Partis pris

  • Dire non à ce coup d'Etat permanent

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    S'il fallait une nouvelle preuve de la nécessité de Mediapart, la révision constitutionnelle soumise au vote du Congrès, ce lundi 21 juillet en fin de journée, est en train de l'apporter. Les deux seuls quotidiens nationaux classés à gauche et au centre, au centre de la gauche ou à la gauche du centre, Le Monde et Libération, ont en effet pris une position favorable à la réforme sarkozyste dans leurs éditoriaux respectifs, jugeant non constructive l'opposition du PS et du Modem. En décalage avec la diversité réelle de l'opinion, cette uniformisation médiatique illustre l'enjeu du choix capital qui est aujourd'hui entre les mains des parlementaires: faire un pas de plus vers une hyperprésidence omnipotente et omniprésente, sans véritable contre-pouvoir, continuer à construire le pouvoir monocratique d'un seul qui, pendant cinq ans, ne rendra vraiment de comptes qu'à lui-même, ou bien, dans un sursaut démocratique, dire non à cette corruption de l'esprit public que, dans sa dérive vieillissante, ne cesse de diffuser le présidentialisme français. Appuyé sur le constat argumenté que cette réforme, loin d'équilibrer le pouvoir présidentiel, va l'accentuer, notre choix est aussi un parti pris de cohérence, tant cette concentration du pouvoir est par essence l'adversaire de la liberté de la presse. Lire aussi Constitution : comment, depuis un an, Sarkozy manœuvre et une sélection de nos archives sur le sujet.

  • Nicolas Sarkozy a encore marché sur la Une !

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    Depuis son accession à l'Elysée, Nicolas Sarkozy (Cécilia ou Carla comprises) a tenu quinze fois la couverture de Paris Match. Cette semaine encore, l'hebdomadaire fait sa Une avec le couple présidentiel avec pas moins de 28 pages. Mais c'est tout au fond de la page 103, qu'un sondage Ifop Paris Match note que Nicolas Sarkozy est le plus impopulaire des hommes politiques français.
  • L'affaire Bernard Tapie: un triple scandale d'Etat

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    A l'issue de la procédure arbitrale, qui est survenue la semaine passée, Bernard Tapie devrait récupérer près de 100 millions d'euros sur les 395 millions que l'Etat devra débourser. Cette décision est triplement choquante. Sur le plan du droit, parce que l'Etat a eu recours à une procédure hors norme. Sur le plan financier, parce que les contribuables vont financer ce cadeau injustifié. Sur le plan politique, parce que Nicolas Sarkozy cherche à remettre en selle, à son profit, l'ancien ministre de François Mitterrand, sans doute dans la perspective de l'élection européenne.

  • Quand Nicolas le Petit taille en pièces le droit social

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    Dans l'exercice du pouvoir, Nicolas Sarkozy perpétue en de nombreux domaines cette tradition si française, la tradition néo-bonapartiste, celle de la monarchie républicaine. Depuis un an, toutes les preuves en sont méthodiquement administrées. Sauf en un domaine majeur : le social. A la différence de celui qu'on appelait Napoléon le Petit, et qui avait fait promulguer de grandes lois sociales, Nicolas le Petit promeut de grandes réformes... anti-sociales. Parti pris.
  • Fin de l'insoutenable suspense, Sarkozy ira bien à Pékin

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    Il ira donc à Pékin. Nicolas Sarkozy se rendra bien en Chine pour la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques, le 8 août. Il l'a promis au président chinois Hu Jintao. La France estime donc que tout va bien au Tibet. Angela Merkel et Gordon Brown ne sont pas tout à fait de son avis. Eux boycotteront la cérémonie. Mais il est vrai que l'ambassadeur de Chine à Paris a fait monter la pression, menaçant la France de sanctions si le dalaï-lama était reçu en août à l'Elysée.
  • Taisez-vous, Sarkozy!

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    Nicolas Sarkozy a inauguré la présidence française de l'Union européenne en tirant à vue sur deux institutions clés du projet européen: la Banque centrale européenne, accusée de négliger la croissance, et la Commission européenne, en la personne du commissaire au commerce, Peter Mandelson, suspect de vouloir brader l'agriculture française dans les négociations à l'OMC. Ebouriffant.
  • En un an, l'hyperprésidence a mis le Parlement en état d'urgence

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    Théoriquement terminée, la session parlementaire a été rallongée d'au moins trois semaines. Le gouvernement accélère et veut profiter de l'été pour faire passer deux lourds projets de loi – sur la modernisation des institutions et le temps de travail. En un an, les députés auront voté 58 textes, dont 19 en urgence ! Alors que Nicolas Sarkozy prétend réhabiliter le Parlement et rééquilibrer la Ve République, sa pratique renforce le poids de l'exécutif.
  • La mue de l'hétérodoxe Séguin en Père-la-rigueur

    Paradoxale histoire que celle de Philippe Séguin: hier chef de fil du camp français des hétérodoxes, inlassable partisan de « l'autre politique », il pourchasse désormais les déficits, en ses habits neufs de premier président de la Cour des comptes, comme d'autres pourfendaient autrefois les hérétiques. Avec la foi intolérante des nouveaux convertis.
  • À l'ère des souris, la commission Patino accouche d'un rapport

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    La commission sur le livre numérique présidée par Bruno Patino vient de remettre son rapport, plus prudent que visionnaire. Le texte s'attache à renforcer (la loi sur le prix unique du livre) et à maintenir (le code de la propriété intellectuelle).
  • Christine Lagarde, encore une gaffe!

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    La ministre des finances multiplie les gaffes. Après avoir annoncé un plan de rigueur, aussitôt démenti par François Fillon, puis invité les Français à prendre leur vélo pour faire face au choc pétrolier, la voilà qui se réjouit d'une stabilisation du chômage. Alors qu'en réalité, il repart à la hausse...