Partis pris

  • Eiffage: un grand merci à l'ami Nicolas

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    Parue pleine page dans Le Figaro de mercredi, et plusieurs titres de la presse des affaires, cette publicité mérite d'être décryptée. Après les interventions en sous-main de l'Elysée dans l'affaire Eiffage-Sacyr, elle manque d'un sous-titre: «Un grand merci à Nicolas Sarkozy!»
  • Un livre pamphlet: peut-on encore parler aux policiers ?

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    L'un a été condamné pour outrage au président de la République. L'autre passe en jugement vendredi pour outrage à agent. Jean-Jacques Reboux et Romain Dunand viennent de publier une Lettre au garde des sceaux pour la dépénalisation du délit d'outrage. Une question de fond surgit: celle du recours de plus en plus fréquent à la justice par les policiers (pour outrage, rébellion, ou violence). Lire aussi l'interview de la juge Hélène Franco: «L’outrage crée un point de cristallisation très important.»
  • Publicité mensongère sur le pouvoir d'achat

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    Le gouvernement lance, ce lundi 23 juin, une grande campagne de publicité pour chanter les louanges de la politique économique qu'il conduit. Une campagne très onéreuse – plus de 4 millions d'euros – et surtout d'une honnêteté douteuse : dans ses spots, le gouvernement suggère qu'il va gagner la bataille sur le pouvoir d'achat, au moment où ce pouvoir d'achat stagne, et où le Smic ne bénéficie d'aucun coup de pouce.

  • Une occasion manquée

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    La crise financière mondiale aurait dû donner de l'ambition aux propositions de la présidence française de l'UE sur la régulation financière en Europe. A ce stade, il n'en est rien. Pour Nicolas Sarkozy, il n'est manifestement pas question de donner des pouvoirs supplémentaires à la Banque centrale européenne. Plus généralement, on peut craindre que dans cette présidence française, le faire savoir ne l'emporte sur le savoir-faire.
  • Les eaux glacées du calcul égoïste

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    A première vue, on pourrait penser que Nicolas Sarkozy réitère la même erreur de politique économique qu'en 1993, lors de la récession, en conduisant une politique de l'offre alors qu'une politique de la demande serait plus appropriée. La comparaison n'est pourtant qu'à demi-pertinente. Car si le chef de l'Etat refuse en effet de soutenir une consommation qui, pourtant, vacille, il ne conduit pas pour autant une politique d'aide aux entreprises. Sa préférence va plutôt à des largesses en faveur d'une clientèle très fortunée.
  • Menacés, les petits syndicats sont pressés de se marier

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    Il est fâché, Jaques Voisin, et il le fait savoir. Dans un texte que nous publions dans le Club, le président de la CFTC crie au hold-up. Selon lui, le projet de loi sur la représentativité des syndicats, présenté ce mercredi en Conseil des ministres, est destiné à faire mourir les plus petits syndicats. Un point de vue que partagent FO, la CGC et l'Unsa, qui discutent tous azimuts en vue d'éventuels mariages. La recomposition syndicale commence. C'est encore un peu brouillon.
  • La télé sans vision de Nicolas Sarkozy

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    La fin de la publicité sur les écrans de France Télévisions prive le service public de financement sans pour autant lui restituer une identité, un projet, les moyens d'une ambition. Tout semble fait pour que la commission Copé, qui parachève ses recommandations avant de les remettre le 25 juin à Nicolas Sarkozy, n'ait été qu'une entreprise de pompes funèbres parée des meilleures intentions : rajouter quelques chevaux au corbillard. Lire notre "parti pris".
  • 35 heures: dix années de quiproquos

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    Les 35 heures donnent lieu à des débats souvent biaisés. La droite prétend qu'elle remet en cause cette réforme au motif qu'elle découle d'une vision archaïque de l'économie – alors qu'en réalité le but poursuivi par le gouvernement est beaucoup plus large et vise une remise en cause de nombreuses dispositions du code du travail. La gauche, de son côté, peine à tirer un bilan serein de cette réforme qui a entraîné rigueur salariale et flexibilité du travail.

  • Constitution: Rachida Dati est attendue au tournant

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    A partir de ce mardi 17 juin, Rachida Dati doit défendre la réforme des institutions devant le Sénat. Après une prestation à l'Assemblée nationale jugée mitigée par les bancs de droite, franchement ratée par la gauche, la garde des Sceaux prétend ne "rien changer" à ses méthodes. Le groupe UMP et les centristes l'attendent pourtant de pied ferme, remontés contre certaines dispositions majeures introduites par les députés.

  • L'Union franco-allemande peut-elle être un scénario de sortie de crise?

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    Le "non" irlandais au traité de Lisbonne disqualifie plus de dix années de finasseries pour sortir l'Union européenne d'une impasse institutionnelle. Il existe pourtant une porte de sortie par le haut, l'Union franco-allemande, proposée en 2003 par Pascal Lamy et Günter Verheugen.