Partis pris

  • Bon anniversaire à la gamine de Francfort

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    La BCE a dix ans lundi 2 juin. Même si son président Jean-Claude Trichet a le triomphe modeste, elle sort la tête haute de l'épreuve du feu de la crise financière. Décodage.
  • Mauvaises polémiques autour de l'impôt sur la fortune

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    La commission des finances du Sénat a récemment indiqué que le nombre des délocalisations fiscales avait atteint en 2006 le chiffre record de 843, soit pas loin de 2 délocalisations par jour. Cette statistique, qui sert à alimenter chaque année une campagne pour la suppression de l'impôt de solidarité sur la fortune, ne présente toutefois aucun caractère de fiabilité. Son honnêteté est même en cause.

  • Outreau : le procureur et l’hypocrisie de la Chancellerie

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    Les audiences disciplinaires visant Gérald Lesigne, le procureur de l'affaire d'Outreau poursuivi par le ministère pour sa présumée responsabilité personnelle dans ce fiasco judiciaire, doivent prendre fin ce jeudi 22 mai. Une question est posée: quel est le sens de ces poursuites engagées par la Chancellerie si ce n'est d'accabler un seul homme – aucun de ses supérieurs ne risque de sanction – pour mieux oublier l'égarement de tout un système?
  • L'effondrement menace les grands quotidiens américains

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    Mediapart s'est procuré une étude exclusive sur l'avenir de la presse aux Etats-Unis. Des simulations sur dix ans montrent que les quotidiens américains devront dire adieu aux bénéfices dans deux ou trois ans à peine.
  • Keynes sera-t-il inconstitutionnel?

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    Deux amendements à la réforme de la Constitution ont été déposés par la majorité, visant à inscrire le principe de l'équilibre des finances publiques. L'initiative apparaît pour le moins cocasse au moment où la France s'enfonce dans des déficits jugés excessifs par Bruxelles. Et, sur le fond, elle apparaît abracadabrantesque: faut-il toujours enseigner Keynes mais décréter ses recommandations... illégales?
  • Crise de la presse: le très influent M. Schweitzer peut-il sauver «Le Monde»?

    Deuxième volet de notre enquête sur la crise de la presse: qui est donc Louis Schweitzer, ami et successeur d'Alain Minc à la présidence du conseil de surveillance du groupe Le Monde? Haut fonctionnaire un temps marqué à gauche, devenu patron de Renault, il collectionne les jetons de présence dans les conseils d'administration et demeure l'un des patrons les mieux payés du CAC 40. Portrait.

  • Un dangereux complexe libéral

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    La France souffre d'un complexe libéral. Plus ouverte que beaucoup d'autres pays aux investisseurs étrangers, elle s'interdit de constituer elle-même un fonds souverain, en unissant par exemple les forces de frappe financière de la Caisse des dépôts et consignations et du Fonds de réserve des retraites. Résultat, le débat économique français fait l'impasse sur des questions importantes: en quoi la présence de l'Etat français est illégitime au capital d'un groupe comme Total, mais pas celle des monarchies du Golfe?
  • Politique monétaire: les contorsions de la Réserve fédérale américaine

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    La Réserve fédérale des Etats-Unis veut obtenir très vite du Congrès américain l'autorisation de rémunérer les réserves que les banques sont contraintes de lui confier. Derrière cette mesure d'apparence technique, il y a l'aveu que le pilotage de la politique monétaire est devenu de plus en plus difficile dans l'anarchie financière qui règne aux Etats-Unis. Ces contorsions contrastent avec la fermeté qui a guidé la main de la Banque centrale européenne depuis l'éclatement de la crise des «subprime» l'été dernier.
  • Le Président, la France et le monde : fausse grandeur, vrai déclin

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    Le voyage que vient d'effectuer le président de la République en Tunisie marque un tournant. C'en est officiellement fini des références bravaches aux droits de l'homme dont la France serait l'ambassadrice naturelle de par le monde. Au-delà du reniement des promesses électorales, que signifie ce tournant? Une simple conversion politicienne à la realpolitik? Ou bien une conviction plus profonde et autrement alarmante?
  • Peugeot, Goodyear : le chantage aux 35 heures fonctionne toujours

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    Ironie de l'actualité. Chez Peugeot Motocycles (Doubs), les salariés ont accepté de renégocier leurs 35 heures sous la menace d'une délocalisation. A Amiens (Picardie), ceux de Goodyear n'ont pas accepté la renégociation de leur temps de travail. La direction a annoncé aussitôt 400 suppressions d'emploi. Le chantage à l'emploi a de beaux jours devant lui.