Partis pris

  • Une première: la Caisse des dépôts affiche des pertes!

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    Pour la première fois de sa très longue histoire, la Caisse des dépôts et consignations va afficher des pertes. Selon Les Echos qui ont révélé l'information, celles-ci s'élèveraient à 1,5 milliard d'euros. L'accident historique de cette institution qui a depuis 1816 pour mission de veiller à l'épargne des Français serait uniquement dû à la crise financière. En fait, l'histoire était écrite d'avance. La Caisse paie l'utilisation sans vergogne de ses fonds par l'Etat. Celui-ci dispose de ses moyens financiers sans se préoccuper ni de l'intérêt de l'institution ni de la préservation de l'argent public. Parti pris.
  • Commission européenne: Barroso prépare déjà sa prochaine équipe

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    Pratiquement assuré d'être reconduit à la tête de la Commission européenne, puisqu'il a le soutien déclaré des conservateurs européens, et celui, par défaut, des sociaux-démocrates, José Manuel Durao Barroso prépare déjà le renouvellement de sa garde rapprochée. Edifiant.
  • Affaire Tapie: l'Elysée a-t-il encore fait pression?

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    Nouveau rebondissement dans l'affaire Tapie: le tribunal de commerce de Paris a examiné, mardi 7 avril, un recours en révision introduit par Bernard Tapie, en vue d'annuler la mise en liquidation de son groupe prononcée en 1994, mais l'audience s'est tenue en l'absence du parquet. C'est le procureur de la République de Paris, Jean-Claude Marin, qui aurait pris cette décision. La Chancellerie n'aurait pas été informée par l'Elysée, qui pilote ce dossier depuis de longs mois. Les avocats de Bernard Tapie ont donc eu le champ libre. Poussant leur avantage, après la sentence du tribunal privé qui a alloué 390 millions d'euros à leur client, ils espèrent pouvoir détricoter tous les jugements antérieurs, ceux rendus par la justice ordinaire de la République.

  • G-20: ce qu'on voit et ce qu'on ne voit pas

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    Le 2 avril, les choses importantes ne se passaient pas à Londres au G-20, mais à New York où le FASB, organisme gérant les règles comptables aux Etats-Unis, abandonnait l'évaluation à la valeur de marché pour les actifs toxiques plombant le bilan des principales banques menacées d'insolvabilité. Eternelle actualité du proverbe chinois: «Quand le sage montre la lune, l'imbécile regarde le doigt.» Parti pris.
  • Un affolement révélateur gagne Alain Minc et quelques autres

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    Nicolas Sarkozy fait mine de tancer les grands patrons sur leurs rémunérations. Mais à chaque nouveau scandale, il repousse à plus tard la réforme promise. Un précédent éclaire cette hypocrisie, celui de l'affaire Vinci, la plus choquante de toutes: si Antoine Zacharias a pu partir en 2006 avec 250 millions d'euros, c'est en partie grâce à Jean-Marie Messier puis à Alain Minc, deux éminences grises actuelle du chef de l'Etat. Ce scandale illustre le pacte d'enrichissement qui lie les milieux d'affaires au pouvoir élyséen. Parti pris.
  • PS: la mascarade des «angéliques» contre les «sécuritaires»

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    Le fiasco des débats organisés dimanche au Zénith et les petits règlements de compte qui ont suivi en disent long sur les tergiversations du parti socialiste sur les questions de sécurité. L'enjeu est pourtant immense. Depuis 1997 et le congrès de Villepinte, le PS hésite, fait ce qu'il ne dit pas ou n'assume pas ses revirements successifs. Ses débats en trompe-l'œil masquent mal sa coupure d'une réalité sociale et sa difficulté à penser ces questions de sécurité. Parti pris.
  • Douze questions que Mediapart aimerait poser à François Pérol

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    La Commission des finances de l'Assemblée nationale va procéder, mercredi 25 mars, à l'audition de François Pérol, l'ancien secrétaire général adjoint de l'Elysée que Nicolas Sarkozy a propulsé à la présidence des Caisses d'épargne et des Banques populaires, dans des conditions de légalité qui font débat. Ce sera la première intervention publique de l'ancien collaborateur du chef de l'Etat. Mediapart, qui a souvent sollicité le nouveau banquier pour recueillir son avis sur son pantouflage controversé mais n'a jamais obtenu de réponse, soumet douze questions que nous aurions aimé pouvoir lui poser. Parti pris.
  • Tapie: la justice rechigne à examiner le coup de force présidentiel

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    La présidente du tribunal administratif de Paris refuse d'examiner un recours en excès de pouvoir déposé contre la ministre des finances, Christine Lagarde, dans l'affaire Tapie. Alors que Bernard Tapie va empocher dans les prochains jours un gain net proche de 100 millions d'euros, prélevés sur fonds publics – bien supérieurs à ce que Bercy et Bernard Tapie avaient admis, mais conforme à ce que Mediapart avait révélé dès juillet 2008 –, la présidente fait valoir que des contribuables ou un député – qui ont saisi la justice – n'ont pas un «intérêt suffisant» pour demander ce recours. Parti pris.
  • L'Insee prévoit une explosion du chômage d'ici le mois de juin

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    Dans une note de conjoncture, publiée ce vendredi 20 mars, l'Insee révèle que la récession est beaucoup plus grave que prévu par le pouvoir. Recul de –2,9% de l'activité d'ici à la fin du premier semestre de 2009, lourdes menaces sur le pouvoir d'achat, plus de 500.000 pertes d'emplois en trois trimestres, taux de chômage à 8,8% de la population active: les experts mettent en évidence que les prévisions du gouvernement n'ont pas de crédibilité.
  • Une pluie de stock-options pour les dirigeants de la Société générale

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    Alors que l'Etat a apporté 1,7 milliard d'euros d'argent public pour aider la banque, le conseil d'administration de la Société générale a décidé, mercredi 18 mars, de gratifier ses dirigeants. Daniel Bouton, président de la Société générale, et Frédéric Oudéa, directeur général, se voient octroyer respectivement 70.000 et 150.000 stock-options. Ce plan a été calculé sur la base des cours les plus bas depuis dix ans. Dès aujourd'hui, les deux dirigeants sont gagnants. A la tête du comité de rémunération, on retrouve Jean-Martin Folz, le président de l'AFEP, co-auteur avec le Medef du nouveau code sur les rémunérations des dirigeants.