Partis pris

  • Jean-Marie Messier, ou le capitalisme parisien tel qu'en lui-même

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    Au lendemain de l'ordonnance de renvoi devant le tribunal correctionnel de sept anciens dirigeants de Vivendi Universal, dont l'ex-PDG Jean-Marie Messier, prise par le juge d'instruction Jean-Marie d'Huy, le procès qui se profile revêt un grand intérêt. Car quel que soit le jugement que rendra ce tribunal, l'affaire Vivendi a valeur de symbole. Des travers de la presse, qui a souvent adulé le patron aujourd'hui déchu, jusqu'aux analystes qui n'ont rien vu venir de la crise du groupe, en passant par les autorités de tutelle des marchés, qui n'ont pas fait leur office, on peut y voir tous les traits, jusqu'à la caricature, du capitalisme parisien, dont Jean-Marie Messier a longtemps été la coqueluche. Parti pris.

  • De Tapie à Elf, les méfaits de la justice privée

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    Le tribunal fédéral suisse vient d'annuler la sentencearbitrale qui avait condamné le groupe Thomson, en marge de l'affaire des frégates de Taiwan. Ce n'est pas la première fois que des sentences prises par des arbitres privés sont mises en cause. Cela avait déjà été le cas pour un arbitrage dans un autre volet de l'affaire Elf. Or, deux des arbitres à l'origine de ces sentences annulées ou contestées ont ensuite siégé dans le tribunal arbitral qui a alloué 390 millions d'euros à Bernard Tapie. Parti pris.

  • Débat budgétaire: entre déni de réalité et péril sur la démocratie

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    Tandis que l'Assemblée nationale achève sa première semaine de lecture du projet de loi de finances, l'ampleur des déficits et de la dette écrase le débat sans ébranler pour autant le dogme fiscal du gouvernement. Au fil des jours, deux réalités se dessinent selon que l'on entend la représentation nationale ou les pouvoirs publics. Embêtant.
  • Quand une riche banlieue de Lisbonne a quelque chose des Hauts-de-Seine

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    Le 11 octobre, les électeurs d'Oeiras, banlieue prospère de Lisbonne, ont réélu triomphalement pour un septième mandat leur maire Isaltino Morais, tout juste condamné à sept ans de prison ferme pour corruption passive, fraude fiscale, abus de pouvoir et blanchiment d'argent. Royaume de la spéculation immobilière et de la tolérance «démocratique» pour ces édiles qui «volent mais réalisent», Oeiras a un petit quelque chose des Hauts-de-Seine. Tiens, tiens...
  • La corruption de l'esprit public

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    L'affaire de la Défense, ce scandale népotique où le fils du chef de l'Etat tient le rôle principal, est le point culminant d'une suite d'événements qui, depuis quelques semaines, mettent à nu le sarkozysme, ses abus et ses mensonges. Décidément, ce pouvoir n'est pas simplement le prolongement des dérives présidentialistes précédentes. Les aggravant et les dépassant, il enfante une nouvelle réalité politique qui ébranle notre socle démocratique et républicain. Corrupteur de l'esprit public, il brouille la nécessaire frontière entre passions privées et responsabilités publiques. Parti pris en forme d'alerte citoyenne.
  • Conflit d'intérêts: le conseiller «justice» de Nicolas Sarkozy se prend pour son avocat

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    Le conseiller «justice» du chef de l'Etat, Patrick Ouart, reconnaît, dans un livre à paraître, coopérer à la défense de Nicolas Sarkozy dans l'affaire Clearstream. Une procédure dans laquelle M. Sarkozy intervient à titre privé, faut-il le rappeler? «Mais je ne suis pas dans un conflit d'intérêts», assure Patrick Ouart. Quoi qu'il dise, ses déclarations confirment le tour très singulier et le mélange des genres donnés à la conduite de cette affaire judiciaire par le plus haut personnage de la République.
  • Frédéric Mitterrand: état de panique politique

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    Frédéric Mitterrand est sur la sellette depuis que lundi 5 octobre, Marine Le Pen, pendant l'émission «Mots croisés» de France 2, relayant à grands cris une campagne du Front national née sur la Toile dans le sillage de l'affaire Polanski, s'en prit au ministre de la culture en lisant des passages de La Mauvaise Vie (2005), livre d'introspection qui convenait de relations avec de jeunes prostitués en Thaïlande. Le tort de Frédéric Mitterrand n'est pas d'avouer par écrit ses forfaits mais d'avoir été nommé ministre pour les avoir écrits, en cette République people consacrée au reality show. Parti pris.

  • Prix du gaz: le gouvernement piétine ses propres règles

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    La formule d'indexation du gaz était censée couper court à toutes les critiques. Selon les règles de calcul, les tarifs réglementés devaient baisser de 3,6% au 1er octobre. Pourtant, ils vont rester inchangés. A quoi sert d'édicter des règles si ce n'est pas pour les respecter? Parti pris.
  • Monsieur Lombard, il faut arrêter les restructurations internes!

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    Un salarié d'Orange/France Télécom de 51 ans s'est suicidé, ce lundi matin, en Haute-Savoie. Ce père de famille s'est jeté d'un viaduc autoroutier. Il s'agit du 24e suicide en dix-huit mois. Signe que l'heure est grave, le patron du groupe, Didier Lombard, s'est rendu sur place. Une première. Les syndicats vont décider dans les prochains jours d'une possible grève le 7 octobre. Orange doit arrêter immédiatement les restructurations internes qui font si mal à ses salariés. Parti pris.

  • Menaces sur la Maison d'Europe et d'Orient à Paris

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    À l'heure où le Cac 40 frémit, le monde de l'esprit s'enfonce. Les institutions culturelles de petite et moyenne importance se voient soustraire des subsides comme on vous tire un tapis sous les pieds. Parmi les structures concernées, voici un coup de projecteur, en forme de parti pris, sur un établissement parisien: la Maison d'Europe et d'Orient.