Partis pris

  • Dmitri Medvedev président: un an déjà ?

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    Malgré les milliers d'utilisateurs enregistrés sur le blog vidéo du président russe Dmitri Medvedev activé à l’occasion du premier anniversaire de son mandat, jeudi 7 mai, les Russes restent sceptiques quant à sa capacité à mener à bien des réformes. Insensible à la multiplication des violences contre les défenseurs de la cause démocratique, tous les signes que donne le troisième président de la Russie laissent à penser qu'il agit dans la droite ligne de son premier ministre Vladimir Poutine, tandis que les lois les plus répressives sont adoptées sans encombre par un parlement contrôlé par le Kremlin.
  • Mais où va donc François Bayrou?

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    Bien plus qu'une charge contre Nicolas Sarkozy, Abus de pouvoir (Plon), le pamphlet que François Bayrou vient de publier, est un réquisitoire contre l'omnipotence de l'Elysée et son alliance avec les milieux d'affaires. Ce procès contre la tentation de «l'exercice solitaire du pouvoir» a souvent été instruit par la droite dite orléaniste. Mais le président du MoDem renouvelle le genre. Avec, parfois, des accents de gauche. Parti pris.
  • L'association les Amoureux au ban public donne de la voix...

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    Les Amoureux au ban public clip

    Le mouvement des Amoureux au ban public présente, mardi 28 avril, un CD et un DVD retraçant l'expérience, en sons et en images, de couples mixtes aux prises avec la politique migratoire du gouvernement. Des artistes, comme Rodolphe Burger, Mathilde Monnier et Claire Denis, leur ont prêté main forte. Dix ans après la reprise des Petits Papiers de Serge Gainsbourg, c'est au tour de la chanson de Georges Brassens, Les Amoureux des bancs publics, d'être adaptée.

  • Nicolas Sarkozy ou le mépris du monde

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    La France peut-elle s'exprimer autrement à l'étranger qu'à la façon de Nicolas Sarkozy? Ségolène Royal a-t-elle eu raison de demander pardon, à Dakar, pour les paroles du chef de l'Etat sur l'homme africain qui «n'est pas assez entré dans l'histoire»? A-t-elle eu tort de récidiver en présentant ses excuses au premier ministre socialiste espagnol pour les propos de table du président de la République sur son intelligence limitée? Quelle importance accorder à ces indiscrétions qui dévoilent un Sarkozy vantard et orgueilleux, moquant notamment l'inexpérience de Barack Obama? Voici notre réponse à toutes ces questions, sous la forme de parti pris non seulement favorable à l'ancienne candidate socialiste à l'élection présidentielle, mais, surtout, inquiet au spectacle d'une présidence qui perd le sens des mesures et des réalités.

  • Une première: la Caisse des dépôts affiche des pertes!

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    Pour la première fois de sa très longue histoire, la Caisse des dépôts et consignations va afficher des pertes. Selon Les Echos qui ont révélé l'information, celles-ci s'élèveraient à 1,5 milliard d'euros. L'accident historique de cette institution qui a depuis 1816 pour mission de veiller à l'épargne des Français serait uniquement dû à la crise financière. En fait, l'histoire était écrite d'avance. La Caisse paie l'utilisation sans vergogne de ses fonds par l'Etat. Celui-ci dispose de ses moyens financiers sans se préoccuper ni de l'intérêt de l'institution ni de la préservation de l'argent public. Parti pris.
  • Commission européenne: Barroso prépare déjà sa prochaine équipe

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    Pratiquement assuré d'être reconduit à la tête de la Commission européenne, puisqu'il a le soutien déclaré des conservateurs européens, et celui, par défaut, des sociaux-démocrates, José Manuel Durao Barroso prépare déjà le renouvellement de sa garde rapprochée. Edifiant.
  • Affaire Tapie: l'Elysée a-t-il encore fait pression?

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    Nouveau rebondissement dans l'affaire Tapie: le tribunal de commerce de Paris a examiné, mardi 7 avril, un recours en révision introduit par Bernard Tapie, en vue d'annuler la mise en liquidation de son groupe prononcée en 1994, mais l'audience s'est tenue en l'absence du parquet. C'est le procureur de la République de Paris, Jean-Claude Marin, qui aurait pris cette décision. La Chancellerie n'aurait pas été informée par l'Elysée, qui pilote ce dossier depuis de longs mois. Les avocats de Bernard Tapie ont donc eu le champ libre. Poussant leur avantage, après la sentence du tribunal privé qui a alloué 390 millions d'euros à leur client, ils espèrent pouvoir détricoter tous les jugements antérieurs, ceux rendus par la justice ordinaire de la République.

  • G-20: ce qu'on voit et ce qu'on ne voit pas

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    Le 2 avril, les choses importantes ne se passaient pas à Londres au G-20, mais à New York où le FASB, organisme gérant les règles comptables aux Etats-Unis, abandonnait l'évaluation à la valeur de marché pour les actifs toxiques plombant le bilan des principales banques menacées d'insolvabilité. Eternelle actualité du proverbe chinois: «Quand le sage montre la lune, l'imbécile regarde le doigt.» Parti pris.
  • Un affolement révélateur gagne Alain Minc et quelques autres

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    Nicolas Sarkozy fait mine de tancer les grands patrons sur leurs rémunérations. Mais à chaque nouveau scandale, il repousse à plus tard la réforme promise. Un précédent éclaire cette hypocrisie, celui de l'affaire Vinci, la plus choquante de toutes: si Antoine Zacharias a pu partir en 2006 avec 250 millions d'euros, c'est en partie grâce à Jean-Marie Messier puis à Alain Minc, deux éminences grises actuelle du chef de l'Etat. Ce scandale illustre le pacte d'enrichissement qui lie les milieux d'affaires au pouvoir élyséen. Parti pris.
  • PS: la mascarade des «angéliques» contre les «sécuritaires»

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    Le fiasco des débats organisés dimanche au Zénith et les petits règlements de compte qui ont suivi en disent long sur les tergiversations du parti socialiste sur les questions de sécurité. L'enjeu est pourtant immense. Depuis 1997 et le congrès de Villepinte, le PS hésite, fait ce qu'il ne dit pas ou n'assume pas ses revirements successifs. Ses débats en trompe-l'œil masquent mal sa coupure d'une réalité sociale et sa difficulté à penser ces questions de sécurité. Parti pris.