Partis pris

  • L'étrange «crève-cœur» de Vincent Peillon

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    Bien qu'il l'ait atténuée depuis, la déclaration de l'eurodéputé PS sur son investiture «contre son gré» étonne. Désigné tête de liste aux européennes dans la circonscription Sud-Est, il assure qu'il aurait préféré l'être dans «sa région», la Picardie, où il fut élu député, et donc dans la zone Nord-Ouest. Une région dont il s'est pourtant retiré à l'issue du congrès de Reims. Hormis mettre de l'huile sur le feu d'une cohabitation nouvelle avec Martine Aubry, on ne comprend guère les raisons d'une telle déclaration. Parti pris.
  • Crise en Europe de l'Est: les leçons oubliées de Bangkok

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    Le premier ministre hongrois a évoqué dimanche à Bruxelles le danger qu'un «nouveau rideau de fer» divise l'Europe. Les institutions européennes n'ont pas su empêcher certains des nouveaux Etats membres de tomber dans les pièges qui ont provoqué la crise partie de Thaïlande en 1997, mais aussi la grave récession au Portugal au début de ce siècle. De l'incapacité à apprendre de l'histoire. Parti pris.
  • Ecureuil-Banques pop': mensonge, la commission de déontologie ne s'est pas réunie

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    Nicolas Sarkozy a déclaré, mardi 24 février, que la nomination du secrétaire général adjoint de l'Elysée à la présidence de la banque unifiée Caisses d'épargne-Banques populaires ne posait pas de «problème» aux yeux de la Commission de déontologie. «La commission de déontologie a eu l'occasion de donner son point de vue», a-t-il dit. Seulement voilà: selon les informations recueillies par Mediapart, la Commission de déontologie ne s'est pas réunie et n'a donc pas donné son point de vue, comme son président l'a confirmé sur RTL, mercredi 25 février.
  • Ecureuil-Banques pop': l'Elysée dans l'illégalité

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    Comme Mediapart l'a révélé samedi, le secrétaire général adjoint de l'Elysée, François Pérol, va prendre les commandes de la banque qui va naître le 26 février de la fusion des Caisses d'épargne et des Banques populaires. Mais cette promotion, si elle se confirme, est contraire aux dispositions d'un décret du 26 avril 2007 ainsi qu'à une disposition du code pénal. Les socialistes critiquent l'opération. Le président du Modem, François Bayrou, la juge "illégale". Parti pris.
  • Six milliards contre le chômage?

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    Dans la foultitude des propositions avancées par les syndicats avant le sommet social de ce mercredi à l'Elysée, une émerge : l'idée de la CFDT de créer un «fonds d'investissement durable» de 6 milliards d'euros. Il permettrait de former des dizaines de milliers de salariés en chômage partiel, de protéger les jeunes non indemnisés par l'assurance-chômage, etc. Peu de chances que Nicolas Sarkozy reprenne intégralement la piste avancée par François Chérèque, car la CFDT propose de supprimer le bouclier fiscal, mesure phare des premiers mois de la présidence Sarkozy. Mais cette proposition a au moins le mérite de donner à réfléchir, alors que les plans sociaux se succèdent. Parti pris.

  • C’est fait, Israël a son Hamas…

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    La société israélienne bascule à droite, voire à l'extrême droite. L'effondrement des travaillistes, la défaite historique de tous ceux prêts à des négociations avec les Palestiniens laissent bien peu d'espoir quant à la reprise d'un processus de paix. L'irruption au centre du jeu politique du parti ultra et ouvertement raciste Israël Beitenu, d'Avigdor Lieberman (photo), va rendre particulièrement complexe la tâche que s'était fixée la nouvelle administration américaine. Parti pris.
  • Le cadeau inavoué de Sarkozy aux banquiers

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    Avec les banquiers, Nicolas Sarkozy alterne: tantôt, il les tance et leur reproche les dérives de la finance; tantôt, il vole à leur secours, en mobilisant 22 milliards d'euros prélevés sur les fonds d'épargne, pour les aider à financer les PME. Mais les banques, libres de fixer les taux de ces prêts, pourront faire des profits... financés par les contribuables.
  • La contre-révolution fiscale de Nicolas Sarkozy

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    Lors de son entretien télévisé, jeudi 5 février, Nicolas Sarkozy a annoncé la suppression de la première tranche de l'impôt sur le revenu, en suggérant que la réforme profiterait aux victimes de la crise. Trompe-l'œil parfait car le projet vise à achever le démantèlement de cet impôt entrepris par la droite depuis des années. C'est le principe de la progressivité, au cœur des valeurs de la République depuis la Déclaration des droits de l'homme de 1789, qui risque d'être remis en cause. Sans le dire, le chef de l'Etat œuvre en faveur d'une contre-révolution fiscale. Parti pris.
  • Questions dorées sur tranche et déchéance journalistique

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    Dans son obsession de ravaler le journalisme au niveau de sa communication, le président de la République a connu jeudi 5 février au soir un krach audiovisuel en direct de l'Élysée. Trop instrumentalisés, les questionneurs de Nicolas Sarkozy n'ont pu jouer que les muets du sérail et le palais s'est retrouvé dans la panade...
  • Le vrai-faux entretien de Nicolas Sarkozy

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    La prestation télévisée de Nicolas Sarkozy, jeudi soir, a donné lieu à des échanges pour le moins surprenants. Entre les questions sur la crise économique et ses effets sociaux qui n'ont pas été posées au chef de l'Etat et les habiletés ou les subterfuges dont celui-ci a usé, le débat a évité les principaux écueils. Des failles du plan de relance jusqu'aux paradis fiscaux, en passant par les licenciements ou encore la réforme de l'impôt sur le revenu, Mediapart détaille les non-dits, les demi-vérités ou les petits mensonges du débat. Parti pris.