Partis pris

  • La liberté de l'information et le sursaut démocratique

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    Plus de 1.500 personnes ont participé, vendredi soir, à la grande réunion publique organisée par Mediapart et cinq autres titres de presse sur la liberté de la presse et le pluralisme de l'information. Après des «états généraux» verrouillés par l'Elysée, il était grand temps de souligner les enjeux démocratiques – et non corporatistes – d'un tel débat. Les offensives répétées contre les rédactions et la soumission voulue de l'audiovisuel public sont une des facettes d'un pouvoir sarkozyste obsédé par lui-même et prêt à fracturer le pays. Parti pris. Et samedi, dans notre édition de 13 heures, notre compte-rendu complet de cette soirée animée par Guy Bedos et Frédéric Bonnaud.

  • La presse dans le piège de la démocratie illibérale

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    Dans les multiples traits communs qui lient Napoléon III à Nicolas Sarkozy, il faut en noter un autre: la méfiance à l'encontre des contre-pouvoirs et notamment de la presse. Sous le Second empire, les proches de Napoléon le Petit achètent les journaux les uns après les autres, pour les mettre sous tutelle; les obligés du Palais marchent aujourd'hui sur ces brisées et contrôlent la plupart des grands titres de la presse parisienne. Parti pris sur l'illibéralisme français.
  • Une politique brouillonne mais radicalement antisociale

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    Si de Napoléon III à Nicolas Sarkozy, la France vit toujours dans un système de monarchie républicaine, d'autres points communs relient aussi les deux époques: de Napoléon le Petit au petit Nicolas, on constate la même politique économique paradoxale, mélangeant des bouffées de volontarisme et d'autoritarisme à des pulsions ultralibérales. Une grande différence, pourtant: alors que Louis-Napoléon affichait une sensibilité sociale, son lointain héritier incarne une variété mutante du bonapartisme, radicalement antisociale. Parti pris.

  • Réforme de l'Assemblée: le boycott de trop du PS

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    Grosse actualité pour le PS, mardi 27 janvier à l'Assemblée. Outre leur motion de censure, les députés PS vont tirer un second coup: ils ont décidé de boycotter le vote solennel sur le projet de loi organique, tant décrié, qui limite le droit d'amendement. Une idée saugrenue après des semaines de bagarre sur la réforme du Parlement. Pourquoi donc les socialistes ont-ils décidé de ne pas voter contre? Quelles sont leurs arrière-pensées? Parti pris.
  • Jean-Marie Messier sur la voie de la réhabilitation

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    Après la réhabilitation de Bernard Tapie, voici celle de Jean-Marie Messier. Une semaine après la parution de son nouveau livre sur la crise financière, l'ex-PDG de Vivendi obtient du parquet une demande de non-lieu sur l'affaire de «manipulation de cours de Bourse», «abus de biens sociaux» et «diffusion de fausses informations» sur la société qu'il dirigeait. Si le juge Jean-Marie d'Huy le décide, les sept personnes mises en examen dans ce dossier seront blanchies.
  • 1-Aux origines de la crise démocratique française

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  • Les vœux sous haute surveillance d'un président isolé

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    C'était son retour après six mois de présidence de l'Europe. Nicolas Sarkozy a entamé début janvier une tournée en province pour y délivrer ses vœux à diverses professions et renouer avec le pays profond et ses forces vives. Vendredi 23 janvier, il en a terminé avec ceux à la presse. Chaque jour une étape, chaque discours une annonce, avec à chaque fois un dispositif policier énorme et une mise en scène étudiée. Bilan.
  • Obama, Israël et la Palestine: où se joue la paix du monde

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    Une ombre gâche la fête: Gaza. Comment éviter ce sentiment d'irréalité qui nous a saisi lors de l'intronisation du 44e président des Etats-Unis? Comme si l'immense espérance du 20 janvier pouvait faire oublier l'angoissante inquiétude qui l'a précédée, cette course à l'abîme d'Israël qui entraîne le monde dans une guerre sans fin.

  • La détestation de l'empire américain

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    S'il ne devait un jour rester qu'une seule image des huit années de présidence Bush, ce serait celle du prisonnier masqué d'Abou Ghraib, debout sur sa caisse. Pour des centaines de millions de personnes dans le monde, les Etats-Unis sont devenus des bourreaux. Leur tentative de demeurer l'«hyperpuissance» qui modèle le monde à sa guise semble désormais vouée aux poubelles de l'histoire.

  • La crise nous ramène Jean-Marie Messier

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    C'est le grand retour de Jean-Marie Messier. Discret depuis son départ de Vivendi en 2002, le banquier sort de sa réserve pour donner l'explication de la crise financière. Le jour où le ciel nous est tombé sur la tête se veut une critique sévère de toutes les dérives du capitalisme financier. Tout y passe: les produits incompréhensibles, les rémunérations exorbitantes, les règles comptables, l'appât du gain. Le monde financier est coupable. Mais pas les chefs d'entreprise et surtout pas lui! Parti pris.