Partis pris

  • Obama: laissez-lui du temps!

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    Depuis son périple en Asie, et notamment son escale à Pékin, le président américain est l'objet de vives critiques. On lui reproche la stagnation apparente de nombreux dossiers et une attitude trop prudente sur les questions internationales. Cela ressemble avant tout à un procès en impatience de ceux qui ont placé leurs attentes en lui. Parti pris.
  • La plus calamiteuse des politiques économiques

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    Jamais l'économie française n'a connu de turbulences aussi fortes depuis l'après-guerre, du fait d'unecriseplanétaire historique ; mais jamais non plus, politique économique n'a semblé aussi inappropriée pour conjurer cesdangers. Parti pris.

  • Immigration, sécurité, identité nationale: le festival Sarkozy bat son plein

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    On attendait Nicolas Sarkozy, mardi 24 novembre en banlieue, sur le thème de la sécurité et on a eu en prime l'immigration clandestine. Sur fond de débat tendu sur l'identité nationale, cette conjugaison des thèmes de la sécurité et de l'immigration rend le climat politique encore plus délétère. Et si cette stratégie de la polémique permanente était la marque du régime?
  • Cinq ans de gestion de Pierre Gadonneix à EDF: la France est menacée de manquer d'électricité

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    Chute dramatique de la production électrique, dérèglementtotal de la gestion du parc nucléaire, incapacité de répondre à la demande, et pour finir menace decoupures d'électricité sur l'ensemble de la France cet hiver: c'est le bilan de la gestion de Pierre Gadonneix à la tête d'EDF pendant cinq ans. Une faillitecomplète de la gestion industrielle du groupe. Parti pris.

  • Taoufik Ben Brik, une affaire française

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    «Il nous faut un soutien de la France, des Français, sans quoi c'en sera fini de nous», confiait à Mediapart le journaliste et opposant tunisien Taoufik Ben Birk, la veille de son arrestation, jeudi 29 octobre. Du fond de sa geôle, Ben Brik peut toujours attendre: Sarkozy n'a pas hésité à transmettre ses «félicitations» à Ben Ali pour sa réélection, au mépris des rapports alarmistes des ONG et de Reporters sans frontières. L'UMP reste muet, ou colporte le pire (voir la vidéo), le PS demeure très discret. Parti pris.

  • Jean-Marie Messier, ou le capitalisme parisien tel qu'en lui-même

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    Au lendemain de l'ordonnance de renvoi devant le tribunal correctionnel de sept anciens dirigeants de Vivendi Universal, dont l'ex-PDG Jean-Marie Messier, prise par le juge d'instruction Jean-Marie d'Huy, le procès qui se profile revêt un grand intérêt. Car quel que soit le jugement que rendra ce tribunal, l'affaire Vivendi a valeur de symbole. Des travers de la presse, qui a souvent adulé le patron aujourd'hui déchu, jusqu'aux analystes qui n'ont rien vu venir de la crise du groupe, en passant par les autorités de tutelle des marchés, qui n'ont pas fait leur office, on peut y voir tous les traits, jusqu'à la caricature, du capitalisme parisien, dont Jean-Marie Messier a longtemps été la coqueluche. Parti pris.

  • De Tapie à Elf, les méfaits de la justice privée

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    Le tribunal fédéral suisse vient d'annuler la sentencearbitrale qui avait condamné le groupe Thomson, en marge de l'affaire des frégates de Taiwan. Ce n'est pas la première fois que des sentences prises par des arbitres privés sont mises en cause. Cela avait déjà été le cas pour un arbitrage dans un autre volet de l'affaire Elf. Or, deux des arbitres à l'origine de ces sentences annulées ou contestées ont ensuite siégé dans le tribunal arbitral qui a alloué 390 millions d'euros à Bernard Tapie. Parti pris.

  • Débat budgétaire: entre déni de réalité et péril sur la démocratie

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    Tandis que l'Assemblée nationale achève sa première semaine de lecture du projet de loi de finances, l'ampleur des déficits et de la dette écrase le débat sans ébranler pour autant le dogme fiscal du gouvernement. Au fil des jours, deux réalités se dessinent selon que l'on entend la représentation nationale ou les pouvoirs publics. Embêtant.
  • Quand une riche banlieue de Lisbonne a quelque chose des Hauts-de-Seine

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    Le 11 octobre, les électeurs d'Oeiras, banlieue prospère de Lisbonne, ont réélu triomphalement pour un septième mandat leur maire Isaltino Morais, tout juste condamné à sept ans de prison ferme pour corruption passive, fraude fiscale, abus de pouvoir et blanchiment d'argent. Royaume de la spéculation immobilière et de la tolérance «démocratique» pour ces édiles qui «volent mais réalisent», Oeiras a un petit quelque chose des Hauts-de-Seine. Tiens, tiens...
  • La corruption de l'esprit public

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    L'affaire de la Défense, ce scandale népotique où le fils du chef de l'Etat tient le rôle principal, est le point culminant d'une suite d'événements qui, depuis quelques semaines, mettent à nu le sarkozysme, ses abus et ses mensonges. Décidément, ce pouvoir n'est pas simplement le prolongement des dérives présidentialistes précédentes. Les aggravant et les dépassant, il enfante une nouvelle réalité politique qui ébranle notre socle démocratique et républicain. Corrupteur de l'esprit public, il brouille la nécessaire frontière entre passions privées et responsabilités publiques. Parti pris en forme d'alerte citoyenne.