L'euro a accouché d'un monstre politique. L'humiliant accord imposé à Alexis Tsipras le démontre une fois encore : il n'est pas de marges de manœuvre politiques possibles dans une zone monétaire devenue l'otage des idéologues du libéralisme.
Avec la victoire du « non » en Grèce, la chancelière allemande a subi un lourd revers qui la force à sortir de sa prudence légendaire. Dans le cas contraire, elle restera comme la dame de fer de l'austérité.
Faut-il pour garder la Grèce au sein de la zone euro et même de l'Union européenne changer la nature des contrats fondateurs de ces ensembles ? Telle est la question. Parti pris.
En partenariat avec neuf journaux tunisien et européens, des associations et des ONG, Mediapart lance l'opération spéciale Ouvrez l'Europe #OpenEurope. Face à l'égoïsme médiocre des responsables européens, il s'agit de raconter les solidarités concrètes qui se construisent pour venir en aide aux migrants. Et de défendre un projet européen fidèle à ses valeurs d'accueil, d'asile et d'ouverture.
Athènes ne remboursera pas le 1,6 milliard d'euros qu'elle devait au FMI ce mardi 30 juin. Un défaut de paiement est désormais inéluctable, pour la première fois au sein de l'Union européenne. Les dirigeants européens misent pourtant sur un « oui » à leurs propositions au référendum de dimanche. Cette fois-ci, leur erreur pourrait être fatale.
À quelques jours de son adoption définitive, un amendement a été introduit en catimini au projet de loi relatif au renseignement. Il autorise les services secrets à espionner sans aucun contrôle tout individu qui ne soit pas « un Français ou une personne résidant habituellement sur le territoire français ». Face aux protestations, le gouvernement annonce sa suppression. Entre-temps, démonstration a été faite d’un pouvoir soumis aux passions antidémocratiques de l’État profond.
A-t-on déjà vu des autorités monétaires, censées veiller à la stabilité financière, organiser la panique et le chaos ? C’est pourtant le spectacle auquel nous assistons ces derniers jours. La BCE et le FMI mettent tout en œuvre pour provoquer une panique bancaire en Grèce afin de forcer le gouvernement de Syriza à capituler.
Malgré des taux d'intérêt au plus bas, la baisse de l'euro et des prix du pétrole, la croissance ne devrait pas, selon l'Insee, dépasser +1,2 % en 2015. Du même coup, le taux de chômage ne devrait pas baisser. La déréglementation du marché du travail, accélérée par la loi Macron, risque de renforcer la précarité.
Les ministres des finances de la zone euro étaient à nouveau réunis jeudi, pour la huitième fois depuis la prise de fonctions du gouvernement Tsipras. Tandis qu'un accord peine toujours à se dessiner, à Athènes, la commission d'audit de la dette a rendu son premier rapport. Accablant.
François Hollande vient d'annoncer que la réforme du prélèvement des impôts à la source « sera engagée dès 2016 pour être pleinement appliquée en 2018 ». Il s'agit d'un tour de bonneteau. Le chef de l'État réactualise une promesse de sa campagne présidentielle mais dans un but opposé : ruiner le consentement à l'impôt et creuser davantage les inégalités.