Partis pris

  • Non à la chasse au Kundera!

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    Au lendemain d'une campagne de presse partie d'un prétendu travail d'historien en forme de règlements de comptes, retour sur la mise en cause de l'écrivain Milan Kundera, soudain accusé d'avoir livré à la police communiste tchèque, en 1950, un compatriote promis aux mines d'uranium. Et si le journaliste, au lieu d'être instrumentalisé comme procureur occasionnel, s'avérait garant invariable de la présomption d'innocence, jusqu'à preuve absolue du contraire?
  • Une crise d'indépendance

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    La situation de la presse française constitue une anomalie en Europe. Parce qu'une crise très particulière s'y développe: une crise d'indépendance provoquée par la prise de contrôle des principaux quotidiens d'information par quelques oligarques liés au pouvoir. Ce contrôle, par des groupes dont les médias ne sont pas le cœur de métier, empêche l'innovation et l'invention de nouveaux modèles éditoriaux et économiques.
  • Questions sur la politique pénale du gouvernement

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    Le suicide de deux mineurs en détention a bousculé l'agenda hebdomadaire de la ministre de la justice, qui a annoncé des mesures en urgence. Mais ce double drame remet en question la répression pénale accrue prônée par le gouvernement à l'encontre des adolescents délinquants, qui conduira mécaniquement à les envoyer davantage en prison.
  • «Angolagate»: une opération-diversion pour faire oublier le vrai procès

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    Alors que s'ouvre aujourd'hui le procès de l'affaire Falcone, celle de la vente pour près de 800 millions de dollars d'armes à l'Angola en pleine guerre civile, les critiques pleuvent sur une enquête qui reposerait sur du sable. Un examen précis des investigations conduites par le juge Philippe Courroye, qui ont notamment débouché sur la mise en cause de Charles Pasqua, Jean-Christophe Mitterrand ou Paul-Loup Sulitzer, fait pourtant apparaître des charges accablantes.
  • La France en récession, l'Elysée dans la confusion

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    La France est en récession. Même si le gouvernement se refuse à utiliser ce terme, c'est ce qui transparaît des chiffres publiés, vendredi 3 octobre, par l'Insee: après avoir reculé de 0,3% au deuxième trimestre de cette année, l'activité devrait continuer de baisser de 0,1% au troisième puis au quatrième trimestre. Confusion à l'Elysée, où le conseiller Henri Guaino préconise, à la veille du mini-sommet européen, que la France s'exonère temporairement des critères de Maastricht.

    A lire aussi:

  • Ecoutes de l’Elysée : les «hommes du président» étaient responsables, donc coupables

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    Un quart de siècle après les écoutes téléphoniques organisées par la «cellule» de l'Elysée, la Cour de cassation vient de refermer définitivement le dossier judiciaire. Les collaborateurs de François Mitterrand sont jugés personnellement coupables d'avoir oublié une règle toujours d'actualité : un fonctionnaire doit refuser d'obéir à un ordre illégal.
  • Les erreurs françaises révélées par la crise

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    La crise financière a un effet de loupe: elle permet de mieux cerner certaines erreurs de politique économique commises par Nicolas Sarkozy et quelques-uns de ses prédécesseurs. De la politique budgétaire à la politique fiscale, en passant par la course aux privatisations: ce sont plus de deux décennies de déréglementation effrénée dont on mesure les ravages au travers des turbulences mondiales qui affectent la France. Radiographie en forme de parti pris. Lire aussi les résultats de la réunion d'hier à l'Elysée:

  • Comment Rachida Dati intimide le monde judiciaire

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    Dans la semaine écoulée, deux événements ont illustré la volonté de prise en main du monde judiciaire par Rachida Dati. Côté magistrats, la ministre de la justice a convoqué cinq procureurs généraux pour leur remonter les bretelles. Côté avocats, un bâtonnier s'est vu menacer d'amende pour diffamation envers... la garde des Sceaux.
  • Sarkozy, le révolutionnaire d'opérette

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    Sur un ton radical, avec des accents souverainistes, Nicolas Sarkozy a dénoncé, jeudi 25 septembre, lors de son discours de Toulon, les excès du capitalisme financier. Mais quand il en est venu à énoncer des propositions concrètes, le ton, soudainement, est devenu beaucoup plus flou ou elliptique. Lire également notre article: le projet de budget 2009 présenté aujourd'hui ignore l'ampleur de la crise.
  • Parachutes dorés: une réforme en trompe-l'œil

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    La crise financière a fait une victime expiatoire: les parachutes dorés. Le président de la République devrait annoncer sa volonté de les voir supprimer. Et le Medef se dit favorable à leur disparition. Pas question, en revanche, de toucher aux autres modes de rémunérations – bonus, stock-options, retraites-chapeau et autres –, ni même à la fiscalité. Sans réforme globale de l'ensemble de ces rémunérations, une suppression de ces parachutes serait cependant sans effet.