Dans une petite ville, la cathédrale a brûlé et s’est effondrée. Les vingt-cinq brefs chapitres de « Contrefeu », d’Emmanuel Venet, sont centrés successivement sur deux ou trois habitants de cette ville pour qui le feu eut une importance à un titre ou un autre.
Il a fallu quatre mois, et de nombreuses pertes, à l’armée russe pour prendre cette petite ville de la région de Donetsk. Si la victoire est incontestable, ce succès est moins stratégique que symbolique.
France Télévisions diffuse un documentaire prodigieux : « Au bord de la guerre. Ariane Mnouchkine et le Théâtre du Soleil à Kyiv ». Une aventure artistique et humaine menée en mars-avril 2023. Geste de solidarité, de gratitude, de désir et d’espérance.
« Beatrice di Tenda », de Vincenzo Bellini, fait son entrée au répertoire de l’Opéra national de Paris, dans une mise en scène implacablement et impeccablement politique de Peter Sellars. Manifeste contre la torture, l’œuvre soulève le cœur et les consciences.
Entre le procès des CRS ayant maintenu l’ordre et les allusions racistes aux habitants du quartier de la Monnaie, les avocats ont essayé de faire passer leurs clients pour des victimes innocentes. Le parquet a requis entre cinq et dix mois de prison ferme à leur égard.
La politique étrangère, un boulet pour Joe Biden ? Alors que Trump se place en champion de l’isolationnisme, l’interventionnisme du démocrate sur la scène internationale pourrait lui coûter cher. Alors même que chacun des deux partis se divise sur le rôle des États-Unis dans le monde.
Ce premier recueil, « Quand mon frère était aztèque », retrace le parcours de cette autrice majeure, qui joue avec les symboles de l’Amérique et les clichés sur les Premières Nations. Une poésie qui mêle intime et politique avec habileté.
César du meilleur documentaire 2025, le film de Gilles Perret, qui raconte cinquante ans de la vie d’une ferme en Haute-Savoie, montre l’envers de l’agriculture intensive qui broie les vies et les écosystèmes. Loin des caricatures sur le monde paysan, il offre un témoignage rare et hautement politique dans le contexte de sa sortie.
Alors que le Conseil constitutionnel se prononce le 25 janvier sur le texte voté fin décembre, l’écrivain sénégalais, Goncourt 2021, pointe dans un texte pour Mediapart le risque de cette « loi indigne » : « Constituer des catégories de bons et de mauvais étrangers. »
Dorena Caroli met en lumière une période méconnue d’innovations graphiques et littéraires radicales : les livres pour enfants dans la Russie soviétique de 1917 à 1934. Avant que l’autoritarisme stalinien ne bâillonne les audaces du bolchévisme originel.