les projets de gouvernement. Les textes se multiplient pour remettre en cause salaires, conventions collectives, droit du travail.
Arrivé cinquième au premier tour de la présidentielle, François Bayrou dévoilera jeudi ses intentions de vote pour le second. Si officiellement, au sein du MoDem, cela n'aura pas de conséquence pour la cohésion du parti, au Nouveau centre, au Parti radical et à l'Alliance centriste, il en est tout autrement.
Selon Nicolas Sarkozy, ses comptes de campagne de 2007 ayant été validés, il n'y aurait rien à contester, rien à soupçonner. En réalité, les pouvoirs de la Commission en charge de contrôler les comptes des candidats sont extrêmement limités. Explications.
Les syndicats et la gauche entre Denfert et Bastille, Nicolas Sarkozy place du Trocadéro, Marine Le Pen à Opéra : ce 1er Mai qui tombe entre les deux tours s'annonce très politique. Les syndicats ne craignent pas de débordements, mais s'attendent à une forte mobilisation et ont musclé leur service d'ordre.
« Diversion », « officine », « infamie » : le sarkozysme n’aime pas l’indépendance des médias et le démontre par ses réactions à nos révélations sur ses secrets libyens. Comme dans l’affaire Bettencourt, le pouvoir préfère insulter les journalistes dont les informations le dérangent plutôt que de répondre aux questions qu’elles posent. Mediapart ne retire rien de ses révélations. Mise au point, alors que Nicolas Sarkozy annonce une plainte contre Mediapart.