En ces temps de crise, il est précieux de déconstruire les hypocrisies sémantiques. Faut-il qualifier la CFDT de « réformiste » ? Et, du gouvernement, faut-il dire qu'il conduit une politique « sociale-libérale » ? Redonner aux mots leur sens, un impératif pour une confrontation honnête.
L'Europe est incapable de développer une politique cohérente d'accueil des réfugiés. Nouvelle illustration : sous-traiter la crise migratoire à la Turquie, en oubliant les valeurs fondamentales de l'Union.
Pétrie de bonnes intentions, la proposition de loi de Patrick Bloche (PS) pour « la liberté, le pluralisme et l’indépendance des médias » ne prévoit toutefois que d'infimes avancées, trop timides pour contrarier la mainmise de quelques milliardaires sur tous les grands médias. Seul progrès notable : le secret des sources des journalistes serait mieux protégé.
Charles de Gaulle s'était assidûment opposé à l'adhésion d'une « monumentale exception » : la Grande-Bretagne. Londres, en truchement de Washington et de la City, ne peut que saper l'édification d'une Europe politique et démocratique.
Malgré la gravité des révélations de Mediapart sur les aiguillages « pourris » de Brétigny, la SNCF et son patron se murent dans le silence. Ses promesses de « transparence » et de « responsabilité », faites au lendemain du déraillement mortel, n'ont pas été respectées.
Durant son quinquennat, François Hollande aura dynamité le code du travail avec plus de violence que tous les gouvernements de droite réunis depuis trois décennies. Il aura aussi tourné le dos à l'histoire et aux valeurs de la gauche. La rupture dans la politique sociale est aussi spectaculaire qu'elle l'est en matière de libertés publiques.
L'adoption par une majorité de députés du projet de réforme constitutionnelle vient souligner combien une politique de la peur, méthodiquement construite, peut faire tomber toutes les digues. Ce vote abîme la République. Il déconsidère la gauche socialiste. Et il menace à terme de ruiner la présidence Hollande.
Les contradictions permanentes du gouvernement sur la construction de l’aéroport du Grand Ouest ont un effet délétère sur la vie politique locale. En rendant impossible l’échange d’arguments rationnels, elles détruisent les conditions du débat démocratique.
L’affaire de la déchéance de nationalité pour les binationaux vire au n’importe quoi. Depuis deux mois et demi, le gouvernement n’a cessé de s’enliser et de changer d’avis. L'Assemblée nationale examine la révision constitutionnelle à partir de vendredi 5 février.
On peut désapprouver l’usage de la grâce présidentielle. Cela veut-il dire qu’il ne fallait pas gracier Jacqueline Sauvage ? Qu’il fallait la laisser croupir en prison ?