Alors que le premier tour de l'élection présidentielle est loin d'avoir dissipé toutes les incertitudes, il restait une dernière question à poser afin de refermer la série de reportages de l'envoyé spécial de Mediapart en Afghanistan, Thomas Cantaloube. Il s'agit bien évidemment de la pertinence de la présence de dizaines de milliers de soldats étrangers sur le sol afghan. Font-ils partie du problème, ou sont-ils un élément de solution aux guerres qui ravagent le pays depuis trente ans ?
Grande gueule, la tête d'affiche d'Europe-Ecologie a bousculé les militants lors des universités d'été de Nîmes, mais l'emporte toujours à l'applaudimètre. Ayant décidé de rester présent dans la vie politique française, il plaide pour que l'écologie politique refonde la gauche en la recentrant. Porté par la dynamique des européennes, il garde même la confiance de Verts jusqu'ici méfiants.
Le Peterson Institute for International Economics publie une étude qui réévalue fortement à la hausse (entre 300 et 700 milliards de dollars) les bénéfices pour l'économie mondiale d'une conclusion positive du cycle de Doha à l'Organisation mondiale du commerce. Optimiste mais plausible. Des gains d'autant plus appréciables que la crise financière a provoqué une contraction sans précédent des échanges commerciaux et qu'un retour du protectionniste reste possible.
Le feuilleton de la vente d'Opel par General Motors aura occupé tout l'été la classe politique et la presse allemandes. Le bras de fer interminable entre le constructeur de Detroit, tout juste sorti de la faillite, et les pouvoirs publics allemands sur le choix du repreneur, un équipementier canadien allié à une banque d'Etat russe ou un fonds d'investissement d'origine américaine, se lit comme un thriller à rebondissements.
Tout est reparti comme au bon vieux temps. La BNP-Paribas a provisionné 1 milliard d'euros au deuxième trimestre en vue d'honorer les bonus de fin d'année de ses traders. Mais toutes les banques font comme elle. En dépit des 20 milliards d'euros d'aides de l'Etat, aucune n'a renoncé à verser des rémunérations variables à ses traders. A la différence des Etats-Unis, il est impossible d'en donner le montant. L'opacité la plus totale règne en la matière. Les faibles mesures demandées par l'Etat en contrepartie des aides publiques se révèlent sans effet, selon la Cour des comptes. L'Etat a organisé son impuissance.
C'est une nouvelle illustration du capitalisme à la française. La Commission des sanctions de l'Autorité des marchés financiers vient de remettre son rapport sur le délit d'initiés présumé d'EADS. Des quatre griefs qu'avaient mis en évidence les enquêteurs du gendarme boursier, il n'en reste plus qu'un: l'information privilégiée sur les retards de l'A 380 au printemps 2006. Sur les dix-sept personnes au début mises en cause, sept seulement sont accusées d'avoir commis un délit d'initiés. Les deux actionnaires principaux d'EADS, Lagardère et Daimler, qui ont vendu chacun 7,5% du capital en avril 2006 avant que les déboires du gros porteur soient rendus publics sont blanchis. Ils ne savaient rien. Analyse d'un déminage.
C’est la surprise de la fin juillet: le nombre de demandeurs d’emploi a reculé de 18 600 en juin, d’après Pôle Emploi. Christine Lagarde (photo) n’a pas manqué d’applaudir cette première baisse du chômage depuis onze mois, «signal encourageant». La Bourse, de son côté, affiche une vigueur étonnante, avec une progression de 13% du CAC 40 en deux semaines. Assiste-t-on à une reprise sur les fronts de l’emploi et de la finance ? Prudence. Les derniers chiffres du chômage, comme les cours boursiers des dernières séances, sont trompeurs. Décryptage.
Pôle Emploi, déjà débordé par l'afflux actuel de chômeurs avant une rentrée qui s'annonce dramatique sur le front de l'emploi, va confier d'ici 2011 le suivi de 320.000 chômeurs aux cabinets privés spécialisés dans le reclassement des chômeurs. Un juteux marché de 100 millions d'euros en 2009, 200 millions les années suivantes. Voire plus : le secrétaire d'Etat à l'emploi, Laurent Wauquiez, n'exclut pas d'en confier jusqu'à 250.000 par an aux opérateurs privés. Ce pourrait même être plus : selon le secrétaire d'Etat à l'emploi. Le suivi par le privé est-il pour autant plus efficace? Le débat n'est toujours pas tranché. Mais le gouvernement, lui, semble avoir trouvé la réponse...
Dans une note tout juste publiée à la fondation Jean-Jaurès, le directeur adjoint de l'Ifop, Jérôme Fourquet, analyse les ressorts de la nouvelle dynamique du vote FN, à Hénin-Beaumont comme dans l'eurorégion Nord-Ouest, où la mutation idéologique impulsée par Marine Le Pen permet au parti d'extrême droite de résister dans les urnes. Selon Jérôme Fourquet, le discours anti-élite et l'implantation dans des zones rurales «pourraient ainsi créer un nouvel espace politique alors que l'UMP et Nicolas Sarkozy continuent d'occuper le terrain sur l'insécurité et l'immigration».