Partis pris

  • Presse libre! L'appel de L'Obs, Mediapart, Marianne, Rue 89 et les Inrocks

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    Lors de notre débat public, au théâtre du Rond-Point, lundi 15 décembre, nous avons pu annoncer que cinq titres – Le Nouvel Observateur, Mediapart, Marianne, Les Inrockuptibles et Rue 89 – lancent un appel commun pour la défense de la liberté et du pluralisme de l'information face aux projets du gouvernement. Voici le texte complet de cet appel.
  • Pour Nicolas Sarkozy, gouverner c'est assujettir

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    Au doigt et à l'œil: l'absolutisme sarkozyen exige que les serviteurs de l'État soient ravagés par le désir d'assouvir les souhaits du souverain. Lorsque le quant-à-soi est ainsi malmené, une fois que la soumission s'avère à ce point totale, tout personnage chargé de fonctions gouvernementales en vient à se transformer en ministre du culte du chef. Parti pris.
  • Une nomination choquante à la présidence de l'AMF

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    Ancien transfuge de la gauche, ex-secrétaire d'Etat aux affaires européennes, Jean-Pierre Jouyet prend ce lundi 15 décembre la présidence de l'Autorité des marchés financiers. En faisant ce choix, Nicolas Sarkozy viole les règles qu'il avait lui-même édictées, prévoyant que toutes les nominations importantes devraient se faire sous le contrôle du Parlement. Cette promotion est révélatrice de ce capitalisme consanguin français, qui autorise le mélange des intérêts entre pouvoirs politiques et milieux d'affaires. Parti pris.
  • Automobile: il faut détruire Detroit!

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    L'agonie des "Big Three" de Detroit annonce la mort d'un modèle d'industrie automobile remontant à Henry Ford et Alfred Sloan, le créateur de General Motors, puis perfectionné par Toyota mais aujourd'hui dépassé. Plutôt que l'acharnement thérapeutique, mieux vaut opter pour la préparation d'une quatrième révolution, celle du "dégroupage" et du "constructeur virtuel". Il faut détruire Detroit.
  • Affaire Tapie: au PS mieux vaut (trop) tard que jamais!

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    Le parti socialiste a annoncé, jeudi 11 décembre, qu'il se décidait enfin à demander officiellement la constitution d'une commission d'enquête parlementaire au sujet de l'affaire Tapie. Cinq mois après l'octroi par un tribunal arbitral de 390 millions d'euros à l'ex-hommes d'affaires, la réaction paraît bien tardive. Les socialistes agissent alors que Bernard Tapie va percevoir son pactole. Mieux vaut tard que jamais, certes. Mais là, c'est presque trop tard. Parti pris.
  • Un amendement scandaleux au profit des plus riches

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    Le rapporteur général du budget au Sénat, Philippe Marini (UMP), qui est proche de l'Elysée, va proposer lundi 8 décembre un amendement qui vise à rendre partiellement déductibles de l'impôt sur le revenu les pertes boursières de 2008. La disposition a été imaginée «en concertation» avec le ministère des finances. La mesure est aussi farfelue que scandaleuse. Aucun gouvernement au monde n'a pris une mesure aussi choquante. En d'autres temps, on aurait parlé d'une politique de classe. Parti pris.
  • La déroute de Gdansk

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    Nicolas Sarkozy a finalement rencontré le dalaï-lama, samedi 6 décembre, à Gdansk, en Pologne, après des mois de tergiversations. Pendant ce temps, Pékin s'est irrité une nouvelle fois et brandit ses menaces économiques. Au final, le président de la République est parvenu à perdre sur les deux tableaux: ni promoteur des droits de l'Homme, ni «realpoliticien». Lire aussi notre reportage au Tibet:

  • La face cachée du plan de relance de Sarkozy

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    Le plan de relance présenté, jeudi 4 décembre, par Nicolas Sarkozy a une face cachée: si officiellement 26 milliards d'euros sont engagés pour soutenir l'économie face à la récession, l'Elysée en profite pour faire passer toute une série de mesures qui lui tiennent à cœur. La plus spectaculaire est celle qui entaille profondément la législation anti-corruption des années 1990 concernant les marchés publics. Minoration des déficits publics, nouveau détournement des fonds du Livret A, faiblesse du volet social du plan anti-crise: Mediapart détaille, mesure par mesure, les habiletés ou cachotteries sarkoziennes. Parti pris.
  • Dérapages policiers, «des choses qui arrivent»

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    Plus ou moins médiatisés, trois faits divers – descente «anti-drogue» de gendarmes dans un collège de Marciac (Gers), interpellation brutale d'un ancien PDG de Libération, arrestation hasardeuse de mineurs par des policiers armés de Taser dans l'Essonne – se situent quelque part entre la «routine» policière et la «bavure». Comme le sous-titrage d'une époque qui risquerait de s'habituer aux abus de pouvoirs, petits ou grands. Lire aussi:

  • Un climat délétère qui menace nos libertés publiques

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    L'interpellation de l'ex-PDG de Libération, mais aussi la condamnation du Dal, les déclarations de la ministre de l'intérieur sur les "anarcho-autonomes", la préconisation de la prison pour les mineurs de 12 ans... Les deux semaines écoulées montrent que, dans des registres très divers et concernant des affaires radicalement différentes, le pouvoir et différents échelons de l'appareil d'Etat cèdent à l'hystérie sécuritaire. Un choix dangereux qui libère et légitime tous les dérapages policiers et judiciaires.