En comparant le programme du FN à celui d’un « tract du PCF des années 1970 », le discours anti-immigré en moins, François Hollande commet une faute historique, mais sait très bien où il va politiquement, renouant avec les « transcourants » des années 1980.
Le projet de loi relatif au renseignement, dont le vote final est prévu le 5 mai, instaure une surveillance généralisée de la population, sans contrôles efficaces ni contre-pouvoirs forts. Comme l’ensemble des défenseurs des libertés, des associations et professions concernées, des autorités administratives impliquées, des acteurs de la révolution numérique, Mediapart dit non à cette loi scélérate. Et vous donne rendez-vous en ligne lundi 4 mai pour une journée de mobilisation.
Le gouvernement cède tout au Medef. Après avoir offert 42 milliards d'euros aux entreprises, Manuel Valls ajoute encore 2,5 milliards, soi-disant pour stimuler l'investissement. Et quand Vivarte supprime 1 600 emplois tout en signant un chèque de départ de 3 millions d'euros à son PDG, Emmanuel Macron prétend que l’État est impuissant.
Un arrêté du 28 mars fixe la liste des membres du Conseil national éducation économie. Parmi les nouveaux entrants figurent trois grands patrons de l'Institut de l'entreprise, dont Michel Pébereau, qui mène un combat ancien pour modifier la culture économique diffusée dans les lycées.
Le Front national s'installe à 25 %, un Français sur deux ne se déplace plus aux urnes, le PS ne pèse plus que 20 % dans un de ses scrutins favoris, il est déjà éliminé dans plus de 500 cantons. Mais le premier ministre estime que «quand on mobilise les Français, ça marche». Décryptage d'une illusion.
Alexandre de Juniac se veut un patron décomplexé. Lors des entretiens filmés de Royaumont, il s’est dit prêt à remettre en cause tous les acquis sociaux, y compris l’interdiction du travail des enfants et le droit de grève. Pas étonnant que les syndicats de la compagnie aérienne ne veuillent plus discuter avec lui.
À propos de la Grèce, il y a des vérités qui ne sont pas bonnes à dire. Surtout en France, où une gauche radicale s'est jusqu’ici trouvée incapable d’ouvrir un chemin alternatif au pourrissement sur pied de la social-démocratie européenne. Restent les chiffres: ce qui est trop rapidement appelé «austérité» peut marcher.
Jean-Luc Mélenchon dédaigne l'assassinat de Boris Nemtsov et apporte son soutien à Vladimir Poutine. Sa fascination pour la force, l'efficacité, l'occupation musclée du pouvoir, l'éloigne de la conscience démocratique, réduite au rang d'une nocivité yankee. Halte-là !
Le sursaut n'est pas venu. L'« esprit du 11 janvier » invoqué après les attentats s'est perdu dans le triangle des Bermudes de la loi Macron. Le PS attend sa raclée des départementales, tandis que ses dirigeants ne parlent que d'« autorité », de « modernité » et de « réformes ». Terrible ennui.
Après l'annulation de l'arbitrage Adidas-Crédit lyonnais, la justice est confrontée à un double défi. Au civil, elle devra établir que le Crédit lyonnais n'a jamais floué Bernard Tapie. Et au pénal, elle ne peut se borner à sanctionner ceux qui ont participé à l'arbitrage frauduleux. Elle doit trouver et punir ses commanditaires.