Suite à nos révélations sur l'amendement concocté par François Hollande pour prolonger son ami Bernard Bajolet à la tête de la DGSE, l'exécutif a préféré négocier en coulisses avec la droite. Et a accepté la possibilité de prolonger jusqu'à 70 ans le mandat des patrons de 47 entreprises et organismes publics stratégiques, qui vont de l'Autorité des marchés financiers à la SNCF.
La commission européenne des affaires juridiques doit voter le 28 janvier sur le projet de directive sur le secret des affaires. En dépit de sept mois d’examen, le texte a à peine été amendé. Il est toujours aussi dangereux pour la presse, les salariés, les citoyens.
En interdisant le documentaire Salafistes aux moins de 18 ans, tout en l'assortissant d'un avertissement, les pouvoirs publics ne minent-ils pas la démocratie sous prétexte de la défendre et ne naturalisent-ils pas l'esprit du terrorisme sous couvert de le combattre ?
Dans son livre, Nicolas Sarkozy se refuse à tout mea culpa dans l'affaire Bygmalion, celle du financement illicite de sa campagne de 2012. Il a pourtant dépensé plus de 40 millions d'euros, soit le double du plafond autorisé. Ce montant astronomique devrait suffire à le disqualifier définitivement de la course à l'Élysée. Procès-verbaux à l'appui, Mediapart rappelle quelques faits que l'ancien chef de l'État semble avoir oubliés.
Christine Lagarde a déposé sa candidature pour un deuxième mandat à la tête du FMI, sachant que sa reconduction serait sa meilleure protection contre les avancées de la justice dans l'affaire Tapie. Elle a aussitôt reçu le soutien du gouvernement. Au mépris des règles de l'État de droit.
Mediapart vient de verser près de 2,5 millions d’euros au fisc. Le redressement dont nous sommes victimes est le fruit d'une coalition des conservateurs, aveugles aux défis de la révolution numérique, et des revanchards de l'affaire Cahuzac.
Un appel pour une « grande primaire des gauches et des écologistes » signée par d’anciens soutiens intellectuels des socialistes. Une phrase du premier ministre confondant sciences sociales et « excuses sociologiques ». Alors que l’Élysée avait voulu remettre en scène, depuis un an, le retour des intellectuels dans son giron, le fossé se creuse.
Sous la pression de la droite et du gouvernement, le Conseil constitutionnel a censuré mardi pour une raison de forme l'amendement de Jean-Marc Ayrault et de Pierre-Alain Muet, visant à instaurer un début de progressivité pour la CSG. C'est une mesure grave, parce qu'elle entérine l'injustice du système français, mais aussi tourne le dos à la Déclaration des droits de l'homme.
Une salle de prière musulmane a été saccagée à Ajaccio, le 25 décembre, jour de Noël, aux cris de « Arabi Fora » (« Arabes dehors »), « On est chez nous » et « Il faut les tuer ». Attisée par des discours politiques et médiatiques qui lui donnent droit de cité, l’islamophobie passe des paroles aux actes, ouvrant la voie à toutes les haines de l’Autre, quel qu’il soit.
L’introduction dans notre Constitution de la déchéance de nationalité pour les binationaux nés Français serait un attentat contre la République, ruinant son principe d’égalité de tous les citoyens sans distinction d’origine. En portant ce projet, la présidence Hollande et le gouvernement Valls actent leur propre déchéance politique en signifiant leur ultime rupture avec le peuple de gauche.